de Genaro Flores » Dim 24 Jan 2016 04:03
Vie et mort du Pacte militaire-paysan en Bolivie : de l’échec d’Ernesto « Che » Guevara à l’avènement du katarisme et de son leader Jenaro Flores Santos (1966-1997) (2ème et dernier volet)
Merci « Cévenol30 » pour l’intérêt que tu manifestes envers un pays bien mal connu en France, comme l’illustrent hélas les clichés éculés colportés sur lui dans les médias nationaux ! Heureusement, les publications dans la langue de Molière, grâce entre autres aux travaux du sociologue lillois Jean-Pierre Lavaud, sans doute l’un de nos plus éminents « bolivianistes », ne cessent de croître même si elles demeurent encore modestes.
G.F.
Cárdenas et le katarisme de droite au pouvoir (suite)
En dépit de ses incontestables avancées, bon nombre d’indiens n’ont jamais pardonné le choix de Cárdenas de se compromettre avec la droite en portant aux nues un multiculturalisme néolibéral, caractérisé par l’affaiblissement de l’Etat. Preuve en est, le saccage de sa propriété, le 7 mars 2009 près du lac Titicaca, par des sympathisants aymaras du président Morales qui agresseront concomitamment son épouse, ses enfants, sa soeur et ses neveux.
Le katarisme politique : les raisons d’un naufrage
Plusieurs interprétations peuvent expliquer la marginalisation de ce courant politique que ne parvient pas à sauver la vice-présidence Cárdenas, rejetée massivement par le mouvement indien :
- L’essentiel des suffrages provient de l’aire aymara du département de La Paz, et n’a donc aucun encrage national.
- L’éclatement en de multiples chapelles, dû à des querelles politiques ou personnelles. Summum de l’extrême hétérogénéité du katarisme, Reinaga, dans son livre publié en 1981 « La Bolivie et la révolution des forces armées », ainsi qu’Eufronio Vélez Magne, candidat pour le MITKA à la vice-présidence de la République en 1979 et 1980, cautionneront le putsch de... García Meza et de sa clique narco-fascisante !
- L’incorporation de militants prestigieux au sein de coalitions avec les partis traditionnels modérés, à l’image de Cárdenas et Chila avec le MNR.
- Le jaillissement, le 21 septembre 1988 à Tiwanaku, de Conscience de la patrie (CONDEPA). Une formation qui récupère le vote aymara auprès des cholos (22) de La Paz et de sa voisine El Alto, sans pour autant se présenter comme un mouvement spécifiquement ethnique. Son président, le mythique Carlos Palenque Avilés dit le « Compadre » (23), propriétaire de « Radio Télévision Populaire, » atteint 12,25% à la présidentielle de 1989 puis 14,29% à celle de 1993.
Après le décès de Palenque, dû à un arrêt cardiaque survenu le 8 mars 1997, CONDEPA se choisit une dame dans la course à la présidentielle qui a lieu trois mois plus tard, ce qui n’était jamais arrivé en Bolivie : la « Comadre » (23) Remedios Loza Alvarado, dorénavant à la tête d’un parti qui l’a propulsée en 1989 à la Chambre des députés, devenant alors la première chola à y siéger. L’émotion suscitée par la mort du leader permet à cette femme, spécialisée dans la confection de polleras (24) et de mantas (24), de faire un tabac en capitalisant le chiffre record de 17,16%.
La déroute aux élections générales de 2002, marquées, à la présidentielle, par les 0,37% de Nicolás Valdivia Almanza et la perte, aux législatives, de ses 22 sièges de député, sonne le glas de cette formation caudilliste et populiste. Trois causes peuvent être retenues : ses querelles intestines pour capter l’héritage de Palenque, notamment entre Loza et Verónica Palenque Yanguas, fille du « Compadre » ; la perte d’influence de ses médias ; enfin, sa participation à la méga-coalition gouvernementale sous la deuxième présidence Banzer (6 août 1997 - 7 août 2001), celui-ci excluant CONDEPA en 1998, excédé justement par ses divisions internes.
Morales en héritier du katarisme
Avec l’avènement à la présidence de la République, le 22 janvier 1986, de Morales, soi-disant premier indigène de Bolivie (25) en tant qu’Aymara du département d’Oruro, le pays est entré dans un nouveau cycle. Celui où les primo-arrivants tiennent une place sans précédent, du moins dans un premier temps. Chantre du Mouvement vers le socialisme – Instrument politique pour la souveraineté des peuples (MAS-IPSP), Morales a répondu ainsi aux revendications historiques du mouvement indien avec l’adoption d’une nouvelle constitution établissant l’Etat plurinational de Bolivie. Approuvée le 25 janvier 2009 par 61,43% des électeurs, celle-ci a été promulguée le 7 février suivant.
