Sky a écrit:Je veux dire par là , que si le PS, offre un accord attractif à ses partenaires de gauche à l'Hôtel de Ville. Je pense à EELV et au PCF, en offrant plusieurs circonscriptions en échange d'une union sur toute la capitale.
Par exemple :
2 à 3 investitures à EELV
1 Ã 2 investitures au PCF
Le tout sous une liste d'Union, dans toute la capitale.
Je vois mal comment, la FI pourrait espérer largement les distancer.
Je pense que le candidat soutenus par EELV+PS+PCF et apparentés, fera un score suffisant pour être en tête de la gauche est espérer la qualification.
La FI, si j'en crois les premiers messages sur les réseaux, envisagent ce scrutin avec la même approche qu'en 2017.
Pourtant, au plan national, EELV+PS font sensiblement le même score que Hamon en 2017. Le PCF fait mieux, puisqu'il passe de rien à 2.3%, soit une hausse de 800 000 voix.
Pour rappel la FI c'est +650 000 voix.
En 2017, la FI est passé de 19% à 11% entre la présidentielle et la législative.
Le bloc PS, EELV, est passé de 6% à 11% entre la présidentielle et la législative.
Je ne vois pas, comment la FI, pourrait ne pas subir de lourdes pertes. Vu la sociologie des votants, l'abstention, l'attente d'union chez les électeurs de gauche, la particularité du scrutin par circonscription. Si PCF, PS et EELV s'entendent... ils passeront devant la FI dans la très large majorité des cas. Ils apparaitront comme le "vote utile" cette fois.
N'oubliez pas que les législatives sont un scrutin national. Il y a toujours une déperdition pour les perdants mais rarement une reconfiguration par rapport à la présidentielle. Une entente entre EELV, le PS et le PCF localement sur Paris risquerait tout simplement d'être illisible pour les électeurs et pas forcément se traduire par un "vote utile". Au contraire ce type de configuration, avec une logique "tout sauf LFI" pourrait avantager LFI dans ces circonscriptions gagnables : le rejet du PS est encore plus fort dans ces nombreux quartiers populaires. Le vote LFI de 2017 était dispersé, ce qui donnait une forme de volatilité, là il s'agit d'un bloc qui se consolide fortement sur des endroits spécifiques avec une cohérence. Il y aura de l'abstention, mais les électeurs vont aussi aller vers la force et un récit positif, une configuration "anti" ou tentative de créer des clivages artificiels desservirait la majorité municipale tout comme elle a desservi Jadot ou Hidalgo nationalement.
Eco92 a écrit:Zapata a écrit:Je ne vois pas en quoi dans des arrondissements de gauche LFI et EELV pourraient être éliminés au second tour des législatives. Le vote de la présidentielle prouve au contraire que les voix de gauche se reportent facilement sans animosité ou rejet. La partielle a prouvé la vitalité de la gauche parisienne même en cas de division, et LFI avait déjà failli remporter deux des circonscriptions citées en 2017, sans aucune alliance. Votre analyse semble partir du constat que sans "vote utile" LFI se serait effondrée en 2022. Pourtant le score de Mélenchon en 2017 était déjà en partie un "vote utile" et LFI a quand même remporté de justesse la 17e circonscription. Avec une progression aussi importante il sera difficile de reculer lors des législatives.
Je n'ai pas dit ça il me semble, encore que LREM pourrait gagner, par ailleurs en 2021 encore le PS a battu LFI en duel. Je dis surtout que je doute de la capacité d'EELV à accéder à un second tour, je pense qu'Obono sera réélu et ai dit que Simmonet était favorite. Mais en effet je pense qu'une part du vote utile Mélenchon pourra se retrouver chez EELV, assez fort à Pari, et que cela peut faire des difficultés à gauche.
Il n'y aura pas de triangulaires, ou très peu, donc ce seront les deux premiers. Le RN est quasi inexistant sur Paris certes, cela renforce la possibilité de victoire de gauche.
D'accord, votre analyse me parait avec ces précisions plutôt solide, même si je pense que LFI a concentré un vote de conviction suffisamment important dans les circonscriptions du nord-est pour être dans un rapport de force favorable même en cas d'union "anti-LFI" y compris dans les 6e et 16e circonscriptions. L'abstention affaiblira mais ne conduira pas a un effacement, tandis que le retour d'électeurs vers EELV ne suffira pas ailleurs que dans le 10e-11e avec une sociologie plus aisée. Il me semble qu'on peut partir du principe qu'il y aura zéro triangulaires et que LFI aura plus du mal à battre le PS/EELV que LREM dans des duels de second tour.