SALVAT a écrit:"Is big beautifull" ?***
Qu'il y ait des regroupements de communes, je le conçois : il y a une poussières de petites communes qui, par leur taille, ne peuvent rien faire, mais ici on crée des monstres , en faisant du chiffre au prix de l'éloignement du citoyen et au mépris du concept de proximité.
Autant finissent par être absurdes et budgétivores des administrations municipales pour des entités de moins de 500 ou de 1000 habitants, voire, selon les cas, davantage, autant agglomérer des villes comme celles citées me semble ne pas relever pleinement du bon sens.
On me dira qu'elles sont contigües...mais on peut aller loin comme ça, chacune étant contigüe d'autres....
Bertrand SALVAT
Intéressé par la question, je pense votre interrogation légitime dans l'absolu, mais pas dans le cas précis. Ce nouvel Annecy constituerait une commune de 120 000 habitants sur un territoire de 67 km2, si je ne me suis pas trompé dans mon calcul rapide. On est loin du monstre en l'occurrence : c'est non seulement la norme chez la plupart de nos voisins, mais on trouve déjà des communes similaires en France (et heureusement). Enfin, cela correspond à une logique d'agglomération, avec une cohérence urbaine indéniable.
Pour le coup, je suis plus sceptique s'agissant de certaines fusions observées en milieu plus ruraux, sur la base d'anciennes communautés de communes. Je pense notamment à certaines communes nouvelles du Maine et Loire, qui regroupent désormais une dizaine de bourgs/communes déléguées, pour un total de 10 à 20 000 habitants sur des superficies tournant autour des 300 km2.
J'y vois la conséquence de la méthode utilisée pour cette réforme territoriale qui ne dit pas son nom. Il est tout de même logique, dans des zones rurales, que l'on puisse trouver des communes de 1 000 habitants. Mais voilà , on édicte des seuils dont on se demande à quelle logique ils répondent (15 000 habitants pour les intercommunalités), on baisse brutalement les dotations, et on laisse les élus locaux se débrouiller avec ça, avec la pression plus ou moins bienveillante de l'autorité préfectorale.
Je pense qu'on aurait pu faire quelque chose de beaucoup plus intelligent en laissant la réforme se faire par le bas, simplement en édictant par la loi quelques seuils minimums (plus, à mon avis, en superficie qu'en population : je suis plus "choqué" par l'existence de communes de 1 ou 2 km2, que par celles de communes de quelques dizaines d'habitants) et en laissant un délai de 2 ou 3 ans aux élus locaux pour les mettre en application ; les préfets n'auraient repris la main qu'à l'issue de ce délai, pour achever la réforme du côté des communes récalcitrantes (ou alors en les laissant telles quelles, mais sans dotation de l'Etat aucune, histoire de créer la motivation).