Pour Ferrand, il y a quand même une question d'incohérence d'affichage du site de toute façon: si un coup il y est, un coup non selon ce qu'on regarde, il y a forcément une erreur quelque part.
Mais sinon, la mise à jour de l'accord avec EELV, bonne nouvelle pour ceux-ci (c'est une confirmation qu'il est toujours en marche, euh, en progrès, enfin valable...) jointe à la non-éjection de ceux qui ont parrainé Macron est effectivement un drôle de signal.
Il est vrai que virer les macroniens si près du second tour où le PS appelle, certes par défaut (officiellement pour tous et réellement pour l'aile gauche), à voter pour le même candidat, serait un signal malvenu dans l'autre sens. On verra si la clarification se fait juste après mais je comprends ceux qui en doutent.
La question sur le PS sera effectivement de savoir ce qu'il fera après les législatives (avant, il fera campagne... sur quelle(s) ligne(s), on finira bien par le voir...).
Du côté de Macron, il n'est a priori pas question de gouverner en coalition avec le PS en tant que tel, ni le grand parti de droite, afin de poursuivre le "renouvellement" qui passe par la 'croupionisation' des anciens grands partis, il le dit par exemple dans une interview à la Tribune de Genève
http://www.tdg.ch/monde/europe/Emmanuel ... y/26354226Macron a écrit:L’objectif que je fixe est donc clair : obtenir aux législatives une majorité absolue qui soit une majorité présidentielle. Il n’y aura pas de coalition avec les deux grands partis existants, ni avec LR ni avec le PS. Mais dans les temps qui arrivent, il y aura une refondation de la vie politique qui verra des socialistes et des Républicains me rejoindre individuellement.
Ce qui signifie qu'il restera forcément des socialistes, avec ou sans guillemets, pour garder la vieille maison, parti condamné à rester dans l'opposition, avec un certain nombre d'avoirs (p.ex. immeubles reçus par legs, certaines fédérations départementales sont probablement dans ce cas - or un leg ne doit pas être revendu ou changer d'usage sous peine de revenir aux héritiers).
Ceux de l'aile gauche qui "tiennent" leur fédération locale (ex. R. Juanico) ne sont pas près de rendre leur carte, alors même que le PS va possiblement davantage leur convenir: ce sera plus confortable pour eux d'être censés être dans l'opposition que d'être censés être des soutiens de Hollande+Valls...
Inversement, les départs vers Macron vont tendre à affaiblir l'aile droite.
Quant à lorgner vers Mélenchon, certains feront le saut mais la plupart vont vouloir des alliances... qui arriveront forcément pour qu'il y ait une alternance du centre vers la gauche.