Corondar a écrit:Ça par contre, je serais curieux qu'on m'explique en quoi cela a la moindre espèce d'importance dans l'affaire et le dossier ?
Rappelons un élément fondamental : en France, la peine de mort a été abolie. On peut le déplorer, ou pas, mais c'est ainsi : en France, le système judiciaire instaure qu'aucun crime ni délit ne peut justifier la mort. Et même à l'époque où la France la pratiquait, il fallait un procès et un jugement pour l'appliquer.
Je m'étonne toujours que dans ce genre de dossier on avance toujours l'éventuel casier judiciaire de la personne décédée comme un élément notable ou important. Un élément de quoi ? Si Traoré avait eu un casier vierge et immaculé, alors son décès serait plus tragique et justifierait donc une enquête plus poussée ? A l'inverse, un casier judiciaire long comme le bras justifierait la mort, ou la bavure le cas échéant ?
Ambroize Croisat a écrit:Et Merci à Corondar de nous faire un rappel sur la distinction entre l'action d'un policier et un casier judiciaire de l'autre. Il y a encore des gens qui font attention à la loi et à son sens pour ne pas tout justifier. Là encore un racisme systémique est clairement visible
C'est que c'est vraiment une manie ici de déformer les propos d'autrui à ce que je vois... De ce que j'ai lu, Pop03 n'a jamais dit que le casier judiciaire de Traoré justifiait de le tuer, ni même que cela servirait de circonstances atténuantes aux policiers dans le cas d'une bavure avérée ! La seule chose que Pop03 ait dite, c'est qu'il était en désaccord avec le terme que j'ai employé pour qualifier Adama Traoré (en effet, si ces faits rapportés sont vrais, l'expression "délinquant" deviendrait un très doux euphémisme et le terme de criminel serait bien plus appropriée). Vous poussez là très loin dans l'interprétation personnelle. Mais remarquez, ce n'est pas plus étonnant que de prêter des intentions racistes aux policiers sous le simple que prétexte que "c'est possible que ce soit le cas"....
Ambroize Croisat a écrit:- quand des associations font des cours d'alphabétisation à des mamans immigrées, elles le font sur quelles bases d'après vous ?
J'aurais naïvement cru que c'était en fonction de leur statut d'immigré et de leur faible maîtrise de la langue française, mais peut-être que c'est vous qui avez raison et que pour sélectionner qui peut rentrer, on effectue une prise de sang pour vérifier que le pourcentage de gènes européens n'est pas trop important (c'est que ça peut être incommodant), ou alors on fait carrément comme dans les universités brésiliennes et
on mesure les crânes et les narines ....
Quant aux réunions interdites aux hommes, je suis bien naturellement contre également, et ce, d'autant plus si c'est à sens unique et que l'on trouve à l'inverse scandaleux les réunions réservées aux hommes. D'ailleurs, on se démerde comment si on veut refuser un homme qui prétend en fait être une femme trans ? Ce ne serait pas de l'oppression discriminatoire systémique contre les trans ?
Ambroize Croisat a écrit:Et quand le Siècle se réunit en dîner sous la présidence de N. Notat, ils invitent des noirs à leurs tables de blancs ? Bah non, car c'est l'argent qui sélectionne. Très républicain comme façon de débattre.
Ce passage est à hurler de rire puisque vous dîtes vous-même que c'est l'argent qui fait office de sélection (et non la couleur de peau comme vous semblez le sous-entendre), donc qu'est-ce que cette histoire de Siècle vient faire ici ? Et puis, être sous la présidence d'une femme, vous devriez trouver cela très progressiste et inclusif...
Donc en effet, je confirme, un mode de fonctionnement très républicain.
Quant à expliquer pourquoi les Noirs sont statistiquement plus pauvres que les Blancs, j'ai déjà donné une explication à ce phénomène dans le message d'introduction et l'hypothèse du racisme n'a été aucunement nécessaire.
Ambroize Croisat a écrit:En tant que citoyen, qu'est-ce que ça peut vous faire qu'elles se réunissent entre femmes noires pour parler de leurs oppressions ? Ou bien entre hommes noirs ?
Le simple fait que cela revient à essentialiser tous les Blancs comme des oppresseurs par le simple taux de mélanine. Et aussi car je sais très bien par quelle idéologie est mue cette volonté de bannir les Blancs de certains espaces : on voit bien aux États-Unis comment cela se termine dans les universités... Les autoproclamés antiracistes comme Obono auraient peut-être plus de crédit dans leurs pseudo-justifications si ils ne faisaient pas à côté preuve de malhonnêteté intellectuelle crasse en donnant une définition à plusieurs vitesses du racisme en fonction de ce qui les arrange.
Ambroize Croisat a écrit:Je laisse de côté les attaques sur les pyjamas [PASSAGE SUPPRIME CAR NE RESPECTANT PAS LE RÈGLEMENT DU FORUM]
[PASSAGE SUPPRIME SUITE A LA SUPPRESSION PRÉCÉDENTE] Je rappelle juste qu'au départ, le débat sur le cas Ndiaye avait pour but de montrer si oui ou non, la virulence des attaques contre Ndiaye pouvait s'expliquer par autre chose que sa couleur de peau, et désolé, mais ses tenues vestimentaires en font clairement partie dans un monde où les apparences sont reines ! (même s'l ne s'agit que d'n détail à côté du reste : le simple fait que vous ayez cité ceci en priorité montre que vous n'avez rien compris à mon propos). Il ne s'agit là même pas là de parler de ce que je pense de ce sujet mais bien de comment l'opinion réagit à cela en fonction de la personne concernée. Maintenant, je vous laisse imaginer la réaction du monde médiatique si Macron, Philippe, Castaner, Le Maire ou n'importe quel autre ministre homme blanc privilégié, et c'est bien connu, jamais attaqué, s'était pointé en conseil des ministres vêtu de ce haut :

Que vous y auriez été indifférent, c'est possible, mais n'allez pas dire que ça aurait glissé comme l'eau sur les plumes du canard auprès du monde médiatique et des réseaux sociaux. Le déchaînement aurait été beaucoup plus violent encore que contre Ndiaye.
Ambroize Croisat a écrit: Le jour où vous comprendrez que Macron a compris cette fracture sociale et qu'il en joue pour opposer les Français, vous comprendrez que Mme N'Diaye est un instrument du pouvoir, une sorte de fou du Roi des temps modernes, pour agiter les journalistes et son opposition au lieu de s'intéresser à ce qui est fait et négocié en haut lieu. Mais cette subtilité du pouvoir politique est loin de votre pureté universelle.
C'est comique pour moi de lire ça sous votre plume, car je pensais précisément que c'était vous qui n'aviez pas compris cela. Faire en sorte de toujours médiatiser, parmi les "personnes dites issues de la diversité", les pires calamités pour toutes les discréditer : vous parlez de Ndiaye mais on peut aussi citer Avia qui réussit l'exploit d'être encore bien pire que Ndiaye sur tous les plans.