Relique a écrit:On avait quand même dit qu'à partir du 25 mars, le calendrier tournait à l'avantage de Sanders.
Apparemment, avec les trois Etats d'hier, Sanders aurait rattrapé plus de 60 sièges de retard sur Clinton. Il devrait être désormais à 45% des délégués attribués.
Je pense quand même qu'il aurait fallu une dynamique un poil plus forte pour lui en début de primaires (avec l'Iowa, le Nevada le Massachusetts) qui lui aurait permis de limiter un peu la casse dans la première partie du calendrier et de rattraper beaucoup plus rapidement Clinton après les Etats du sud. Il aurait probablement fait une meilleure opération dans l'Ohio, l'Illinois et le Missouri et enclencher une dynamique assez forte à la date d'aujourd'hui en vue des gros Etats (New York, Pennsylvannie Californie). La victoire à la nomination aurait alors tenu sur les épaules des superdélégués avec un Sanders vainqueur du vote populaire...
Enfin, on ne refait pas l'histoire. Je crois tout de même qu'il peut donner quelques sueurs froides à Clinton...
D'autant que sur l'item du vote populaire, c'est vraiment très théorique. Avant les scrutins d'hier, Clinton avait sur Sanders une avance comprise entre 2.5 et 2.8 millions de voix à peu près (comme on a pas de chiffres très fiables pour certains caucus, c'est difficile d'avoir le chiffre précis). J'ai pas regardé où on en était avec les scrutins d'hier, mais Clinton doit toujours avoir un matelas d'avance de l'ordre d'au moins 2 millions de voix sur Sanders (un peu plus si j'en crois les chiffres de participation aperçus ici ou là ). Et avec les états à venir (à moins que les sondages ne se plantent sévèrement), cette avance substantielle devrait soit se maintenir, soit vraisemblablement s’accroître.
Sinon, pour en revenir à la particularité californienne, ce qui est très frappant chez la majorité des Californiens, c'est que vous avez souvent affaire à de "jeunes" Américains. Pas tellement quant à leur âge (encore que, sans aller voir les chiffres, on doit être face à un état plus jeune que la moyenne US), mais quant à l'ancienneté de leur nationalité. Parler avec un Californien, vous aurez souvent 2 possibilités.
Soit vous tombez sur un type qui n'est pas né Américain, ou dont les parents (ou au moins l'un des deux), ou les grands-parents, ne l'étaient pas.
Soit vous tombez sur un Américain qui est originaire d'un autre état et qui est venu s'installer là pour le boulot.
Pour les primaires, californiennes ou autres, justement :
Chez les démocrates, si Sanders et Clinton suivent leur cheminement sociologique observé jusque là , en ce qui concerne la Californie, le nord de l'état devrait voter massivement Sanders, et le sud être plus favorable à Clinton.
Côté républicain, j'ai sorti ma calculatrice. Pour l'heure, Trump a empoché 48% des délégués distribués. Si il veut s'assurer les 1237 délégués, il lui faut encore empocher 58% des délégués encore en jeu. Tout à fait faisable, mais sous certaines conditions, d'autant que le WTA est désormais à double tranchant (c'est quitte ou double). Il lui faut empocher la Pennsylvanie (pour l'heure les sondages indiqueraient un duel serré avec Kasich : le gagnant rafle tout), New York (si possible avec au moins 50% des voix pour empocher le tout) et faire un bon score en Californie (au moins 40% des voix avec le reste divisé entre Cruz et Kasich). Si ses performances dans ces 3 états sont moyennes, la marche des 1237 délégués sera sans doute inatteignable (d'autant que des échecs ou des demi victoires en Pennsylvanie et New York écorneraient certainement sa dynamique et sa stratégie des ouvriers blancs). Et si Trump se pointe sans les 1237 délégués à la convention, alors là je donne ma langue au chat. Que fera le parti ? Tentera t il de lui dénier la nomination ? Si il lui manque quelques délégués ou disons moins d'une cinquantaine, Trump peut quand même espérer débaucher du monde. Si il tourne plutôt autour de 1100 délégués, on serait dans une situation beaucoup plus incertaine. Mais je pense que dans une
brokered convention, ce qui jouerait le plus, ce serait surement les sondages du moment pour la générale. Si d'ici là les sondages du Donald ne se sont pas améliorés face à Clinton, je ne vois pas pourquoi le parti ne tenterait pas un putsch (quitte à énerver la base). Si Trump a des sondages compétitifs à ce moment là il pourra faire pression pour que le parti respecte le vote populaire (même si il n'est pas du tout certain que Trump obtienne au final la majorité absolue du vote populaire).
A noter, chez les bookmaker on donne désormais Clinton à la Maison Blanche à 3 contre 1.