Ce texte complexe de 411 articles garantit aux peuples autochtones la libre détermination, le droit à l’autonomie, à l’auto-gouvernement, à la culture, et ce dans le respect de l’unité de l’Etat. Il reconnaît leurs « territoires ancestraux », leurs institutions et leurs systèmes de gouvernement qu’il prévoit d’intégrer dans la nouvelle organisation politico-administrative de l’Etat, constituée de quatre échelons d’autonomie : régional, départemental, municipal et indigène. Il officialise également les 36 langues autochtones en plus du castillan. En revanche, les nations et peuples autochtones ne sont pas explicitement reconnues.
En accordant par le biais de cette constitution une place importante aux indiens, Morales apparaît comme le fils spirituel du mouvement katariste. Mais depuis cette même année 2009, il a provoqué aussi le désenchantement d’une partie de son électorat indigène en mettant en oeuvre, de façon centralisée et autoritaire, une politique développementiste et extractiviste dans ce qu’il nomme « un saut industriel ». Une politique qui ne peut se faire qu’au détriment des territoires et des peuples autochtones. Le conflit du TIPNIS qui atteint son paroxysme en 2011 souligne ainsi, et de manière éloquente, cette opposition entre deux mondes qui ne se comprennent plus.
A la dernière présidentielle, survenue le 11 octobre 2014, Morales a été réélu au premier tour avec 61,36% des suffrages alors qu’il en avait obtenus 64,22% à l’occasion de sa première réélection, le 6 décembre 2009. Indubitablement, le natif d’Isallavi a perdu des voix chez les indigènes, et en même temps, en a engrangé dans les classes moyennes urbaines et rurales. Cette évolution est illustrée par sa première victoire simultanée dans trois des quatre départements de la « Demi-Lune », dénomination politique des basses terres localisées dans l’est bolivien, connue pour être la place-forte de la droite. Il fait ainsi tomber dans son escarcelle le Pando amazonien, mais surtout Santa Cruz et Tarija dont la prospérité est liée aux gisements de gaz naturel et de pétrole ainsi qu’à l’agro-industrie fondée sur l’exportation de soja, de coton et de canne à sucre. Seul, le Beni continue à le rejeter. S’il a toujours transcendé les enjeux strictement identitaires, ce qui d’ailleurs a contribué à ses succès, le leader cocalero séduit donc aujourd’hui un électorat beaucoup plus modéré que durant les premières années de sa présidence. L’idéologie indianiste matinée de marxisme qu’il véhiculait jadis en est du coup un tant soit peu altérée.
Cruelle ironie de l’histoire, certains à gauche mais aussi chez les indianistes (26) accusent désormais Morales d’imiter... Barrientos et son Pacte militaire-paysan ! Avec dans le rôle du syndicat « officialiste », apportant un soutien inconditionnel au pouvoir, la... CSUTCB ! Une CSUTCB présidée depuis le 15ème congrès, tenu en juin dernier dans le département du Pando, par Feliciano Vegamonte Vergara, Quechua du département de Cochabamba et député national du... MAS-IPSP !
G.F.
Notes :
(1) Avant la Révolution nationale-populaire de 1952, le régime d’hacienda (grande propriété) était régi par le ponguaeje. Moyennant l’usufruit d’un lopin de terre, les paysans étaient alors redevables de journées de travail agricole, et selon un tour établi, d’un certain nombre de services personnels, soit à la ferme, soit dans la résidence urbaine du patron.
(2) Créée le 18 février 1971, la Confédération syndicale des colons de Bolivie est connue aujourd’hui sous l’appellation de Confédération syndicale des communautés interculturelles originaires de Bolivie (CSCIOB).
(3) Selon le dernier recensement de la population bolivienne établi en 2012, 48% des plus de 15 ans s’auto-définissent comme autochtones contre 62% en 2001. Ce qui fait de la Bolivie le pays le plus indien d’Amérique latine.
(4) Túpac Katari peut également s’écrire Túpaj Katari.
(5) Durant l’époque coloniale espagnole, le Haut-Pérou désignait une région de la vice-royauté du Pérou (20 novembre 1542 - 1er août 1776), puis de la vice-royauté du Río de la Plata (1er août 1776 - 6 août 1825), correspondant à l’actuelle Bolivie.
(6) Jenaro Flores Santos peut également s’écrire Genaro Flores Santos.
(7) Située sur l’Altiplano à 3850m d’altitude, à proximité de la rive méridionale du lac Titicaca, la ville de Tiwanaku fut la capitale d'un puissant empire pré-incaïque qui étendit son influence sur une vaste zone des Andes centrales et au-delà, et atteignit son zénith entre 500 et 900 de notre ère.
