Je ne suis pas d'accord avec Gros. Si au départ l'Irak est bien une construction issue du démembrement de l'Empire ottoman en 1918, le nationalisme irakien est réel et Allawi, ancien premier ministre qui est pour l'instant en tête est un laïc et le premier ministre actuel, Nouri al-Maliki, rassemble des chiites et des sunnites dans sa coalition.
A moyen et long terme, je suis plus optimiste pour l'Irak qui compte une importante diaspora et dont la population est relativement bien formée (le taux d'alphabétisation est de 74% en 2000, 84 pour les hommes et 62 pour les femmes, selon Index Mundi
http://indexmundi.com/fr/iraq/taux_d_al ... ation.html.). De plus ses ressources pétrolières si elles sont bien gérées permettent à l'Irak de rebondir.
Les Irakiens sont majoritairement attachés à un Etat fort qui ne soit pas concurrencé sur le terrain de l'autorité suprême par des milices comme le Hezbollah, même si en effet le président kurde est partisan d'un démembrement du pays.
Si le gouvernement ramène l'ordre (la tendance actuelle va dans ce sens), les tentations séparatistes régresseront.