

Des ajustements au gouvernement
... Certains ministres se sont plaints d'être surchargés
La rumeur courait depuis quelques jours. Elle a pris une tournure officielle, hier après-midi. L'entourage de François Fillon, en visite au Kazakhstan, a laissé entendre que « des ajustements » allaient être opérés au sein du gouvernement. Plus de deux semaines après le remaniement, l'Elysée et Matignon réfléchiraient, en effet, à nommer de nouveaux secrétaires d'Etat.
Un double effet remaniement
La réflexion au sommet de l'Etat est double. En étoffant le nombre de secrétaires d'Etat, Nicolas Sarkozy pourrait, d'une part, soulager quelques ministres surchargés, mais surtout rassurer les centristes qui se considèrent comme les parents pauvres de ce remaniement.
En resserrant le nombre de portefeuilles, l'Elysée et Matignon ont, sans le vouloir, étendu le champ d'action de certains ministres. A la Défense, Alain Juppé a ainsi récupéré dans le même coup la défense des anciens combattants. Autre exemple : Brice Hortefeux, ministre de l'Intérieur, doit désormais aussi s'occuper de l'Immigration. Ce dernier se serait même plaint de la situation auprès de Nicolas Sarkozy, son « ami de trente ans ».
Mais en nommant quelques secrétaires d'Etat, le Président pourrait aussi rassurer la frange centriste, très véhémente depuis le remaniement. « J'en ai parlé au Premier ministre, nous a confié, hier, François Sauvadet, président du groupe Nouveau Centre à l'Assemblée. Il a conscience de tout ça. On ne peut pas faire partie de la majorité et être sans cesse exclu des postes à responsabilité... » Reste à trouver le bon moment pour opérer ces « ajustements ». Et leur donner du sens politique.
Soulagées d’avoir bien résisté au remaniement, Nadine Morano et Roselyne Bachelot semblent d’excellente humeur en cette fin d’automne. La preuve? Les deux ministres passent leur temps à s’envoyer des fleurs. Nadine Morano laisse ses dossiers famille et solidarité bien en ordre sur le bureau? Un bouquet. Bachelot rend hommage à l’action de Morano contre les violences faites aux femmes? Un autre bouquet. Reste à savoir si Bachelot, connue pour maltraiter ses secrétaires d’Etat, sera aussi prodigue envers Marie-Anne Montchamp.
Sarkozy exige de ses ministres davantage de discipline
06/01/2011
Lors de ses vœux, le chef de l'État a appelé à l'unité et mis en garde le gouvernement contre les polémiques internes .
C'est sur l'Hymne de l'amitié du compositeur belge Alain Crépin, joué par les musiciens de la Garde républicaine, que le gouvernement au grand complet est entré hier matin dans la cour de l'Élysée. Un choix musical qui ne doit rien au hasard. Car, d'amitié et de solidarité, il a été beaucoup question ensuite, lorsque Nicolas Sarkozy a présenté, lors du premier Conseil de l'année, ses vœux aux ministres. «C'est tous ensemble, unis, dévoués corps et âme à l'accomplissement du mandat que nous avons reçu des Français, que nous parviendrons à transformer notre pays », a dit le chef de l'État, en réponse aux vœux que venait de lui présenter François Fillon au nom du gouvernement. Chacun a immédiatement compris que les bisbilles récentes avaient fortement déplu au président. Ainsi a-t-il mis en garde les uns et les autres contre «les polémiques qui pourraient donner aux Français le sentiment de faire passer le souci d'un avenir personnel avant celui de l'intérêt général» et les anticipations d'«échéances électorales encore lointaines ».
Sans la citer, Nicolas Sarkozy visait en fait la ministre des Sports Chantal Jouanno qui s'était positionnée pour former un ticket avec François Fillon pour la mairie de Paris en 2014 et avait à la même occasion critiqué la maire du VIIe arrondissement Rachida Dati. «Le gouvernement doit rester uni en son sein et solidaire avec la majorité. C'est une question de d'efficacité mais aussi de dignité», a martelé le président de la République, dans une autre allusion aux querelles entre le ministre du Travail Xavier Bertrand et le secrétaire général de l'UMP Jean-François Copé sur les 35 heures. Autant dire que Nicolas Sarkozy souhaite faire régner la discipline, au sein de ce gouvernement de «professionnels», nommé il y a un mois et demi seulement.
Sarkozy ne l'entend pas de cette oreille. «Le gouvernement doit rester uni en son sein et solidaire avec la majorité. C'est une question d'efficacité mais aussi de dignité», a-t-il encore martelé, dans une autre allusion aux désaccords qui opposent cette fois le ministre du Travail, Xavier Bertrand, et le secrétaire général de l'UMP, Jean-François Copé, sur le dossier des 35 heures. Devant des journalistes de la presse quotidienne régionale qu'il a reçus hier, le président a indiqué qu'il ne souhaitait pas rouvrir ce dossier qui, pour lui, est réglé. Il le dira aujourd'hui lors des vœux aux partenaires sociaux.
Messages bien compris
Autant dire que Sarkozy souhaite faire régner la discipline, au sein de ce gouvernement de «professionnels» nommé il y a un mois et demi seulement. En fait, il veut que les ministres restent concentrés avant tout sur les réformes de 2011. Il a rappelé hier «les priorités fixées avec le premier ministre» : «la dépendance, l'emploi des jeunes, la réforme fiscale, l'introduction des jurys populaires dans l'application des peines et dans certaines affaires correctionnelles». Les ministres les plus assidus et les plus visibles pendant les fêtes ont été complimentés par le chef de l'État, qui a cité Alain Juppé, Nathalie Kosciusko-Morizet, Brice Hortefeux et Benoist Apparu. De fait, ces derniers n'avaient pas le teint hâlé de certains de leurs collègues, parmi lesquels Christine Lagarde, Luc Chatel, Éric Besson et… François Fillon.
Ces messages ont bien été compris des ministres. À commencer par Brice Hortefeux, l'ami du président. Comme le veut la coutume, il avait réuni hier matin, avant le premier Conseil de l'année, ses collègues pour un petit déjeuner au ministère de l'Intérieur. Avant de prendre place face à François Fillon dans le salon Claude-Érignac, Brice Hortefeux s'est entretenu cinq minutes avec le premier ministre, devant une fenêtre visible des journalistes. Manière pour les deux hommes de faire savoir que leurs relations sont désormais au beau fixe, après l'épisode des policiers condamnés par le tribunal de Bobigny. Devant ses collègues, le locataire de la Place Beauvau a ensuite multiplié les citations, convoquant tour à tour Einstein et Brel : «La vie, c'est comme une bicyclette. Pour ne pas perdre l'équilibre, il faut continuer d'avancer, a-t-il prévenu. Je vous souhaite des rêves et l'envie furieuse d'en réaliser quelques-uns.» «Surtout n'y voyez pas une allusion à 2012», a ironisé Hortefeux. Fort de ces conseils, le gouvernement a traversé la rue pour se rendre à pied à l'Élysée.
http://www.lefigaro.fr/politique/2011/01/05/01002-20110105ARTFIG00540-sarkozy-exige-de-ses-ministres-davantage-de-discipline.php

vudeloin a écrit:Je pense ainsi que Mercier et Leroy sont Ministres pour conserver leurs départements respectifs à droite

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