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La vie politique au Brésil

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Re: La vie politique au Brésil

Messagede Corondar » Lun 18 Avr 2016 13:22

Là où la présidente a clairement fauté à mon sens, c'est en proposant à Lula d'entrer au gouvernement pour lui permettre d'échapper à la justice. C'était vraiment pas malin d'agir ainsi.
Après, nous sommes d'accord, beaucoup de ces accusateurs nous la jouent très hypocrite puisque leurs casseroles sont souvent bien pires.
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Re: La vie politique au Brésil

Messagede ploumploum » Lun 18 Avr 2016 13:31

Résumé de la suite de la procédure :

le Sénat (81 élus) doit constituer aussi une commission spéciale (composée de 21 élus) qui fera un premier rapport sur l'admission ou non de la procédure. Ce rapport sera ensuite soumis au vote des sénateurs en séance plénière. (vers le 10-11 mai pour l'instant). Si 41 sénateurs approuvent l’admissibilité de la procédure de destitution, alors DIlma Rousseff est écartée du pouvoir pour 180 jours maximum.

Le vice-président assure l'intérim. Ensuite, le dossier retourne devant la commission spéciale du Sénat où comme à la Chambre des Députés, un "procès" a lieu avec l'audition des différents camps. Là encore, un rapport sera établi. Nouveau vote de sénateurs.

Puis séance extraordinaire (présidée par le Président du STF) pour valider ou non la destitution de Dilma Rousseff.

http://g1.globo.com/politica/processo-d ... enado.html

Une incertitude demeure sur les délais car les pro-destitution vont mettre la pression sur Renan Calheiros pour que la procédure soit rapide.

http://g1.globo.com/politica/processo-d ... enado.html

http://oglobo.globo.com/brasil/impeachm ... o-19112364
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Re: La vie politique au Brésil

Messagede anjou49 » Lun 18 Avr 2016 13:34

Pour avoir regardé une partie de la séance de vote sur la procédure de destitution de la présidente, il est vrai que c'était folklorique, mais par moments, cela me rappelle les débats dans notre Assemblée nationale sans les banderoles et les cotillons toutefois. Il faut préciser que les députés avaient 10 secondes pour donner leur réponse (SIM ou NAO) mais certains (nombreux) sont parti sur des tirades assez longues.

Peux-t-on dire que c'est un coup d’État ? Non car la procédure est établie par la constitution de la République fédérative du Brésil de 1988. Cette procédure a été engagé déjà, en 1992, contre le président de la République, Fernando Collar, suspendu pour corruption.

Certains disent que cette procédure a été instrumentalisée par le vice-président (qui est un rôle de potiche au Brésil sans pouvoir réel), Michel Temer et par le président de la chambre des députés, Eduardo Cunha, qui sont tous les deux empêtrer dans des affaires de corruption et d'évasion fiscale ? Oui, en partie, mais la procédure de destitution a été lancer par deux juristes, Miguel Reale et Helio Bicudo. Ce dernier est un membre fondateur du parti des travailleurs (PT) de Lula et Dilma Rousseff. Donc il existe aussi une contestation qui touche, en interne, le parti des travailleurs et des ex-membres contre la présidente. Et plus largement, par une partie de la «gauche» brésilienne.

Est que les valeurs démocratiques fonctionnent-elles au Brésil ? Pour ce qui concerne les valeurs de la démocratie, oui, je pense que le peuple brésilien y est attaché. Il exprime un ras-le-bol de leur système politique mais la démocratie fonctionne mieux, en effet, les contestations populaires, les lois anti-corruption ont, d'une certaine manière, renforcées la démocratie brésilienne et maintenant toute personne politique n'est plus sur un piédestal. Dilma Rousseff est le symbole d'un régime politique à bout de souffle, particratie et corrompu. Elle a aussi «soutenu» implicitement la corruption en nommant des ministres corrompus ou des hommes politiques qui veulent éviter la justice comme Lula. Elle est la première à tomber mais les autres la suivront

Et si la «droite» revenait au pouvoir, cela serait-il la fin des politiques mises en place pour Lula et Rousseff ? Pour avoir discuté avec des Brésiliens vivant en France, que je connais. Le mieux pour le Brésil, est que Dilma Rousseff doit démissionner vu ce qu'elle laisse de son passage à la tête du premier pays de l'Amérique du Sud. Une situation économique et financière catastrophique avec une croissance nulle et une récession, avec une baisse de la production industrielle, des investissements, de la consommation, du commerce extérieur, hausse du chômage, l'augmentation de l'inflation et un réal qui perd de sa valeur face au dollar. Et une situation sociale pire, qu'avant les politiques mises en place par Lula, avec une augmentation de la pauvreté et un écart entre les classes aisées et populaires qui s’accentuent. La «droite» brésilienne n'aura pas à revenir sur les politiques établies par le PT depuis 14 ans car elle a déjà fait le travail en adoptant une politique d'austérité en coupant dans tous les programmes sociaux, d'éducation et d'investissement qui ont aidé à sortir plusieurs centaines de milliers pauvres au Brésil mais elle les remet de plus en plus dedans.

