pierrot a écrit:Je partage le point de vue de pierrep.
Une telle analyse ne permet pas de conclure sur l'espace électoral de LREM mais sur son implantation locale et militante, ancrage qui est particulièrement tributaire de l'histoire électorale de chaque territoire donc par définition faible pour un parti récent.
Bien sûr, mais je précise que j'ai bien parlé (j'aurais peut-être dû plus le souligner, et l'expression "espace électoral" n'est peut-être pas heureuse) du
poids politique de LREM aux municipales dans les villes où des sondages ont été réalisés
A mon humble avis, le poids politique d'un parti se mesure par son résultat à toutes les élections, municipales y compris (même si dans ce cas le coefficient personnel des candidats est important, ce facteur joue dans toutes les élections). Je pense par ailleurs que ce poids aux municipales n'est pas dépourvu d'intérêt pour servir de référence dans les villes où LREM se présente en alliance dès le premier tour : en toute logique, les têtes de liste non LREM qui ont des colistiers LREM tiennent compte (notamment) du poids que ceux-ci auraient eu s'ils avaient présenté une liste.
LREM a fini à l'une des deux premières places à la présidentielle et aux législatives de 2017, puis aux européennes : si les sondages se confirment aux municipales, ce constat (LREM comme l'un des deux premiers partis de France aux derniers scrutins en France, hors partielles) ne sera plus vérifié pour le scrutin de mars. Et c'est bien cela - le recul de LREM (relatif, tout dépend du point de départ pour la comparaison) - que ne veut pas faire apparaître le gouvernement à travers la circulaire Castaner.
Pour mesurer le poids des partis politiques aux municipales, retenir leurs scores là où ils se présentent seuls est un critère parmi d'autres, évidemment d'autant plus significatif que le nombre de listes est important. Dresser les résultats de LREM là où le parti aura présenté des têtes de liste permettra d'apprécier le poids moyen de LREM dans les villes où il s'est présenté - et les cas ne sont pas marginaux, même si ce n'est pas l'hypothèse la plus fréquente, puisque dans les trois principales villes de France, LREM se présente quand même seule. Or aujourd'hui ce score ne serait que la moitié de ce qui était obtenu aux précédents scrutins par LREM depuis 2017 : ce serait du même ordre de grandeur que la chute du PS entre la présidentielle et les législatives de 1988 et les scrutins de 1992-1993 (régionales et législatives).
Evidemment, il y aurait d'autres critères d'appréciation : nombre de maires (avant et après le scrutin), nombre de conseillers municipaux (sachant que la mode est plus que jamais au citoyen "sans étiquette", même quand il est - ou était encore récemment - membre d'un parti)...
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