
en cas de dissolution, puis de législatives anticipées trop près du mois du 15 mars, date à laquelle doit avoir lieu le premier tour des prochaines municipales, le calendrier électoral pourrait être modifié.
[...] La Constitution prévoit en effet un délai de 40 jours pour tenir des élections législatives, après une dissolution de l’Assemblée nationale par le Président de la République. Si Emmanuel Macron décide à nouveau d’activer ce levier au lendemain de la décision du gouvernement Lecornu, ces nouvelles législatives devraient avoir lieu au plus tard mi-novembre… Ce qui laisse le temps d’organiser les municipales mi-mars, comme prévu initialement. Si, au contraire, il décide de nommer un nouveau Premier ministre et que celui-ci est censuré – ou démissionne – d’ici la fin de l’année, les élections auraient lieu en janvier ce qui pourrait pousser les autorités à reporter les municipales. C’est d’ailleurs le scénario sur lequel planchait l’Intérieur...
myckilem a écrit:Sujet qui pourrait revenir à chaque élection, l'influence des puissances étrangères sur les élections. FranceInfo publiait, il y a quelques jours, un article sur la création de faux sites d'actualités régionales par des réseaux d'influence russes et chinois. Ces sites seraient alimentés par l'IA.
https://www.franceinfo.fr/elections/municipales/municipales-2026-de-faux-sites-d-information-locale-soupconnes-d-etre-des-outils-d-ingerence-russe-et-chinoise_7552339.html
C'est toujours difficile de quantifier l'influence de ces manœuvres de désinformations et d'intoxication, mais cela reste une menace pour la démocratie.
En 2020, vous avez montré que les candidats avaient tendance à occulter leur étiquette politique. Comment ce phénomène évolue-t-il ?
Dans les plus petites villes, les partis ne jouent plus aucun rôle. En revanche, ils continuent à en avoir un au-delà de 5 000 habitants, à peu près, selon les communes, bien sûr. Ce sont eux qui structurent le jeu politique et très peu de maires n’ont aucune affiliation partisane. En revanche, les candidats occultent cette appartenance. Ils évitent les mentions, les sigles, les mots marqueurs et privilégient un discours consensuel pour rassembler. C’est une stratégie de sortant qui fonctionne : en 2020, 80 % d’entre eux ont été réélus. La commune est le lieu du pragmatisme et de la proximité. Il existe une injonction au consensus. Par ailleurs, compte tenu de l’extrême défiance qui s’exprime vis-à -vis des partis politiques, les « marques » partisanes sont particulièrement démonétisées. Il y avait d’ailleurs beaucoup de listes citoyennes en 2020.
A l’approche du scrutin de 2026, il me semble que ce phénomène reflue. Certes, on n’imagine pas les partis redevenir un sésame pour l’élection, mais, même faibles, ils reviennent. Il s’agit peut-être d’un effet de la situation nationale. Il est vrai en outre que les citoyens connaissent de moins en moins bien la politique locale. Seule la moitié des Français savent qui est leur maire, contre 80 % à 90 % dans les années 1980. Pour eux, l’étiquette reste donc un élément important et ils font, plus qu’on ne le croit, leur choix en fonction de ce critère, surtout en milieu urbain.
Je fais donc plutôt le pari que, si l’apolitisme demeurera la norme, il ne faudra pas négliger les étiquettes partisanes. Et ce d’autant plus que certains partis – le Rassemblement national [RN], La France insoumise [LFI] et Renaissance – peu présents dans les municipales de 2020, tâcheront cette fois-ci de jouer leur carte.
Le Monde


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