alamo a écrit:P. Braouezec était à la tribune aux Voeux de Saint-Denis, c'es là que lui et Russier ont annoncé qu'il prenait sa retraite d'élu municipal.
Oui, c'est sans doute la peur fantasmatique d'un fascisme incarné par le RN, entraînant chez beaucoup un réflexe pavlovien, qui l'avait conduit à cette contorsion intellectuelle qui a sidéré nombre de gens (dont moi)
Robert Hue, lui, avait viré depuis longtemps, voulant fondre le PCF dans la "gauche plurielle" jospinienne.
Déjà aux Municipales 2001 il avait soutenu des candidats PS dans des villes perdues au tour précédent, alors que depuis les années 80, la stratégie du PS, qui avait compris qu'il ne prendrait pas de mairies directement au PC, était justement d'y provoquer un passage à droite en espérant les récupérer plus tard. Des candidats PCF s'étaient d'ailleurs parfois présentés en bravant les consignes de leur Direction, et l'avaient emporté dans des villes comme Arles (Schiavetti) ou Sevran (Gatignon).
Puis ce fut la création du NEP en 2008, devenu MUP en 2009, qui a eu quelques miettes aux Régionales de 2010 sur les listes du PS, a soutenu Hollande en 2012, ce qui lui a valu un député en récompense.
Devenu MdP, son chef de file S. Nadot a voulu participer à la primaire socialiste, a été refusé, et du coup a soutenu Macron (comme Valls et De Rugy, bonjour les références; du moins Nadot n'avait pas, lui, signé l'engagement sur l'honneur (sic) à soutenir le vainqueur de la primaire. Pas le temps...)
Le ralliement à Macron a premis d'obtenir deux députés (toujours les deniers de Judas), à Montigny et à Toulouse, qui ont évidemment adhéré au groupe LREM. S. Nadot est même entré au conseil politique d'En Marche.
Ceci étant Nadot, qui a quand même des états d'ames et un fond de convictions de gauche, a assez vite rué dans les brancards, voté contre le budget et a été exclu du groupe fin 2018. Il a quitté LREM par la même occasion et doit se sentir mieux aujourd'hui, défendant des positions humanistes sur le Yémen ou l'Aquarius.
L'autre députée, Cécile Rilhac (à l'origine prof d'EPS, comme Nadot), est, elle, totalement inconnue du grand public, ne se distinguant en rien des godillots macronistes de base. La seule fois où elle s'est désolidarisée d'autres élus de son groupe, c'était quand A. Bergé avait annoncé vouloir voter l'interdiction du voile dans les sorties scolaires.
La boucle est bouclée avec le sujet sur les complaisances communautaristes...
Histoire d'une belle déchéance...
Historique très complet et qui présente l’intérêt de ne pas être de parti pris....
Pour ce qui concerne la " stratégie" du PS aux municipales qui aurait consisté à faire battre le PCF par la droite pour mieux revenir ensuite cela me semble être une réécriture de l'histoire assez alambiquée, d 'ailleurs de quels scrutins parle t-on? De 1983,de 1989 ? D'autres ? Il me semble que cela n'a absolument pas été une stratégie et que cette " analyse" à l'aulne de quelques situations éparses est une tentative de storytelling assez vaine , pour mieux stigmatiser une force politique ...
Ceci étant posé il serait utile de lister ici les communes ayant fait "l’itinéraire" PC>droite>PS au cours des 50 dernières années.
On constatera alors que même si quelques cas apparaissent ils sont dus à des situation locales assez particulières.
Et quand ce type de stratégie est décidée par un parti l'on constate qu'elle n'a que fort peu d’effets . Un cas est bien connu quand en 1981 certains cadres du ......PCF firent voter Giscard en sous-main, pour empêcher l'élection de Mitterrand .. Ce vote " révolutionnaire" ne fut pas vraiment une réussite pour ses instigateurs ....