de VIC57 » Ven 15 Sep 2023 13:53
La Moselle fait partie des départements qui comptent le plus de candidatures, 13 listes (seuls à ma connaissance le Nord, la Nièvre et les Français de l'étranger en comptent plus).
On est pas loin du record de 2001, quand 14 listes se présentaient (cela avait fait à l'époque les affaires de Jean-Louis Masson en dissident RPR, la division générale de la droite ayant permis au PS d'enlever 3 sièges sur 5, il faut dire que la tête de liste Jean-Pierre Masseret était déjà sénateur depuis 1983, ministre de Jospin, et qu'il surfait sur la bonne forme du PS dans ces années là ).
Concernant les probabilités, il apparait assez certain que Jean-Marie Mizzon (tête de liste UDI/LR majorité sénatoriale) et Michael Weber (PS, avec 400 voix environ) seront élus. Les trois autres sièges sont incertains, même si il est quasi certain qu'aucune autre liste de gauche ne réussira et que les trois en questions sont disputés par la droite, le centre et le RN.
Le Quotient électoral se situe autour de 570 voix. Jean-Marie Mizzon peut compter, selon mes calculs, sur 825 voix théoriques, seulement si l'on suppose que tous les élus des mairies dirigées par LR ou l'UDI votent de manière cohérente. Sur le papier, cela peut permettre à sa deuxième de liste, la sortante Catherine Belrhiti, (devenue sénatrice suite à la démission du maire de Metz en 2020) LR d'être réélue. Or dans le secret de l'isoloir, chacun fait ce qu'il veut...
L'autre sénatrice sortante, Christine Herzog (UC), qui avait été élue à la surprise générale en deuxième de liste de Masson, conserve à mon sens des chances sérieuses. Elle a plutôt une bonne cote dans la ruralité, réélue conseillère départementale en 2021 et sa liste est sérieuse.
Du côté d'Anne Boucher, candidate Horizons, sans aucun mandat, cela va être difficile. Elle est certes soutenue par de grandes villes comme Thionville et Montigny lès Metz, mais en dehors de ce vote politique, elle est quasiment inconnue, sans compter que la candidature du PRV Salvatore Coscarella (président de l'agglo de Saint-Avold) va l'handicaper.
Pour Jérémy Aldrin (macroniste ex-Horizons, sans mandat) qui avait fait 173 voix en 2017, sa persévérance peut l'amener à maintenir son score mais à mon avis pas plus, personne ne comprenant vraiment le sens de sa candidature.
Le LR dissident Laurent Muller, maire de Hombourg-Haut et CD, peut capter pas mal de voix de ceux qui contestent la liste Mizzon. En Moselle-est, il est assez connu mais sa candidature tardive et le fait qu'il ne fasse pas campagne ne lui permettra que de prendre des voix à la liste UDI/LR.
Enfin s'agissant du RN, nous verrons si le maire de Vannecourt Michel Rambour arrive à capter un électorat rural divers droite, ce qui semble possible à l'heure actuelle. Il dispose du soutien des trois députés RN du département.
Sur le papier, cela donnerait :
Mizzon : 825 voix (2 sièges)
Weber : 400 voix (1 siège)
Herzog : 325 voix (1 siège)
Rambour : 300 voix (1 siège)
Boucher : 280
Aldrin : 200
Coscarella : 150
Muller : 100
Gasparella (COM/PRG) : 100
Secondé (LFI) : 50
Laux, Brême et Levée : 120 voix à eux trois
Toutefois, l'impression qui ressort est que la liste Mizzon (qui revendique d'atteindre même les 3 élus) ne soulève pas les foules et je doute qu'elle soit en capacité de sur-performer, d'autant que Catherine Belrhiti ne fait pas l'unanimité, loin de là , comme représentante LR.
Il suffirait par exemple que, sur le potentiel de 825 voix pour Mizzon, 200 voix se dirigent vers d'autres candidats de droite, centre et RN, pour que son deuxième siège soit compromis. Dans cette hypothèse, à la plus forte moyenne, un élu par liste, au profit de Boucher (ou d'un autre candidat type Aldrin ou Coscarella) :
Mizzon : 625 (1)
Weber : 400 (1)
Herzog : 375 (1)
Rambour 330 (1)
Boucher : 325 (1)
Aldrin : 225
Coscarella : 175
Muller : 125
Gasparella : 100
Secondé : 50
Laux, Brême et Levée : 120 voix à eux trois