Pour compléter sa carrière politique, on peut ajouter qu'après avoir été conseiller municipal en 1947 (à 23 ans), adjoint de 1953 à 1965, il a été candidat gaulliste à la mairie de St-Etienne en 1965 et 1971. Au conseil général, il était l'élu du canton de Saint-Étienne-Sud-Ouest-1 de 1967 à 1998, date à laquelle il ne s'était pas représenté. Son départ avait facilité le basculement à gauche du canton.
En
2001, à 77 ans, il a été battu alors qu'il demandait le renouvellement de son siège au sénat, sa liste n'arrivant qu'en 4e position avec 155 voix et 9,04% derrière celle d'union de la gauche et les deux autres listes de droite.
En 1958, il est le porte-parole du Comité de Salut public qui prend le pouvoir à Alger.
Il soutient Jacques Chaban-Delmas en 1974 puis Michel Debré en 1981.
Comme pour la loi Veil, la loi qui porte son nom a été votée par une majorité composée surtout de députés de gauche, beaucoup de députés de droite y étant opposés, même si lors du vote public à main levée, peu manifestèrent leur opposition. S'il était sensible à ce sujet, cela date de son premier mandat de conseiller municipal où, siégeant à la commission des divorces et de l'aide sociale, il y découvre que de nombreux drames conjugaux sont causés par l'arrivée d'un enfant non désiré (cf
l'article du Monde consacré à sa disparition). De plus, il était franc-maçon, ce qui peut expliquer sa liberté de penser. Il a obtenu le soutien privé de De Gaulle qui aurait eu cet échange avec lui :
"Vous avez donné le droit de vote aux femmes. Donnez-leur maintenant le droit de maîtriser leur fécondité." Le général observe un long silence et lui répond enfin : "C'est vrai, transmettre la vie, c'est important. Il faut que ce soit un acte lucide. Continuez !"