Ramdams a écrit: l'électorat qui a voté pour LREM à ce moment-là ne sera plus le même que celui qui votera pour LREM en 2022. De fait, le PS peut bien se passer du soutien du parti présidentiel.
L'électorat de LREM s'est droitisé. Mais il y a eu des changements politiques à gauche : création de Territoires de progrès, remontée de EELV, qui a engrangé des élus aux municipales, aux régionales et départementales, ( 8 sénateurs, 10 députés européens, 91 conseillers régionaux, 97 élus départementaux, 9 maires de + de 30000 habitants) , qui avec LFI ( que vous ne citez pas ) sont devant le PS dans tous les sondages, Genérations en embuscade, le PC toujours vivant, ...
Il faut se faire une raison, le PS qui se réservait la part léonine dans toutes les coalitions de gauche, se trouve aujourd'hui à la traîne.
Le PS doit se passer du soutien présidentiel, car il se situe dans l'opposition. [/quote]
Ramdams a écrit:Par contre, la survie du groupe PS dépendra de deux facteurs : les finances effectivement, mais aussi sa capacité à sceller des alliances, avec EELV notamment, voire peut-être avec le PCF et G.s (dans les rares endroits où le parti est implanté). Le principal obstacle du PS est surtout d'accéder au second tour.
Et LFI ? Z'avez pas entendu la sortie du chef sur le PS ? Il n'a pas envie de mettre un genou à terre devant le PS.
Le PS est la troisième composante de gauche, derrière LFI , EELV. Il fait juste deux fois plus que Generations.
Et la gauche ne se coalise pas pour la présidentielle, donc pas de dynamique. Accumulée, elle fait 30 %, sans augmentation notable depuis ses 4 ans et demi de traversée du désert.
D'autant qu'il y a deux gauches désormais : la laïque, et la 'woke'-indigéniste.
Les succès de la gauche, y compris 2017, ne sont dus qu'à des sortants bien implantés. Cette implantation était due à une force militante qui voulait la victoire, possible avec l'union de la gauche de 1977 et 1981.
Les militants étaient là , l'argent aussi, la formation des élus fournissait des bataillons de jeunes loups qui gravissaient les échelons, de conseiller municipal à maire, d'assistant parlementaire à député.
à chaque changement de tendance, les députés battus se repliaient sur d'autres mandats : mairie, CG, CD, parlement européen, le cumul favorisant les filets de sécurité.
Et les anciens ministres avaient suffisamment de notoriété pour être élus quand même.
LR n'est plus (officiellement ) au pouvoir depuis 2012. 9 ans de traversée du désert. Une vente du siège, une partie des élus partis ailleurs, sur la droite ou vers LREM.
C'est pareil pour le PS, sauf que la chute est plus dure et plus rapide.
Si EELV & LFI s'allient, ils peuvent être au deuxième tour. Le PS sans allié ( sauf présence d'un très bon élu local déjà implanté comme à Laval, et ils ne sont pas si nombreux) ne pourra être présent au deuxième tour.
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