Et s'il y avait des élections, ce n'est ni le candidat de la «gauche», l'ancien président Lula (PT) ni le candidat de la «droite», Aecio Neves (PSDB) qui serait en mesure de mettre fin aux crises politiques, économiques et morales du Brésil mais la candidate écologiste, Marina Silva, qui incarne cette troisième voie entre la «gauche» et la «droite». Ou encore une personne de la société civile, le juge fédéral qui a conduit l'opération Lava Jato, Sergio Moro
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Re: La vie politique au Brésil

Messagede ploumploum » Lun 18 Avr 2016 14:29

anjou49 a écrit:Pour avoir regardé une partie de la séance de vote sur la procédure de destitution de la présidente, il est vrai que c'était folklorique, mais par moments, cela me rappelle les débats dans notre Assemblée nationale sans les banderoles et les cotillons toutefois. Il faut préciser que les députés avaient 10 secondes pour donner leur réponse (SIM ou NAO) mais certains (nombreux) sont parti sur des tirades assez longues.

Peux-t-on dire que c'est un coup d’État ? Non car la procédure est établie par la constitution de la République fédérative du Brésil de 1988. Cette procédure a été engagé déjà, en 1992, contre le président de la République, Fernando Collar, suspendu pour corruption.

Certains disent que cette procédure a été instrumentalisée par le vice-président (qui est un rôle de potiche au Brésil sans pouvoir réel), Michel Temer et par le président de la chambre des députés, Eduardo Cunha, qui sont tous les deux empêtrer dans des affaires de corruption et d'évasion fiscale ? Oui, en partie, mais la procédure de destitution a été lancer par deux juristes, Miguel Reale et Helio Bicudo. Ce dernier est un membre fondateur du parti des travailleurs (PT) de Lula et Dilma Rousseff. Donc il existe aussi une contestation qui touche, en interne, le parti des travailleurs et des ex-membres contre la présidente. Et plus largement, par une partie de la «gauche» brésilienne.

Est que les valeurs démocratiques fonctionnent-elles au Brésil ? Pour ce qui concerne les valeurs de la démocratie, oui, je pense que le peuple brésilien y est attaché. Il exprime un ras-le-bol de leur système politique mais la démocratie fonctionne mieux, en effet, les contestations populaires, les lois anti-corruption ont, d'une certaine manière, renforcées la démocratie brésilienne et maintenant toute personne politique n'est plus sur un piédestal. Dilma Rousseff est le symbole d'un régime politique à bout de souffle, particratie et corrompu. Elle a aussi «soutenu» implicitement la corruption en nommant des ministres corrompus ou des hommes politiques qui veulent éviter la justice comme Lula. Elle est la première à tomber mais les autres la suivront

Et si la «droite» revenait au pouvoir, cela serait-il la fin des politiques mises en place pour Lula et Rousseff ? Pour avoir discuté avec des Brésiliens vivant en France, que je connais. Le mieux pour le Brésil, est que Dilma Rousseff doit démissionner vu ce qu'elle laisse de son passage à la tête du premier pays de l'Amérique du Sud. Une situation économique et financière catastrophique avec une croissance nulle et une récession, avec une baisse de la production industrielle, des investissements, de la consommation, du commerce extérieur, hausse du chômage, l'augmentation de l'inflation et un réal qui perd de sa valeur face au dollar. Et une situation sociale pire, qu'avant les politiques mises en place par Lula, avec une augmentation de la pauvreté et un écart entre les classes aisées et populaires qui s’accentuent. La «droite» brésilienne n'aura pas à revenir sur les politiques établies par le PT depuis 14 ans car elle a déjà fait le travail en adoptant une politique d'austérité en coupant dans tous les programmes sociaux, d'éducation et d'investissement qui ont aidé à sortir plusieurs centaines de milliers pauvres au Brésil mais elle les remet de plus en plus dedans.

