ChristianC. a écrit:Avec ce chipotage sur ses exigences de "garanties", R. Glucksman risque de donner l'impression qu'il condescendrait à participer à la Primaire, à condition d'y être candidat unique (voire unique électeur !).
Je verrais son attitude comme étant moins de la condescendance qu'une certaine frilosité. Entre son hésitation à se déclarer officiellement candidat, même après un premier meeting globalement réussi, et sa réticence à participer à une primaire où il est en terrain favorable, on peut se demander s'il a vraiment envie d'y aller.
Peut-être se rend-il compte qu'une élection présidentielle uninominale à deux tours ne demande pas le même niveau d'engagement qu'une élection européenne de liste à un tour, que les enjeux sont différents, et les qualités et expérience politique requises aussi. Autant au niveau européen et sur certains sujets internationaux, R.Glucksmann connait son sujet et fait (plutôt bien à mon avis) son job de député, autant au niveau national, c'est plus compliqué : il n'a jamais été ni député ou sénateur, ni élu local, et n'a aucune expérience de ministre. Ce qui peut être perçu comme un atout et incarner une nouveauté dans le personnel politique, peut aussi le desservir dans la mesure où il n'aurait pas autant de bouteille que ses adversaires directs comme Le Pen, Mélenchon ou Philippe, qui tous les trois ont déjà été confrontés à l'épreuve du scrutin majoritaire (d'autres aussi, mais ce sont pour le moment les trois principaux candidats désignés).
Bref, je m'interroge sur sa possibilité d'aller au bout de sa candidature, et je me demande de plus en plus s'il a vraiment les épaules pour cette élection phare de la vie politique du pays.