vudeloin a écrit:Pour Robespierre (et Kerxizor) afin que les choses soient encore plus précises;
Emplois dans les régions et départements en 2001 : 193 032
Emplois dans les régions et départements fin 2008 : 355 560
Différence : 162 528 emplois dont 130 000 transférés par l'Etat...
En 2004, le RMI a été transféré aux départements, financé par la part départementale de la TIPP et les années 2000 ont connu la montée en charge de l'Allocation personnalisée d'autonomie des personnes âgées qui a motivé, entre autres, la réalisation de structures, d'équipements et d'équipes pour intervenir et agir auprès des allocataires et de leurs familles.
Le tout dans un contexte où le pouvoir d'achat des dotations budgétaires, à structure constante, s'est effectivement réduit.
Je reviens quelque peu sur la question des embauches dans le secteur public local, puisque la discussion avait porté sur les évaluations contradictoires de la situation.
Dans un document édité par le Centre National de la Fonction Publique Territoriale en mars 2011 sur les « Tendances de l’emploi territorial », que j’ai retrouvé au milieu de quelques autres, quelques éléments appellent réflexion.
Un, deux tiers des recrutements opérés par les collectivités territoriales ne visent qu’au simple renouvellement des postes laissés vacants pour cause de départ en retraite.
Deux, les deux tiers des collectivités locales n’envisageaient en 2011 strictement aucune espèce de recrutement.
En effet, 9 % des communes de moins de 1 000 habitants manifestaient une intention de créer un ou des postes, 14 % de celles situées entre 1 000 et 3 500 habitants, 37 % dans la strate 3 500 / 9 000 habitants et 49 % dans la tranche au dessus.
A noter également que seulement 27 % des communautés de communes manifestaient le souhait de recruter, pourcentage évidemment supérieur à celui des communes de faible population mais loin d’être excessif.
Parmi les points forts des secteurs tendant à recruter, la note du CNFPT précisait par ailleurs que les pôles « propreté, déchets, environnement » et « affaires scolaires » venaient en tête des préoccupations des élus.
Demande également assez forte dans le domaine de la « petite enfance » tandis que les services techniques et les services administratifs et juridiques étaient ceux où le non remplacement des départs en retraite était le plus susceptible d’être mis en œuvre.
Pour que chacun ait en vue les grandes masses, sur 1 844 000 agents du secteur public local, 502 000 sont employés dans les services techniques, 471 000 dans le champ des prestations sociales et culturelles (surtout dans le social d’ailleurs) et 408 000 dans le domaine de l’enfance et de la jeunesse.
Dernier détail qui a son intérêt : le poste le plus dynamique en termes de hausse des effectifs en 2010 n’est pas celui des titulaires (progression de 1,2 % du total de par de nouveaux transferts de personnels de l’Etat ou titularisation de stagiaires), ni même celui des contractuels permanents (hausse de 3 %), mais celui des personnes employées sous contrat aidé (hausse de plus de 40 % en 2009).
Comme quoi, quand on rentre dans le fond du débat…