Stélio Farandjis est décédé le 30 janvier dernier.
Né en 1937, d'origine grecque (son nom signifie "Français"), c'était un des tous premiers compagnons de François Mitterrand à la Convention des Institutions républicaines, petit parti créé en 1964, et qui se fondra dans le nouveau Parti socialiste en 1971.
Professeur d'histoire de profession, en lycée puis à la Sorbonne, il fut responsable du Snesup, syndicat de l'enseignement supérieur, de 1969 à 1975.
Il fut plusieurs fois candidat aux élections législatives, toujours dans le 12ème arrondissement de Paris :
En 1968, en tant que suppléant de Marie-Thérèse Eyquem, qui n'obtient que 9,65 % des suffrages. A cette époque, cet arrondissement est dominé par les Gaullistes, et le restera jusqu'à la fin du 20ème siècle.
En 1973, il est candidat titulaire et obtient 17,34 %. Devancé par le candidat communiste, il se retire. Le Général gaulliste Pierre de Bénouville, élu depuis 1970, est réélu.
En 1978, il est de nouveau candidat, et arrive en tête des candidats de gauche avec 21,75 %. Au deuxième tour, il rassemble 45,92 % des suffrages.
En 1981, toujours contre le Général de Bénouville, il rassemble 38,93 % au premier tour, et manque son élection de ... 54 voix.
L'élection est annulée. Un nouveau scrutin, en 1982, voit la réélection du Général dès le premier tour.
En 1988, après le redécoupage des circonscriptions, il est candidat dans la 8ème circonscription de Paris, toujours contre Pierre de Bénouville. Il rassemble 36,14 % des suffrages au premier tour, et s'incline au second avec 44,24 %.
Ce sera sa dernière candidature.
En 1984, il est nommé par François Mitterrand secrétaire général du Haut Conseil de la francophonie organisme dont il a été l'initiateur. Par cette entité étaient réunies, sous l'autorité du Président de la République Française (vice-président Léopold Sédar Senghor) "des personnalités françaises et étrangères autour d'une politique internationale de la langue française". Reconduit en 1995 dans cette fonction par Jacques Chirac, il y demeure jusqu'en 2001.
A sa retraite en 2002, il est nommé inspecteur général de l'Education Nationale.
Il partageait sa vie jusqu'à son décès entre Lognes (Seine-et-Marne), où il était toujours membre du PS, et Le Vigan, dans le Lot.
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