alamo a écrit:On a lu beaucoup de choses sur la perte éventuelle de son groupe parlementaire au Sénat par le PCF (le groupe CRC, qui accueille en fait des élus hors PCF).
Pour le moment les prévisions probables ne s'annoncent pas catastrophiques :
Pour la fournée 2020 :
- le siège varois de Collombat est très clairement perdu mais c'est un ancien socialiste qui s'était rattaché au groupe CRC après avoir été au groupe radical de gauche, et était rattaché rattaché officiellement à la FI.
- deux sénateurs (Paris et Isère) devraient quitter le groupe pour rejoindre un groupe écologiste qui a des chances de seconstituer (pas forcément uniquement avec des membres d'EELV, ils trouveront bien quelques alliés.
- deux sièges réellement PCF seulement sont renouvelables (Côtes d'Armor et Seine-Maritime) et ne sont a priori pas menacés (en autonome avec LFI en Normandie, en alliance avec le PS en Bretagne).
- Le PCF a de très fortes chances de récupérer un siège en Dordogne sur le dos de LREM (en alliance avec le PS)
- il aurait des chances (plus ou moins fortes) d'en gagner un en cas de configuration favorable (division à droite et liste LREM) dans quelques départements : Gard (sauf si dissidence PS), Haute-Vienne, Allier (compliqué quand même), Bouches-du-Rhône, voire Rhône si la droite continue à partir en ordre aussi dispersé ;-)
Pour la fournée 2022, le groupe aura nettement plus de sénateurs renouvelables :
- deux à Paris : l'un est assuré, en revanche il n'est pas certain que le PS présente à nouveau MN Lienemann, elle aussi rattachée à la FI (ce serait dommage mais pas aberrant en logique de parti)
- un dans les Hauts-de-Seine : aucun risque
- deux en Seine-St-Denis : au moins un est assuré, le deuxième toujours possible, le PC n'a pas du perdre énormément de GE en 93
- deux dans le Val-de-Marne : là ce sera un peu plus chaud peut-être pour le deuxième (quatre villes perdues, une seule gagnée), il faudrait faire les comptes
- deux dans le Nord où le PCF a augmenté son nombre d'élus par rapport à 2014 malgré la perte de quelques communes secondaires
- une dans le Pas-de-Calais, où les Municipales ont été un statu quo pour le PCF
- une dans la Loire : pourrait être menacé après les bisbilles de Firminy d'autant que C. Cukierman a été en pointe contre Petit, dont les colistiers élus ne lui feront sans doute pas de cadeau. Ceci étant si Firminy était presque deux fois plus peuplée que Rive-de-Gier il y a 40 ans, aujourd'hui les deux villes sont presque équivalentes, la seconde n'ayant pas connu de déclin démographique.
- Un siège devrait être gagné en Meurthe-et-Moselle grâce au passage à gauche de Nancy et à la bonne tenue des maires communistes dans le Pays Haut.
- Et l'Essonne à voir, Corbeil est deux fois plus important que Morsang et quelques autres grosses villes sont passée à gauche.
Bref, j'ai l'impression que le gars que je connais dans l'équipe de collaborateurs du Groupe ne devrait pas perdre son boulot ;-D
On peut être plus inquiet pour le groupe LREM, dont les élus ont été élus à l'origine en tant que membres du PS ou de LR qui entendent bien récupérer les sièges pour des gens qui n'ont pas tourné leur veste...
alamo a écrit:J'avais oublié l'Isère, où le PC pourrait être en mesure de récupérer un siège (pour remplacer la défection de Gontard), malgré la perte de Fontaine il a du augmenter son nombre d'élus et de GE (dans la majorité à Grenoble, gain du Péage-de-Roussillon...)

alamo a écrit:En Dordogne oui, dans le Gard s'il n'y a pas de dissidence socialiste, dans les BdR si le PCF ne perd pas tout en voulant faire monter les enchères.
Dans les Alpes-Maritimes même la tête de liste de gauche n'est pas sûre de passer tant la droite est hégémonique, ce serait une vraie surprise.
Petites chances d'après certains dans l'Allier et la Hte-Vienne...
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