La division du corps électoral entre abstentionnistes et votants semble recouper nettement un clivage de classe: les classes populaires sont largement abstentionnistes.
Et un clivage générationnel: les retraités votent très largement, les jeunes très peu.
Mais cette abstention est-elle habituelle ou intermittente?
Habituelle elle montrerait un désintérêt durable pour la politique.
Intermittente elle montrerait un décalage entre "l'offre" - les partis, les idéologies, les candidats- et "la demande" des citoyens. Ce qui pourrait se confirmer avec le peu d'attrait pour l'adhésion à un parti et pour le militantisme politique.
Et cette sécession massive qui devient durable, ne va pas aider les partis existants à trouver l'explication de leur insuccès (si ils la cherchent vraiment, ce dont je doute), pas plus qu'à l'émergence de nouvelles organisations plus en phase avec les électeurs potentiels.
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