
Si le "oui" gagne, les activités d'extraction s'arrêteront lors de l'expiration des concessions (entre 2016 et 2034), même si le gisement n'est pas épuisé. En cas de victoire du "non", un prolongement de l'activité (d'abord de 10, puis de 5 ans) pourra être demandé
ploumploum a écrit:Les électeurs italiens sont appelés ce dimanche à voter lors d'un référendum abrogatif (67ème depuis 1974). Il porte sur la loi permettant sur le renouvellement des concessions des plateformes off-shore de pétrole.Si le "oui" gagne, les activités d'extraction s'arrêteront lors de l'expiration des concessions (entre 2016 et 2034), même si le gisement n'est pas épuisé. En cas de victoire du "non", un prolongement de l'activité (d'abord de 10, puis de 5 ans) pourra être demandé
Dans les enquêtes, le Oui est donné nettement vainqueur. Mais le principal enjeu reste la validation du résultat. Pas sûr en effet que le taux de participation atteigne les 50 % requis.
A noter que c'est la première fois que le référendum est issu d'une initiative régionale (au moins 5 conseils régionaux/ ici 9 ont demandé la consultation populaire).
Plus d'explications ici :
http://www.latribune.fr/economie/intern ... 64769.html
ploumploum a écrit:A 19h, le taux de participation n'a pas encore franchi les 25 % : il pointe à 23,3 %.
ploumploum a écrit:La participation n'atteint même pas les 33 %
Sur la moitié des bureaux, le Oui pointe à 78 %
http://www.repubblica.it/static/special ... fresh_cens
spinto a écrit:Un nouveau point sur les prochaines élections locales, dont le premier tour est dans 3 semaines, pour actualiser la situation des forces en présence suite aux messages précédents (http://www.politiquemania.com/forum/politique-europe-f25/vie-politique-italienne-t3232-110.html#p90669) :
Rome :
Evolution notable dans la capitale italienne, puisque le 1er tour devait être l'occasion d'une lutte fratricide entre deux candidats de droite, G. Bertolaso, candidat Forza Italia de S. Berlusconi, et G. Meloni, présidente du parti Fratelli d'Italie (héritiers assumés du MSI néo-fasciste). Cette dernière prenant clairement le dessus dans les sondages, S. Berlusconi s'est résigné à retirer son candidat pour soutenir A. Marchini, candidat de centre-droit jusque là distancé dans les sondages, déjà soutenu par le Nuovo Centrodestra de A. Alfani et la Unione di Centro (parti principal de centre-droit depuis la recomposition des années 90, mais éclipsé par le NCD depuis les élections générales de 2013 - l'UdC faisait alors partie de la coalition Monti, perdant nombre de ses députés et sénateurs).
Plus étrange, A. Marchini est également soutenu par la Destra, parti d'extrême-droite, après le retrait de son candidat, F. Storace (qui n'était jamais parvenu à dépasser les 5 % dans les sondages).
Ces retraits ont évidemment impacté les sondages, sans pour autant menacer, jusqu'à présent, les deux favoris que sont les candidats du PD et du M5S, et qui se disputent la première place autour de 30%. Les deux candidats de droite bataillent ensuite pour la 3ème position, entre 15 et 20% des voix estimés. Le candidat de la Sinistra Italiana (gauche du PD) suit à distance entre 6 et 8 %.
Au 2nd tour, la candidate du M5S, V. Raggi est systématiquement donnée gagnante, avec jusqu'à 60 % des voix, confirmant la possibilité d'une victoire du M5S dans la capitale italienne.
Milan :
La Sinistra italiana s'est rallié au candidat du PD, ne laissant plus à gauche qu'un candidat du Partito della Rifondazione Comunista (scission du PCI historique, refusant le virage de celui-ci vers la social-démocratie au congrès de Bologne, le PRC réussit à conserver des parlementaires jusqu'en 2008 à l'extrême gauche du spectre politique italien, en participant toutefois à la plupart des coalitions de centre-gauche avant cette date).
C. Passera, candidat libéral (proche de M. Monti), a finalement renoncé, pour soutenir le candidat de Forza Italia, S. Parisi, qui a ainsi le soutien de l'ensemble des partis de droite (LN compris).
G. Sala (PD) et S. Parisi font la course en tête entre 35 et 40 %, le candidat du M5S, G. Corrado, ne les menaçant pas en ne parvenant pas à franchir la barre des 20 %.
Au 2nd tour, G. Sala conserve un avantage mais l'écart est faible, certains sondages donnant un quasi 50/50.
Naples :
Situation stabilisée à Naples où la menace d'une dissidence au PD est passée, A. Bassolino ne contestant plus la tête de liste à V. Valente, en dépit des irrégularités constatées lors de la primaire. A noter que V. Valente est également soutenue par le centre-droit (NCD et UdC).
Le maire sortant, L. de Magistris, est toujours donné en tête (32-38 %), et a même creusé son avance sur G. Lettieri (Forza Italia, 23-27 %) et V. Valente (20-22 %). Le candidat du M5S, M. Brambilla, tourne lui autour de 14-16 %.
Au 2nd tour, L. de Magistris est donné systématiquement gagnant, avec entre 52 et 63 % des voix (2 sondages autour de 52 %, 2 autres autour de 60 %...).
Turin :
Comme à Rome, la droite est divisée dans cette ville où elle n'est pas structurellement forte (à l'inverse de sa presque voisine Milan). Forza Italia et les deux principaux partis de centre-droit soutiennent O. Napoli ; LN et Fratelli d'Italia soutiennent A. Morano. C'est ce dernier qui semble prendre l'avantage (9 à 12 %, contre 5 à 9 % pour le premier), mais cette division semble devoir être fatale à la droite ici, tant les deux candidats sont distancés par le maire sortant PD, P. Fassino, qui est donné à au moins 39 %, et par la candidate du M5S, C. Appendino, qui tournerait autour des 30 %. A noter le score du candidat de la Sinistra Italiana, qui pourrait frôler les 10 % (et donc doubler les deux candidats de droite).
Au 2nd tour, le maire sortant serait réélu, mais avec une avance assez faible sur C. Appendino, ce qui n'exclut pas une surprise.
Retourner vers Politique en Europe
Utilisateurs parcourant ce forum: Aucun utilisateur enregistré et 6 invités