
Dans les pronostics, il y a une part de hasard...et cependant nous sommes quelques uns à nous y adonner.
Suite à celui que j'avais énoncé, à vue de nez, j'ai, grâce à Emeric qui nous avait aiguillés vers le grand tableau des résultats, pour m'y plonger .
Si on calcule par grands ensembles (cantons) et selon des reports attendus, on retrouve le chiffre de JBD, à 0,10% près donc 40,30/40,40% pour la candidate du FN.
J'ai repris, les chiffres de 2012 : il y avait déjà une phénomène à relever, la candidate avait peu perdu, d'un tour sur l'autre, en triangulaire dans sa globalité (donc pas de décrochage similaire à celui que subissent les 3 emes) et, dans le détail, on pouvait remarquer que dans 49 communes elle avait même augmenté son chiffre de voix absolu tandis que dans 14 autres elle conservait son total intact.
Les chiffres de 2013 consultés, on trouve, bien sûr, tous les cas de figures : restant dans l'absolu (pas de marge admise, donc total pour total), on relève que dans 19 communes, dès ce premier tour, le meilleur des scores de 2012 est recouvré voire dépassé.
Il ne s'agit pas de grosses communes, évidemment : elles sont rurales .
Donc il y a bien des noyaux qui renouvellent leur vote pro-FN et qui voient s'y agréger , quelques voix, scrutin aprés scrutin : d'où un enracinement.
Quelques constats avec un exemple :
Augmentation constante 1) tour 2012, 2° tour 2012, 1er tour 2013 (ex. Offoy)
fléchissement du 1er au 2nd tour 2012 et rétablissement au premier niveau dès ce scrutin de 2013 (ex. Loueuse)
fléchissement du 1er au 2nd tour 2012 mais résultat 2013 au-delà du 1er tour 2012 (ex. Beaudeduit)
augmentation 1er au 2nd tour 2012 et plafond maintenu en 2013 (ex. Quincampoix)
stabilité lors des 3 tours (1 ou 2 familles fidèle(s), (ex. Reilly)
résultat intermédiaire entre 1er et 2nd tour 2012 que l'on retrouve ici en 2013 (ex. Hannaches)
L'offre électorale constante à chaque scrutin,- législatives, cantonales- la permanence des mêmes candidats conduisent à ce constat (c'était d'ailleurs la pratique du PCF jusqu'aux années 1980).
L'Europe, la PAC doivent y être pour quelque chose aussi.
Un appareil départemental FN organisé également.
Ceci étant, voyons un gros paquet :sur Beauvais, la candidate passait en 2012 de 947 à 989 voix : elle "fait" 392 : elle a une réserve qui, nous le verrons, viendra ou ne viendra pas.....
Et dans combien de communes, des électeurs ont voulu "se garder à droite" en votant Mancel et peuvent revenir au second tour ? J'ai procédé à un évaluation basse (le chiffre le plus faible 1er/2° tour)...je dépassais le haut de ma fourchette...j'ai donc abandonné.
Restent les reports :
- les voix DVD se partageront (2/3, 1/3) en faveur du FN : localement elles permettent de refaire l'addition.
- Les voix du PS ne me semblent plus devoir profiter autant à Mancel suite aux réactions locales relayées par la presse : l'appel de Solferino a, de fait, engendré des communiqués ressortant un passé dont Mancel se serait bien passé du rappel. L'un d'entre nous évoquait, avec prudence, un possible effet inverse : abstention renforcée, voire des voix allant sur la candidate du FN : cela s'est déjà produit sur le canton de Noaillesn d'où un bénéfice bien amoindri par rapport à celui que pouvait attendre Mancel.
- Les voix FdG, s'il y en a qui s'expriment lors du 2nd tour, n'iront certainement pas sur Mancel,
- Les voix LO resteront en retrait (ou calcul triotskyste aboutissent à une conclusion irrationnelle ?)
- Les voix du candidat pirate peuvent-elles se porter sur Mancel ? ce serait étonnant...
Dimanche soir, je pronostiquais 43-46 % : du 43% je suis presque certain (mathématiquement et après pointages dans chaque commune)) ; du 46 %, plus hasardé au départ, je deviendrais plus adepte par la tournure que prend la presse nationale (Marianne et d'autres) qui donne un accent anti-Mancel (je ne vais pas jusqu'à le résumer par un TSM mais on n'en est pas loin, puisque certains écrits présentent l'UMP local comme un extrême droite camouflé donc plus pernicieux que la candidate du FN...)
Exposé laborieux que je soumets à la critique...
Bertrand SALVAT