(8) Le « Premier Manifeste de Tiwanaku » est rédigé conjointement par les cinq organisations rurales suivantes :
- L’Association des étudiants paysans de Bolivie.
- L’Association nationale des enseignants paysans.
- Le Centre de coordination et promotion du paysannat Mink’a, créé en 1969 par Mario Gabriel Aduviri et Mauricio Mamani Pocoata.
- L’Union puma de défense aymara.
- Le Centre paysan Túpac Katari, créé en 1971 par Jenaro Flores Santos et les kataristes comme organisation à vocation culturelle appuyant leur activité syndicale, entre les 2 et 21 août, à la tête de la Confédération nationale des travailleurs paysans de Bolivie (CNTCB). Survenu le 21 août 1971, le putsch du colonel Hugo Banzer Suárez, s’il interdit le syndicalisme katariste, tolère en revanche les centres d’animation culturelle, à l’exemple du Centre paysan Túpac Katari.
(9) Fondé par Fausto Reinaga Chavarría le 15 novembre 1962 à Peñas (département de La Paz), où a été exécuté Túpac Katari, le Parti des indiens aymaras et keswas (PIAK) se dénomme en 1966 le Parti indien de Bolivie (PIB). Reinaga en devient le chef en 1968. Si son influence sur la pensée des kataristes a été incontestable, son parti est resté en revanche à l'état embryonnaire.
(10) Dans les pays andins, les créoles sont assimilés aux descendants des colons espagnols, et des blancs en général.
(11) Parmi les quatre femmes de mineurs ayant déclenché la grève de la faim perdurant du 28 décembre 1977 au 18 janvier 1978, figure cette icône qu’est Domitila Barrios de Chungara (1937-2012). Originaire de Catavi – Siglo XX, le plus grand centre minier du pays, elle fut de tous les combats politiques et sociaux en faveur de la démocratie et des droits des mineurs.
Elle est l’auteur du mémorable ouvrage, à diffusion mondiale, publié en français en 1979 chez François Maspero, et dénommé « « Si on me permet de parler ». Testament de Domitila. La Vie d’une femme de la mine bolivienne », d’après un témoignage recueilli par la Brésilienne Moema Viezzer.
De même, nul n’a oublié qu’elle joua son propre rôle dans le chef d’œuvre du cinéaste Jorge Sanjinés Aramayo, « Le courage du peuple ». Sorti en 1971, celui-ci relate le « Massacre de la Saint-Jean » contre les mineurs de Catavi - Siglo XX, ordonné le 24 juin 1967 par le président-général conservateur René Barrientos Ortuño. Massacre qui fit officiellement 20 morts et 72 blessés (en réalité, beaucoup plus), sans compter une kyrielle de prisonniers, tous torturés, à l’image de Domitila qui, enceinte, perdit son bébé.
(12) Julián Apaza Nina est le vrai patronyme de Túpac Katari qui n’est que son nom de guerre.
(13) Les cocaleros sont les cultivateurs de feuilles de coca.
(14) Le Pacénien est le nom attribué à l’habitant de La Paz.
(15) Parmi les trois membres du comité exécutif de la Centrale ouvrière bolivienne (COB) assassinés par les forces de répression à l’occasion du coup d’Etat du 17 juillet 1980, fomenté par le général Luis García Meza Tejada, figure Marcelo Quiroga Santa Cruz. Fondateur et chef du Parti socialiste-1, député national du département de Cochabamba, 4ème à l’élection présidentielle du 29 juin 1980 avec 8,71%, il était considéré comme l’un des idéologues les plus renommés de la gauche bolivienne.
Les deux autres personnalités de la COB liquidées sont :
- Juan Carlos Flores Bedregal, député national du département de Chuquisaca pour le compte du Parti ouvrier révolutionnaire (POR, trotskiste de tendance posadiste), qui intègre la coalition de centre-gauche de l’Union démocratique et populaire (UDP).
- Gualberto Vega Yapura, dirigeant de la Fédération syndicale des travailleurs mineurs de Bolivie (FSTMB, fer de lance de la COB), représentant du district de Catavi.
(16) Après le putsch du 17 juillet 1980 du général Luis García Meza Tejada, le système de défense mis au point par les mineurs de Catavi - Siglo XX est tel que les militaires sont contraints de reculer puis de négocier.
(17) Connu pour être l’un des fondateurs en 1978 du Mouvement indien Túpac Katari (MITKA) avant de devenir, l’année suivante, député national du département de La Paz, Julio Tumiri Apaza a été tué à coup de pelles le 14 janvier 2007 dans l’un de ses deux domiciles d’El Alto. Le meurtre n’a toujours pas été élucidé.
(18) Terme à la fois aymara et quechua, l’ayllu est le nom donné à la communauté indienne des Andes, qui remonte à la période précolombienne.
