de Fabien » Jeu 24 Aoû 2023 11:02
En effet.
La FI a été crée en 2016, le PG, qui en est le noyau originel, en 2009. Or, l'implantation locale, qui détermine l'élection des sénateurs, se construit sur le très long terme. Ce n'est ainsi qu'en 2001 que les Verts son entrés à la chambre haute, 2011 qu'ils y ont obtenu un groupe. Le RN n'a eu son premier sénateur qu'en 2014, et n'a toujours pas de groupe. S'agissant des macronistes, les sénatoriales de 2017, qui suivirent la constitution du parti, ne leur permirent même pas de maintenir les effectifs du groupe né grâce à des ralliements. Le cas du mouvement de Jean-Luc Mélenchon n'a donc rien d'exceptionnel. Cela étant dit, sa stratégie n'a jamais beaucoup reposé sur l'implantation local, et il ne s'en cache guère. Qui plus est, la capacité à nouer des alliances est déterminante pour les élections municipales, et donc par ricochet pour les sénatoriales. La FI n'est sortie que l'an dernier de sa stratégie du splendide isolement, bien après les dernières municipales, son vivier de grands électeurs est donc plus que modeste.
Dans ces conditions, prétendre jouer l'union n'a pas grand sens. La cruelle réalité est que le mouvement de Jean-Luc Mélenchon était en position de quémandeur, n'ayant rien à apporter à la NUPES pour ces sénatoriales. Tout au plus disposent-ils d'un léger pouvoir de nuisance, quelques dizaines de voix faisant perdre à la gauche un siège ici ou là . Les autres partis de la NUPES n'ont pas voulu gaspiller d'énergie à discuter avec ce partenaire peu commode pour un résultat aussi faible.