Et s'il y avait des élections, ce n'est ni le candidat de la «gauche», l'ancien président Lula (PT) ni le candidat de la «droite», Aecio Neves (PSDB) qui serait en mesure de mettre fin aux crises politiques, économiques et morales du Brésil mais la candidate écologiste, Marina Silva, qui incarne cette troisième voie entre la «gauche» et la «droite». Ou encore une personne de la société civile, le juge fédéral qui a conduit l'opération Lava Jato, Sergio Moro


On n'a jamais dit que c'était un coup d''Etat. Moi je pointe seulement des défaillances sur la forme. Que des élus impliqués dans diverses affaires puissent participer à une telle procédure, je trouve cela anormal/

Sinon, c'est Fernando Collor de Mello, le président "destitué" en 1992. (je mets les guillemets car il a démissionné juste avant le vote définitif du Sénat)


anjou49 a écrit:Pour avoir regardé une partie de la séance de vote sur la procédure de destitution de la présidente, il est vrai que c'était folklorique, mais par moments, cela me rappelle les débats dans notre Assemblée nationale sans les banderoles et les cotillons toutefois. Il faut préciser que les députés avaient 10 secondes pour donner leur réponse (SIM ou NAO) mais certains (nombreux) sont parti sur des tirades assez longues.

Peux-t-on dire que c'est un coup d’État ? Non car la procédure est établie par la constitution de la République fédérative du Brésil de 1988. Cette procédure a été engagé déjà, en 1992, contre le président de la République, Fernando Collar, suspendu pour corruption.

Certains disent que cette procédure a été instrumentalisée par le vice-président (qui est un rôle de potiche au Brésil sans pouvoir réel), Michel Temer et par le président de la chambre des députés, Eduardo Cunha, qui sont tous les deux empêtrer dans des affaires de corruption et d'évasion fiscale ? Oui, en partie, mais la procédure de destitution a été lancer par deux juristes, Miguel Reale et Helio Bicudo. Ce dernier est un membre fondateur du parti des travailleurs (PT) de Lula et Dilma Rousseff. Donc il existe aussi une contestation qui touche, en interne, le parti des travailleurs et des ex-membres contre la présidente. Et plus largement, par une partie de la «gauche» brésilienne.

Helio Bicudo est un ex-membre du PT. Il s'est éloigné du parti il y a 10 ans et a soutenu notamment Marina Silva puis José Serra (PSDB) en 2010.
"Certains disent"...Au risque de me répéter, Cunha a miraculeusement sorti la procédure de son tiroir quand la justice a commencé à s'intéresser à lui... et quand vous avez un M.Temer qui enregistre un "discours" à la Nation avant même le vote, eh bien cela provoque naturellement la colère des PTistes.

anjou49 a écrit:Est que les valeurs démocratiques fonctionnent-elles au Brésil ? Pour ce qui concerne les valeurs de la démocratie, oui, je pense que le peuple brésilien y est attaché. Il exprime un ras-le-bol de leur système politique mais la démocratie fonctionne mieux, en effet, les contestations populaires, les lois anti-corruption ont, d'une certaine manière, renforcées la démocratie brésilienne et maintenant toute personne politique n'est plus sur un piédestal. Dilma Rousseff est le symbole d'un régime politique à bout de souffle, particratie et corrompu. Elle a aussi «soutenu» implicitement la corruption en nommant des ministres corrompus ou des hommes politiques qui veulent éviter la justice comme Lula. Elle est la première à tomber mais les autres la suivront


Rousseff est celle qui a éjecté pas moins d'une demi-douzaine de ministres en quelques mois en 2011, juste après son investiture. Certains disent que c'est à partir de ce moment que les ennuis ont commencé (faire brutalement le ménage n'est pas apprécié de tous.)

Quant à Marina Silva, je n'ai pas lu le portrait élogieux du Monde, mais je rappelle que cette candidate présentée comme "socialiste" en 2014 réussissait l'exploit de faire monter la bourse en montant dans les sondages...


Rappel : politique-monde-f26/election-presidentielle-octobre-2014-bresil-t3784-10.html#p67162

http://www.lemonde.fr/ameriques/article ... _3222.html
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Re: La vie politique au Brésil

Messagede Eco92 » Lun 18 Avr 2016 16:11

Silva est plutôt présentée comme écolo et pro-indiens, ce qu'elle est, mais aussi évangélistes très conservatrice sociétalement. Pas corrompue a priori à ce jour cependant je crois ?
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Re: La vie politique au Brésil

Messagede cevenol30 » Mar 19 Avr 2016 22:31

Si la Bourse montait quand Marina Silva montait, c'est surtout parce que l'espoir de voir Dilma Roussef partir augmentait (car perçue comme inefficace dans son action économique)...
Ceci dit, il va falloir que Marina Silva se rappelle au bon souvenir des électeurs. A priori ce sont surtout les centristes ex-alliés du PT ainsi que la droite qui vont sortir renforcés de la séquence "destitution" (très probable, maintenant qu'il n'y a plus de majorité qualifiée à passer). La gauche dure, elle, a soutenu "Dilma" jusqu'au bout pour défendre les communautés menacées de paupérisation (et là aussi, ce n'est pas si simple).
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Re: La vie politique au Brésil

