Pierre PASCALLON député RPR du Puy-de-Dôme (1986-2008 puis 1993-1997), conseiller général (1992-2004) et maire d'Issoire durant 3 mandats jusqu'en 2008 est décédé à l'âge de 84 ans.
Brillant professeur d'Economie à la Faculté de Clermont-Ferrand, à la mémoire prodigieuse, qui a formé des générations d'étudiants, Pierre PASCALLON ne cessait de lire, compléter des dossiers....y compris dans le train où il ouvrait grande sa valise dans le compartiment qu'il occupait pour la moitié de sa superficie durant le trajet entre Clermont et Paris.
Âgé de quelques petites années supplémentaires aux miennes, nous avions suivi, côte à côte, le même chemin politique RPR-CHIRAC contre BALLADUR, SEGUIN...: il ne fut infidèle à cette trajectoire que durant trois semaines comme me l'avait indiqué malicieusement un ancien maire de Blanzat ....un doute,une interrogation ? qui n'en eut pas ?...il adhéra, lui, à l'UMP ce fut notre différence3
Il a jugulé le dépérissement de l'arrondissement d'Issoire, soutenu le renouvellement et l'expansion des activités industrielles locales qui, du coup, ont pris une tout autre dimension....et cela se poursuit aujourd’hui et il a ajouté la venue du 28° RT qui avec son millier d'hommes qui se sont installés avec leurs familles ont rajeuni un arrondissement qui s'ouvrait , dans le même temps à d'autres horizons avec l'A 75 qui atteignait les rivages de la "Belle Bleue".
Chacun trouvera les activités mécaniques qui ont éclos dans la zone industrielle Issoire-Le Broc.
Issoire qu'il avait adoptée lui doit beaucoup et ses échecs électoraux v de 2004 et 2008 lui sont apparus comme des sanctions "injustes" et l'ont peiné.
Initié par des officiers supérieurs, sur l'arme future qu'allait devenir le drone, Pierre PASCALLON en était devenu le défenseur à l'Assemblée Nationale : le premier qui dit la vérité...ne fut pas écouté à l'époque et on en voit le résultat aujourd'hui...où nous courons pour rattraper notre retard.
Il a été éprouvé dans sa vie, notamment par la disparition de son épouse et je sais, depuis peu, ce que cela coûte à celui qui reste, d'où souvent une tristesse qui m'avait incité à le qualifier de "lamartinien"...et peu porté à l'optimisme pour ce qui le concernait : le croisant il y a 4 ans dans l'escalier du cabinet médical que nous fréquentions, il m'avait dit être hanté par la perspective de la mort.
Ce passage s'est produit et chacun comprendra pourquoi j'ai été un peu long.
Bertrand SALVAT
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