Au plan national, le soutien total que nous avons apporté à la candidature d'Emmanuel Macron dès le début de la campagne, (et non pas deux ans après son élection et au sortir d'un échec cuisant), le parrainage que je lui ai apporté, dès qu'Alain Juppé n'était plus candidat, est resté intact.
Fabien a écrit:Il faut signaler à propos du 5e que si cet arrondissement cossu a la réputation d'être un bastion de la droite, la réalité est plus nuancée. Certes,le RPR-UMP-LR détient la mairie d'arrondissement depuis toujours, et le 5e a systématiquement voté pour des députés de droite (longtemps Tibéri). Mais sa domination, pour les élections nationales notamment, n'a jamais été aussi écrasante que dans l'ouest de la capitale. Ainsi, Chirac n'y avait obtenu "que" 57,9% en 95, très loin des 83,20% du 16e, des 79,60% du 8e, des 76,68% du 7e, des 70,08% du 17e, et même des 65,91% du 15e. Le fief des Tiberi a même voté Ségolène Royal, d'une courte tête en 2007, avant de choisir Hollande à plus de 56% en 2012.
C'est un des rares cas, peut-être le seul , dans la capitale, où joue véritablement un effet de fief créant un décalage entre les orientations nationales et locales.
Comme d'autres arrondissements du centre de Paris, le 5e avait plébiscité Macron, et lui resté fidèle aux européennes, contrairement au gros de l'électorat de centre-gauche parti vers EELV et le PS.
Marcy a écrit:Fabien a écrit:Il faut signaler à propos du 5e que si cet arrondissement cossu a la réputation d'être un bastion de la droite, la réalité est plus nuancée. Certes,le RPR-UMP-LR détient la mairie d'arrondissement depuis toujours, et le 5e a systématiquement voté pour des députés de droite (longtemps Tibéri). Mais sa domination, pour les élections nationales notamment, n'a jamais été aussi écrasante que dans l'ouest de la capitale. Ainsi, Chirac n'y avait obtenu "que" 57,9% en 95, très loin des 83,20% du 16e, des 79,60% du 8e, des 76,68% du 7e, des 70,08% du 17e, et même des 65,91% du 15e. Le fief des Tiberi a même voté Ségolène Royal, d'une courte tête en 2007, avant de choisir Hollande à plus de 56% en 2012.
C'est un des rares cas, peut-être le seul , dans la capitale, où joue véritablement un effet de fief créant un décalage entre les orientations nationales et locales.
Comme d'autres arrondissements du centre de Paris, le 5e avait plébiscité Macron, et lui resté fidèle aux européennes, contrairement au gros de l'électorat de centre-gauche parti vers EELV et le PS.
Si je partage votre analyse sur le fait que le 5e arrondissement parisien représente un effet de fief rare dans la capitale, en revanche les résultats ne confirment pas que l'électorat de centre-gauche serait resté fidèle à LREM : au contraire.
A l'élection présidentielle, Emmanuel Macron obtenait 34,8% à Paris (26,5% pour François Fillon et 29,7% pour le total cumulé des voix de Jean-Luc Mélenchon et Benoît Hamon). Dans le 5e, le futur chef de l'Etat obtenait 5% de plus que sa moyenne départementale (39,7%), tandis que François Fillon y était proche de sa moyenne parisienne (26,7%) et que le total des deux candidats de gauche était nettement en dessous (de près de 4%) de sa moyenne départementale (26%).
Aux européennes, la liste LREM a obtenu 32,9% à Paris, en baisse de 1,9% par rapport à 2017, les pertes à gauche étant compensées par des gains à droite : les 5 principales listes de gauche (EELV-AEI, PS-PP, FI, G.s, PCF) ont obtenu en effet 40,9% à Paris (soit un gain de 11% par rapport à la présidentielle), quand le cumul LR et UDI n'atteint que 11,9% (en recul de près de 15%). Dans le 5e arrondissement de Paris, LREM a réalisé 36,3 %, en baisse de 3,4% par rapport à 2017 (plus que la moyenne parisienne), et la prime dans l'arrondissement par rapport à la moyenne parisienne s'érode aussi significativement, puisqu'elle n'est plus que de 3,4% (contre 4,9% en 2017). Les 5 listes de gauche (40%) se redressent quasiment dans des proportions nettement supérieures (14%) à la moyenne parisienne (11%). A contrario, le total LR et UDI (11,4%) est cette fois légèrement inférieur à la moyenne parisienne, alors qu'il était légèrement supérieur en 2017. Bref, LREM a apparemment pris davantage d'électeurs de droite de 2017 dans cet arrondissement qu'en moyenne sur Paris, tandis que le retour à gauche d'électeurs macronistes de 2017 (en se portant notamment sur la liste EELV) est assez net, plus nettement qu'en moyenne sur Paris.
Si la gauche (hors extrême-gauche) faisait 50,5% au premier tour de l'élection présidentielle de 2012 dans le 5e arrondissement de Paris, son total en 2019 (40%) est inférieur de 10,5%, soit moins d'un tiers du score de LREM, qui ici puise apparemment bien la plus grande partie de ses voix chez des anciens électeurs de droite.
Le 5e arrondissement illustre que LREM aura besoin d'encore plus d'électeurs de droite pour l'emporter à Paris en 2020.

myckilem a écrit:Ce qui me surprend avec cette investiture, c'est que le MoDem parisien n'essaie pas de peser dans la balance. Il a pourtant un certain nombre de conseillers sortants et pourrait jouer des coudes pour obtenir l'une ou l'autre mairie d'arrondissement. Mais, il y a pas un seul MoDem pour s'exprimer sur l'investiture LREM à Paris.
Retourner vers Elections municipales de 2020
Utilisateurs parcourant ce forum: Aucun utilisateur enregistré et 2 invités