Ni la mise en examen, ni le lâchage massif de plusieurs centaines d'élus n'auront donc eu raison de la détermination de Fillon, qui a en outre réussi à faire organiser un rassemblement, qui, s'il n'a évidemment pas rassemblé les 200 000 personnes revendiquées, n'était pas ridicule. En outre, ainsi que nous l'a expliqué ici même Corondar à plusieurs reprises, si j'ai bien compris, les instances dirigeantes de LR n'auraient aucun moyen, statutairement parlant, de lui forcer la main. Et il n'y aurait pas de "plan B" évident, surtout dans un délai aussi court (Juppé a renoncé, Baroin semble encore rester fidèle, ...)
Ne s'orienterait-on pas vers un maintien, avec un dispositif de campagne resserré autour de la tendance la plus dure? Le renforcement relatif du poids de Sens Commun a déjà été évoqué. Marianne évoque les patrons qui restent fidèles au candidat investi, et ce ne sont pas les plus modérés (Charles Beigbeder a ainsi un temps flirté avec le FN)
https://www.marianne.net/politique/d-afflelou-beigbeder-ces-patrons-qui-continuent-soutenir-fillonFace à Marine Le Pen qui se rêve en Trump au féminin, à Macron qui a de faux airs d'Hillary Clinton en version jeune et masculine, et à Hamon et Mélenchon qui se disputent Bernie Sanders, Fillon serait donc le Ted Cruz français?