Jean-Philippe a écrit:Alors que Knafo devrait empiéter sur le vote LR surtout dans l'Ouest parisien (là où Zemmour a fait ses meilleurs scores), cela pourrait rendre certains arrondissements compétitifs pour la gauche comme le 9e, perdu en 2014. Mais pour la mairie centrale, je pense que le vote utile en faveur de Dati la privera de peu de la qualification, à moins qu'un autre vote utile en provenance du RN ne l'aide à dépasser 10%.
A gauche, LFI pourrait subir un phénomène comparable. Je doute qu'il y ait beaucoup d'arrondissements où LFI, centristes et Reconquête puissent se maintenir ensemble, cependant une quinquangulaire est envisageable à l'échelle de la ville (et ce pourrait être le cas dans d'autres villes où aucun camp ne domine outrageusement).
Dans l'Ouest parisien, l'"union des Droites" progresse en effet à petits pas, et se traduit bien par la désunion des Républicains : le maire LR du XVIIème, candidat à sa réélection sous le patronage de R. Dati, vient de voir une de ses adjointe, LR elle aussi, rallier la candidature de S. Knafo, pour ne pas œuvrer à l'élection comme maire de Paris d'un ministre d'E. Macron. Il sera intéressant de voir quelle place sera donnée à cette dame (Mme Assouline je crois) sur la liste centrale de Reconquête, et sur celle de l'arrondissement.
Dans les VIIIème, XVIème et XVIIème arrondissements (voire XVème ? ; j'y crois moins pour le IXème) les trois listes de Droite et Centre-Droite devraient facilement se qualifier pour le second tour, et y affronter sans trop de péril en quadrangulaire la liste d'union de la Gauche (ou en quinquangulaire dans le VIIIème avec le cas particulier de J. d'Hauteserre). En revanche dans l'Est/Nord-est parisien (Xème, XIème, XVIIIème, XIXème, XXème, peut-être le XIIIème et le XIVème ?), la division de ce "bloc" Droite/Centre-Droite ne pourrait-elle conduire à l'élimination des trois listes le représentant au niveau du conseil d'arrondissement, laissant seulement en présence l'union de La Gauche et la France Insoumise ? Ce qui n'inciterait pas vraiment l'électorat de Droite/Centre-Droite à se déranger pour voter au second tour même pour la mairie centrale ; et qui, en cas de victoire de ce camp sur l'ensemble de Paris, créerait une singulière dichotomie entre l'Hôtel de Ville et pas loin d'une demi-douzaine de mairies d'arrondissement.
On n'a peut-être pas encore envisagé tous les charmes de la nouvelle loi électorale.
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