Des élections législatives avaient lieu hier en Norvège pour renouveler les 169 sièges du Storting, unique chambre du Parlement depuis 2009. Un peu plus de 4 millions d'électeurs étaient convoqués et après plus de 99% des bulletins dépouillés, le Premier Ministre élu en 2021, Jonas Gahr Store (AP, travaillistes, centre-gauche) semble en passe de conserver son poste. Il avait composé en 2021 un gouvernement avec les centristes du SP (76 sièges à eux deux, en minorité) mais mis en place grâce à l'abstention des partis de la gauche radicale (SV et R) et des écologistes du MDG.
Les résultats sur 99,5% des bulletins :
AP (travaillistes,PSE) 28,17% (+1,9%) 53 sièges (+5)
FrP (Parti du Progrès, populistes de droite extrême) 23,87% (+12.3%) 48 sièges (+27)
H (Conservateurs, PPE) 14,62% (- 5,7%) 24 sièges (-12)
Sp (Centristes, ALDE) 5,63% (-7.9%) 9 sièges (-19)
SV (Socialistes de gauche, GUE) 5,51% (-2.1%) 9 sièges (-4)
R (Rouge, GUE) 5,32% (+0.6%) 9 sièges (+1)
MDG (Parti de l'Environnement, PVE) 4,66% (+0.7%) 7 sièges (+4)
KrF (Parti Populaire Chrétien, PPE) 4,22% (+0,4%) 7 sièges (+3)
V (Parti Libéral, ALDE) 3,64% (-0,9%) 3 sièges (-4)
On note évidemment une explosion des Populistes de droite extrême du Parti du progrès qui font plus que doubler leurs voix et leur sièges et deviennent largement la principale force d'opposition. Les Conservateurs reculent fortement de même que les anciens partenaires de coalition de M. Store, les Centristes du Sp, qui perdent plus de la moitié de leurs voix et les deux tiers de leurs sièges. Les variations des autres partis sont plus modestes. Pour obtenir une majorité absolue (85 sièges au moins), les Travaillistes devraient constituer une alliance avec les deux partis de la gauche radicale (R et SV), les écologistes (MDG) et les centristes de Sp (soit 87 sièges). L'affaiblissement des Centristes remettent au centre du jeu la gauche radicale (pourtant plutôt en recul globalement) et les écologistes (en progrès en voix +0.7 mais surtout en sièges +4).
Les tractations risquent d'être longues. Les centristes du Sp ayant exclu de gouverner ou de soutenir le Parti du Progrès et son leader Sylvi Listhaug (les autres partis de droite et du centre ont déjà participé à un gouvernement mené par les conservateurs auquel participait le Parti du Progrès), la reconduction des Travaillistes est l'option la plus probable. Mais le Sp, s'ils s'abstenaient par exemple, laisseraient la majorité relative au bloc de droite (82 voix contre 78).
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