Ce sujet m'a tout l'air d'être un poisson d'avril...
Mais enfin, répondons quand même, au cas où.
Je suis assez d'accord avec le "modèle" décrit en quelques phrases par Ambroize Croisat
pour ma part je ne proposerai pas un suffrage censitaire mais plutôt, comme vudeloin parlait de collège, des collèges professionnels:
- les médecins représentent 0,3% de la population? ils votent pour 0,3% des places à l'assemblée
- les employés représentent 35%? ils votent pour 35% des places
- etc.
Malheureusement, il faut savoir comment on peut fonctionner. Doit-on prendre les Catégories Socio-Professionnelles de l'INSEE (de mémoire: 1. Agriculteur-Exploitant; 2. Artisans, Commerçants et chefs d'entreprise; 3. Cadres et Professions Intellectuelles Supérieures; 4. Professions intermédiaires; 5: Employés; 6: Ouvriers; 7: les retraités; 8: les autres personnes sans activité professionnelle. L'Insee ayant extrêmement de sous-catégories, on peut encore subdiviser ces électorats). A ce moment-là, il faudra peut-être distinguer les collèges de la catégorie "autres inactifs", qui sont tous plus différents les uns des autres... Devrait-on aussi mettre (comme le fait l'INSEE) les chômeurs dans les catégories auxquelles ils appartenaient ? Ou doit-on, pour eux, les mettre dans un collège à part, comme les retraités ? Et quid des chômeurs n'ayant jamais travaillé ?
C'est compliqué, ça doit s'arbitrer, mais ce ne sera jamais parfait. On le voit bien dans les critiques des PCS, par exemple, vues les disparités entre agriculteurs-exploitant (du paysan à Albert de Monaco) ou artisans, commerçants chefs d'entreprise...
Mais il est vrai que des listes par collèges électoraux pourrait faire venir de nouvelles générations d'hommes politiques, surtout si les candidats doivent obligatoirement appartenir à ce collège !