On l'oublie souvent mais le Japon a une dynastie impériale à sa tête.
Depuis 2019 c'est l’empereur Naruhito qui dirige le pays, une fonction uniquement symbolique - il n'a d'ailleurs pas le droit de parler de politique directement -, il a pouvoir de nomination tout de même, suivant les votes du peuple, et n'a aucun pouvoir réservé.
Mais il reste officiellement le chef de l'Etat. A 66 ans il n'est pas malade ou menacé, mais le code de succession a été révisé par le Parlement.
Naruhito n'ayant qu'une fille, le trône devrait ensuite passer à son frère, puis au fils de celui-ci, le prince Hisahito (19 ans). Ce dernier n'a que des soeurs et, s'il n'a pas d'enfants (il n'a à ce jour que 19 ans) ou que des filles, la lignée impériale devra s'éteindre.
Plusieurs voix se levaient pour demander une modification de la succession pour permettre notamment à la princesse Aiko de prendre le trône au décès de son père, et éventuellement aux soeurs aînées d'Hisahito. Ce d'autant qu'il y a déjà eu des impératrices au Japon et que ce n'est interdit que depuis 1947. La solution d'une succession ouverte à Aiko est très populaire (+72% de soutien).
Mais c'est un autre choix qui a été fait par le parlement, très conservateur et qui, quoique dirigée par une femme, a plutôt décidé d'"autoriser le retour dans la famille impériale, par adoption, de parents masculins éloignés âgés de plus de 15 ans, à condition qu’ils soient célibataires." Seule victoire pour les femmes, il leur permet de conserver leur statut royal après avoir épousé un roturier, ce qui était déjà autorisé pour les hommes.
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