Eco92 a écrit:C'est le moins qu'on puisse dire.
Pour tous les lavallois c'est Garot le maire, très peu connaissent Boyer, qui est arrivé à Laval en 2007 et fait figure "d'homme de main" peu apprécié. Il faut dire que quelques soient ses compétences il a un très mauvais "feeling" avec les gens, pas du genre à être à l'aise sur les marchés et ce genre de choses.
Boyer est par ailleurs peu aimé à gauche, son image de "gestionnaire" déplaît au PC et aux verts (qui avaient voté contre son élection comme maire), son acensions éclair crée des jaloux au PS.
Garot reste 3e de liste, on l'imagine très impliqué dans la campagne, même s'il a déçu sur certains points il garde une grande popularité sur le terrain, et je pense que grâce à ça la gauche restera derrière Boyer (à par le PG qui a annoncé une liste mais aurait fait pareil avec Garot). Un candidate moyenne pour l'UMP et une liste FN qui peut faire mal (tête de liste d'ouverture relativement connue) font que je pense que la ville peut-être gardée.
Mais il est certain que Boyer a un énorme déficit de notoriété et de popularité - pour ceux qui le connaissent.
Sur le cumul, je souris doucement, d'une part parce que ça n'avait jamais gêné Garot jusqu'alors, d'autre part parce que Boyer est tout de même conseiller général/maire/président de l'agglo, en plus de son boulot de conseiller spécial de Marylise Lebranchu qui fait qu'il passe 5j/7 à Paris...
Je ne connais pas trop la situation lavalloise sur le terrain: si certains dossiers locaux ont pu créer des satisfécits ou des contestations de l'action de la municipalité sortante.
Toutefois, je maintiens que la ville a de fortes chances de basculer à droite surtout si la tête de liste est le sénateur François Zochetto, (choix qu'il ne fera peut-être pas du fait de ne pas avoir à affronter Guillaume Garot).
Reste l'inconnue FN: si le candidat qui est implanté localement arrive à monter sa liste, il fera sans doute un score a 2chiffres: du moins plus important que ceux réalisés d'habitude dans une ville peu réceptive à ses couleurs.