Grognard a écrit:Je vous trouve bien pessimistes pour le candidat de #MaVoix qui semble pourtant avoir mené une belle campagne.
Je parie plutôt sur un score autour de 3 ou 4 %.
C'est bien le cas, loin des 0,2% dont certains pronostics l'ont crédité. MaVoix avait fait de cette partielle un test: il semble réussi. Il peut leur sembler très possible d'obtenir au moins 1% dans au moins 50 circonscriptions à la générale l'an prochain, ce qui permet d'obtenir un financement public donc d'être mieux armé financièrement pour la fois suivante. Par rapport aux listes Démocratie Réelle des européennes qui étaient sur les mêmes propositions, le fait de faire campagne "comme un vrai candidat" avec un bulletin de vote disponible en bureau et non pas juste téléchargeable fait toute la différence.
Score un peu semblable, même s'il s'est dilué au fil du dépouillement (on peut s'amuser à essayer de deviner la composition sociologique des vagues de bureaux de vote qui arrivent...) pour Murat Yozgat (PEJ) qui s'insère plus haut que prévu dans le classement; il a dû réunir correctement son électorat de base (turc pro-Erdogan si j'ai bien compris?) et quelques autres voix.
La relative réussite de ces candidats "pas dans les cases traditionnelles" auxquels on pourrait ajouter G. d'Andlau peut sembler dûe à une forte abstention, cependant elle était déjà forte lors de l'échéance générale. Si le but est le seuil des 1% pour le financement public, ça fonctionnerait toujours.
Pour les "gros" candidats électoralement parlant: le FN a un accès de faiblesse, pas surprenant pour une partielle en soi mais un peu par son ampleur, 11% dans une législative partielle c'est quand même un peu juste en vue des échéances de 2017... Les "divers" ont dû rogner sur des électorats mécontents qui votent parfois FN par protestation plus que par adhésion.
le candidat ex-UMP s'en sort moyennement et aux dépens de son rival UDI dont une partie de l'électorat a "voté utile". Le total droite classique est en-dessous du score PS, autant dire que leurs chances sont très limitées pour le second tour.
Pour les reports, il se peut que les électeurs EELV, PCF et LO rechignent à apporter leurs voix au PS, surtout dans le contexte, cependant ils vont tout de même davantage voter PS qu'à droite. Or ce qui compte, c'est le différentiel - et la droite en a un à combler.
Concernant les candidats divers ou sans étiquette, surtout Gerber qui s'adressait plutôt en priorité aux électeurs "hors cases", il est peu probable que la répartition de leurs électeurs crée un différentiel significatif. Les 13% d'électeurs correspondants (D'Andlau + #MaVoix + PEJ) seront certainement courtisés, ainsi bien sûr que les abstentionnistes.
Mais ceux qui sont venus bien positionner des candidats atypiques ont au moins l'intérêt de savoir se motiver pour aller voter, ils connaissent le chemin (eux) et certains reviendront au second tour. Si c'est pour tous voter blanc, les scrutateurs vont peu apprécier (les blancs et nuls prennent plus de temps que les autres: il faut que plusieurs personnes signent sur l'enveloppe)...
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