lindet a écrit:Ce serait amusant parce qu'outre l'Occitanie, "Les Radicaux de Gauche" semblent un peu implantés dans le Pas-de-Calais avec leur co-président, l'ancien député-maire Stéphane Saint-André, devenu rival de Jacques Mellick désormais au MDC recréé. Marie-Noëlle Lienemann a été un moment députée de Béthune et devait prendre le relais de Jacques Mellick. On s'y perd un peu et on comprend l'électorat d'avoir choisi une liste centriste aux choix sans doute plus simples. Paul Dhaille du Havre en serait aussi ? Cela ferait un ensemble socialisto-radicalo-laïque en effet pour appuyer Mélenchon dès le premier tour. Difficile de savoir si électoralement cela pèse vraiment un petit peu ?
Le MRC (qui a des liens avec la GRS) est bien implanté dans le Pas-de-Calais, tout comme l'un des co-présidents du PRG, Stéphane Saint-André, candidat malheureux à Béthune ce 15 mars. Il ne faut jamais oublier que la co-présidence de LRDG par Stéphane Saint-André et Virginie Rozière est un mariage de raison : c'est Stéphane Saint-André qui avait proposé à Virginie Rozière de faire une seule formation issue du PRG avant la réunification des radicaux (PRG et valoisiens) dans le MRSL. Par la suite, Virginie Rozière avait largement occupé le devant de la scène médiatique - jusqu'à avoir perdu la présidence de l'Office régional de tourisme d'Occitanie ces dernières semaines, après un conflit avec le directeur général. La présidente de région, Carole Delga (PS), avait désavoué Virginie Rozière, qui a un caractère très trempé (pas sûr que son arrivée soit de tout repos pour la GRS...), et dont les changements de pied sont difficiles à suivre (elle avait montré une proximité avec Benoît Hamon, avant de tenter de rejoindre le PS et Place publique aux européennes ; elle avait soutenu Mohed Altrad, macronisant, à Montpellier, avant de rejoindre l'écologiste Clothilde Ollier).
Sinon, l'ancien député Paul Dhaille au Havre est membre d'une section LRDG, sans être toutefois président de fédération - comme il le dit lui-même, le septuagénaire a passé l'âge des ambitions politiques (il clôturait la liste EELV-PS). Comme dans l'Eure voisine, LRDG a remplacé localement le PRG et a obtenu quelques succès ce 15 mars (cf. ma présentation des résultats du PRG aux municipales de 2020 dans les deux anciens départements de Haute-Normandie, sur le fil de discussion dédié). Pour sa part, le président départemental de LRDG dans l'Eure, Olivier Taconet, avait désavoué la direction nationale de LRDG de ne plus soutenir la liste Glucksmann, quand la PRG Nadège Désir avait remplacé Virginie Rozière sur la liste des européennes. Il n'est pas certain que tous les LRDG suivent une adhésion à la GRS.
Quand aux effectifs de LRDG, la publication des comptes de campagne au Journal officiel fait apparaître un peu plus de 3 000 euros de cotisations en 2018, soit 150 adhésions sur la base d'adhésions à 20 euros (les "jeunes" de LRDG, âgés de moins de 30 ans et dont la cotisation est d'un montant réduit, se comptaient alors sur les doigts d'une main) - mais c'était avant que le PRG ne se reconstitue. Une trentaine d'adhérents de Seine-et-Marne et de Paris, entre autres, n'ont pas réadhéré en 2019. En sens inverse, l'ancien adjoint socialiste de Martine Aubry, Jacques Mutez, avait rejoint les LRDG, après avoir été tête de liste aux municipales en 2014, sans grand succès.
Enfin, le maire GRS de La Seyne était soutenu par des radicaux issus du PRG mais restés, eux, au Mouvement radical social-libéral.