newritture a écrit:En 2021 et 2023 le dernier siège s'est joué à 55-57 voix. Il faut prendre en compte qu'il existe un quota de grands électeurs non affiliés à un parti ou de petits partis (Place Publique et Volt ont des sièges, je pense que Génération.s a quelques élus aussi).
newritture a écrit:Je confirme mes premiers ressentis avec la quasi intégralité des résultats.
Au niveau des sénatoriales (6 sièges renouvelables cette année et 6 la prochaine fois avec le même corps électoral...)
Les écologistes seuls font au moins 1 siège.
Le PS seul fait au moins 1 siège.
LFI est loin d'1 siège.
Un 3e siège à gauche est gagnable sur le papier (plutôt pour les écologistes).
Au centre et à droite, il y aura au moins 3 listes (ASFE, qui siége au RDSE, UDI-UC et LR), les listes LR et ASFE devraient faire leur siège mais les allégeances sont moins affichées et plus brouillonnes. Renaissance a aussi une sortante, Horizons a quelques élus...
A l'extrême-droite, pas de siège à mon avis.
Ce qui donne :
Gauche : 2 à 3 sièges (=/+1), dont 1 écolo et 1 PS, peut être un 2e écolo
Centre/Droite : 2 à 3 sièges (=/-1), dont 1 ASFE (RDSE) et 1 LR, peut-être un 2e LR ou 1 Renaissance ou 1 Horizons ou 1 UDI
PhB a écrit:J'ai une question sur le mode de scrutin :
Si j'ai bien compris, les conseillers sont élus à la proportionnelle (plus forte moyenne) - sauf lorsqu'il y en a un seul évidemment -, puis les délégués sont élus eux aussi à la proportionnelle mais en tenant compte uniquement du nombre de délégués et pas de l'addition conseillers + délégués.
Associé au seuil d'éligibilité de 5%, ce double calcul a tendance à favoriser les listes qui emportent le plus de suffrages.
Ai-je bien compris ?
Que se passe-t-il quand il y a un seul délégué ?
PhB a écrit:Merci
Par ailleurs la répartition des conseillers et délégués par secteurs est, elle aussi, très inégalitaire par plusieurs aspects :
. Le nombre de conseillers n'est pas proportionnel quand il y a peu d'expatriés, et passe de 2 en 2 (circos à 1 conseiller, 3 mais pas 2 !?) -> forte surreprésentation de ces secteurs avec, de surcroît, de gros effets de seuil
. Le nombre de délégués est de 1 pour 10000 inscrits (au-delà des 10000 premiers) alors que les circos peu peuplées ont déjà 3 conseillers dès 2191 inscrits et 4 dès 8215...
Donc là aussi forte surreprésentation des zones avec peu d'inscrits.
. Et je n'ai pas étudié le découpage qui définit justement quelles zones ont peu d'inscrits (et seront surreprésentées) et lesquelles seront regroupées en "grosses" circonscriptions avec beaucoup d'inscrits (sous-représentées)
Enfin la Constitution est assez contradictoire en précisant que le Sénat représente les territoires et, par ailleurs, en exigeant que les Français de l'étranger y soient représentés, alors que par définition ils ne sont présents dans aucun territoire français ! ?
jordan a écrit:PhB a écrit:Merci
Par ailleurs la répartition des conseillers et délégués par secteurs est, elle aussi, très inégalitaire par plusieurs aspects :
. Le nombre de conseillers n'est pas proportionnel quand il y a peu d'expatriés, et passe de 2 en 2 (circos à 1 conseiller, 3 mais pas 2 !?) -> forte surreprésentation de ces secteurs avec, de surcroît, de gros effets de seuil
. Le nombre de délégués est de 1 pour 10000 inscrits (au-delà des 10000 premiers) alors que les circos peu peuplées ont déjà 3 conseillers dès 2191 inscrits et 4 dès 8215...
Donc là aussi forte surreprésentation des zones avec peu d'inscrits.
. Et je n'ai pas étudié le découpage qui définit justement quelles zones ont peu d'inscrits (et seront surreprésentées) et lesquelles seront regroupées en "grosses" circonscriptions avec beaucoup d'inscrits (sous-représentées)
Enfin la Constitution est assez contradictoire en précisant que le Sénat représente les territoires et, par ailleurs, en exigeant que les Français de l'étranger y soient représentés, alors que par définition ils ne sont présents dans aucun territoire français ! ?
Ce ne sont pas les seules aberrations de ces 'parlementaires des Français de l'Etranger".
Historiquement, et par essence, les parlementaires sont apparus pour voter et légitimer démocratiquement les impôts, ce dès 1789.
Or les Français de l'étranger par définition (sauf sur leurs éventuelles activités et ressources purement françaises, et pour peu qu'ils passent moins de 180 jours par an en France) ne paient pas les impôts français sur lesquels se prononcent les parlementaires. Le mandat de ces parlementaires n'a donc rien de légitime.

PhB a écrit:jordan a écrit:PhB a écrit:...Donc là aussi forte surreprésentation des zones avec peu d'inscrits.
Et je n'ai pas étudié le découpage qui définit justement quelles zones ont peu d'inscrits (et seront surreprésentées) et lesquelles seront regroupées en "grosses" circonscriptions avec beaucoup d'inscrits (sous-représentées)
Enfin la Constitution est assez contradictoire en précisant que le Sénat représente les territoires et, par ailleurs, en exigeant que les Français de l'étranger y soient représentés, alors que par définition ils ne sont présents dans aucun territoire français ! ?
Ce ne sont pas les seules aberrations de ces 'parlementaires des Français de l'Etranger".
Historiquement, et par essence, les parlementaires sont apparus pour voter et légitimer démocratiquement les impôts, ce dès 1789.
Or les Français de l'étranger par définition (sauf sur leurs éventuelles activités et ressources purement françaises, et pour peu qu'ils passent moins de 180 jours par an en France) ne paient pas les impôts français sur lesquels se prononcent les parlementaires. Le mandat de ces parlementaires n'a donc rien de légitime.
C'est une analyse intéressante. Symétriquement, il est donc totalement légitime d'accorder inconditionnellement le droit de vote pour les élections parlementaires à toutes les personnes qui vivent en France - et y payent leurs impôts, ne serait-ce que la TVA -, quelle que soit leur nationalité.
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