Messagede ploumploum » Mar 19 Avr 2016 22:35

Il y a toujours un vote à la majorité qualifiée à passer au Sénat (le vote final)
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Re: La vie politique au Brésil

Messagede ploumploum » Mer 20 Avr 2016 10:46

Deux réactions parmi d'autres lors du vote de la Chambre :

Jean Wyllys, député du PSOL (gauche de la gauche, dans l'opposition au Gvt Rousseff)

“Je veux dire que j’ai honte de participer à la farce de cette élection indirecte, conduite par un voleur et ourdie par un traître conspirateur.”

“Au nom des communautés homosexuelles, du peuple noir exterminé dans les quartiers périphériques, des sans-toit, des sans-terre, je vote non à ce Coup d’État”


http://www.les-crises.fr/une-coalition- ... -rousseff/

Le député Jair Bolsonaro :
Contra o comunismo, pela nossa liberdade, contra o Foro de São Paulo, pela memória do coronel Carlos Alberto Brilhante, o pavor de Dilma Rousseff, pelo exército de Caxias, pelas Forças Armadas, o meu voto é sim"


Pour résumer, un hommage aux tortionnaires de Dilma Rousseff lorsque celle-ci était prisonnière de la junte militaire.
http://www.brasilpost.com.br/2016/04/19 ... 28050.html


Sinon deux ajouts concernant ma réaction au message d'anjou49 :
- depuis quand les mauvaises performances économiques constituent un motif suffisant pour destituer un chef de l'Etat ?
- Michel Temer est tout sauf un vice-président "potiche". Surtout quand vous êtes le leader du PMDB, puissant parti pivot du Brésil.
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Re: La vie politique au Brésil

Messagede Relique » Mer 20 Avr 2016 10:49

ploumploum a écrit:Le député Jair Bolsonaro :
Contra o comunismo, pela nossa liberdade, contra o Foro de São Paulo, pela memória do coronel Carlos Alberto Brilhante, o pavor de Dilma Rousseff, pelo exército de Caxias, pelas Forças Armadas, o meu voto é sim"


Pour résumer, un hommage aux tortionnaires de Dilma Rousseff lorsque celle-ci était prisonnière de la junte militaire.
http://www.brasilpost.com.br/2016/04/19 ... 28050.html


Une historienne revenait d'ailleurs dans Marianne sur les différentes interventions des députés ( http://www.marianne.net/agora-destituti ... 1461050561 )

Dans un grand élan de selfie collective, plus des deux tiers des députés ont profité de leur trois minutes de notoriété pour souhaiter en direct l’anniversaire du petit dernier ou de leur vieille maman, invoquer leur Église évangélique, Dieu et leur famille, à évoquer sans rire leur lutte contre la corruption sous les yeux d’Eduardo Cunha, traité pour sa part de « gangster » et de « bandit » par quelques députés.

Pendant cette nuit de Walpurgis en plein Brasilia, au milieu des pancartes vertes et jaunes congédiant la présidente avec d’élégants « Ciao chérie », le député d’extrême droite Jair Bolsonaro a profité de la curée générale pour dédier son vote à la mémoire le colonel Ustra, tortionnaire patenté et bourreau personnel de Dilma Rousseff, prisonnière politique pendant la dictature militaire (1964-1985).
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Re: La vie politique au Brésil

Messagede cevenol30 » Jeu 21 Avr 2016 22:41

Lula n'est pas tout à fait au bout de sa carrière politique.
Sa nomination comme ministre "da Casa Civil" a été repoussée sine die mercredi. Il se peut que ce poste, même s'il était confirmé, ne dure que peu de temps, le temps pour les sénateurs de suspendre (puis de démettre) Roussef.
Il compte être candidat en 2018.
http://www.lepoint.fr/monde/lula-heros- ... 035_24.php

http://www.lepoint.fr/monde/bresil-lula ... 510_24.php

Pour cette future élection (2018 normalement mais la question doit être le traditionnel "si le premier tour avait lieu dimanche prochain" qui prend une autre saveur):
Malgré ses ennuis judiciaires, il [Lula] arriverait avec 21% des voix en tête au premier tour de l'élection présidentielle de 2018 à laquelle, à 70 ans, il est déjà pré-candidat, selon un sondage Datafolha du 10 avril.
Il devancerait l'écologiste Marina Silva (19%) et le chef de l'opposition de centre-droit Aecio Neves (17%), rival malheureux de Mme Rousseff en 2014, et de très loin le vice-président Temer (1 à 2%).
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