«En tout état de cause, prévient un magistrat chevronné, toute immixtion de la justice dans la vie d'un parti serait extrêmement périlleuse pour cette organisation politique, qu'elle soit de gauche ou de droite. Car les magistrats, consciencieux, pourraient, par exemple, découvrir que le nombre de militants servant de base au scrutin n'est pas celui annoncé, que les cotisations fondant le droit de vote ne sont pas toujours versées et qu'elles ne correspondent jamais à l'effectif militant, que l'argent vient d'ailleurs et qu'il faut bien savoir comment ont été financées les opérations de vote.» Bref, «saisir la justice, selon lui, pourrait être un engrenage fatal». Et c'est bien la raison pour laquelle les grands partis, malgré leurs dissensions internes, ne s'y sont jamais aventurés.


Ron58 a écrit:sûrement une coïncidence :
"M. Copé a licencié le Directeur aux Affaires Juridiques de l'UMP , M. David Biroste, et également Président du COCOE quelques jours avant l'élection du 18/11."
Directeur des services informatiques de l'UMP, Christophe Laroche a discrètement démissionné la semaine dernière de ses fonctions. Il a confirmé sa démission au Nouvel Observateur sans vouloir la commenter "plus avant". ...
cet homme avait eu maille à partir avec le directeur général des services Eric Césari à propos d'un envoi massif de SMS qu'on lui avait demandé de faire pour mobiliser les militants pour une réunion publique de Jean-François Copé à la demande de Nadine Morano, soutien de ce dernier. " Raide comme la justice", selon un dignitaire de l'UMP, Laroche avait refusé de cautionner ces envois au motif que les moyens de la maison ne sauraient être utilisés uniquement en faveur d'un seul des deux candidats ou de ses soutiens. Il avait aussi à plusieurs reprises refusé de mettre les fichiers de militants à disposition pour des meetings de Copé.
Ron58 a écrit:Fillon dispose désormais de deux armes : la démarche judiciaire et l'éventualité de scission au niveau parlementaire (pour laquelle plaide à l'heure même le député filloniste Lionel Tardy).
Mais l'UMP n'a pas encore éclaté, on constate plutôt l'existence de deux UMP, même si ça ne devrait probablement pas durer.
Une UMP "Sarkozyste/légaliste" et une UMP "Chiraquienne/légitimiste"
la première prétend que le respect des statuts du parti et l'expression du parti UMP prime sur la parole des grandes figures du mouvement, sauf Sarkozy Président sortant pour le moment silencieux.
La seconde souhaite isoler le Sarkozysme comme une parenthèse de l'histoire de la droite et de l'UMP et donne ainsi la priorité à l'autorité morale des anciens dirigeants par rapport à une direction fragilisée et recroquevillée sur une ligne idéologique droitière.
je listerai bien les personnalités qui composent les deux camps mais j'y renonce pour l'instant, ça s'annonce fastidieux....
Emeric a écrit:Ron58 a écrit:Fillon dispose désormais de deux armes : la démarche judiciaire et l'éventualité de scission au niveau parlementaire (pour laquelle plaide à l'heure même le député filloniste Lionel Tardy).
Mais l'UMP n'a pas encore éclaté, on constate plutôt l'existence de deux UMP, même si ça ne devrait probablement pas durer.
Une UMP "Sarkozyste/légaliste" et une UMP "Chiraquienne/légitimiste"
la première prétend que le respect des statuts du parti et l'expression du parti UMP prime sur la parole des grandes figures du mouvement, sauf Sarkozy Président sortant pour le moment silencieux.
La seconde souhaite isoler le Sarkozysme comme une parenthèse de l'histoire de la droite et de l'UMP et donne ainsi la priorité à l'autorité morale des anciens dirigeants par rapport à une direction fragilisée et recroquevillée sur une ligne idéologique droitière.
je listerai bien les personnalités qui composent les deux camps mais j'y renonce pour l'instant, ça s'annonce fastidieux....
La séparation entre Filloniste et Copéiste ne peut absolument pas se simplifier en expliquant que le clan Copé est "recroquevillée sur une ligne idéologique droitière".
Quand on voit que Ciotti soutien Fillon et Daubresse soutient Copé on a du mal a valider une "ligne idéologique droitière" plus forte dans le camp Copé que Fillon.
Et c'est bien tout le problème de l'UMP aujourd'hui, la fracture ne se fait que sur l'ego de ses deux dirigeants (et des lieutenants).
Sur le rôle des "collaborateurs salariés de l'UMP" pro-Copé
"L'égalité de traitement entre candidats aurait dû être absolument garantie. Cela n'a pas été le cas", écrit-il. "Plusieurs d'entre nous avaient demandé à Jean-François Copé de se mettre en retrait du secrétariat général le temps de la campagne pour éviter toute suspicion. Il l'a refusé."
"Son équipe de collaborateurs salariés de l'UMP, largement rémunérée, pas moins d'une dizaine de cadres autour de Jérôme Lavrilleux, n'a cessé, sans le moindre scrupule, de jouer un rôle très actif et ostensible pendant les trois mois de la campagne: représentant par exemple, tout à fait officiellement Jean-François Copé à la Cocoe, dans un mélange des genres effarant, participant à l'antenne à des débats radiodiffusés, mentionné comme référent de Jean-François sur des documents officiels de campagne,... On peut évaluer à plus de 200k€ l'avantage représenté sur quatre mois, par la prise en charge de cette équipe salariée par le Mouvement."
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