L’ayllu regroupe d’abord des personnes unies par des liens de parenté, de voisinage, de religion et de langue. L’altération de son caractère endogame est inversement proportionnelle à l’essor des migrations vers les zones urbaines.
Mais l’ayllu est aussi un territoire dont la propriété est collective, instaurant l’ayni, synonyme d’entraide entre ses membres pour des travaux collectifs tels la minka et la faena.
(19) Terme aymara, mallku signifie condor, symbolisant en réalité la plus haute autorité communale.
(20) Terme aymara, pachakuti équivaut à une nouvelle ère.
(21) La Confédération des peuples indigènes de Bolivie a vu le jour le 3 octobre 1982 à Santa Cruz sous la dénomination de Centrale indigène de l’Orient bolivien dont elle a conservé le sigle. Avant d’adopter son nom actuel, elle s’est ensuite appelée Confédération indigène de l’Orient, du Chaco et de l’Amazonie de Bolivie.
Affirmant son caractère ethnique, la CIDOB se présente comme une alternative au syndicalisme paysan prédominant en milieu rural à partir des années 1950, incarné aujourd’hui par la Confédération syndicale unique des travailleurs paysans de Bolivie (CSUTCB). En effet, les populations affiliées à la CIDOB visent à établir une organisation plus autonome à l’égard des partis politiques, moins verticale que le syndicalisme, et surtout recherchent le moyen d’obtenir des terres collectives. Et ce contrairement à la CSUTCB dont les revendications portent essentiellement sur l’attribution de parcelles individuelles de terre tout en ignorant la question des communautés rurales dans les basses terres.
Parallèlement, la CIDOB s’oppose aux élites économiques et politiques locales, d’origine étrangère, pour l’accès aux ressources naturelles. Des élites qui contrôlent le marché des terres et contribuent à la progression du front agricole menaçant les espaces d’habitat des autochtones.
Comblant l’absence de représentativité de la CSUTCB dans cette partie du pays, la CIDOB bouscule ainsi l’idée, dans l’imaginaire politique national, d’une indianité purement andine.
(22) Dans les pays andins, le cholo (chola au féminin) est, soit un métis de Blanc et d’Indien, soit un indien acculturé qui adopte les usages européens. Dans tous les cas, il est citadin et d’origine modeste.
Sur l’aire métropolitaine de La Paz, l’habit, dominé par la pollera (voir note 24), désigne clairement la femme. Un habit qui n’est ni européen, ni même indien, la paysanne revêtant une toute autre tenue, à savoir la robe en toile artisanale. Quant à l’homme, ses vêtements ne sont pas assez spécifiques pour le reconnaître. Ce sont donc d’autres critères qui permettent de l’identifier, comme l’usage de la langue aymara, la pratique d’une profession dans le secteur tertiaire, ou bien son installation dans certains quartiers.
(23) Terme espagnol, compadre veut dire parrain (comadre : marraine). En Bolivie, le compérage, institué entre les parents de l’enfant et le parrain, tisse une relation sociale autrement plus prégnante qu’elle ne l’ait en France entre le parrain et son neveu.
(24) La pollera est une jupe à la fois ample et plissée, large de cinq à six mètres à la taille pour ne pas dire plus, aux couleurs vives et chatoyantes, recouvrant quatre à cinq jupons ; la manta est la cape qui va avec.
(25) Evo Morales Ayma n’est pas le premier indigène bolivien à occuper le fauteuil présidentiel, ayant a minima un prédécesseur : Andrés de Santa Cruz y Calahumana, président de la Bolivie (24 mai 1829 - 17 février 1839) et protecteur suprême de la Confédération péruano-bolivienne (28 octobre 1836 – 20 février 1839). Sa mère Juana Basilia de Calahumana y Salazar avait en effet pour père un cacique du village de Huarina, situé sur les bords du lac Titicaca, qui prétendait descendre des Incas.
(26) Parmi les contempteurs actuels du chef d’Etat Evo Morales Ayma, on trouve :
- L’un de ses anciens partisans avant de le quitter en 2010 en la personne de Juan del Granado Cosio, ex-leader du Mouvement sans peur (MSM, centre-gauche, aujourd’hui disparu), candidat à l’élection présidentielle de 2014 (2,71%) et maire de La Paz entre 1999 et 2009.
- L’Aymara Felipe Quispe Huanca, ex-chef du Mouvement indigène Pachakuti (MIP, indianiste, aujourd’hui disparu), l’un de ses plus farouches adversaires, entre autres lors des campagnes présidentielles de 2002 et 2005.
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Bibliographie en langue française sur la question indienne en Bolivie depuis les années 60 jusqu’au 22 janvier 2006, date de l’arrivée au pouvoir d’Evo Morales Ayma :
En dehors de Jean-Pierre Lavaud, on appréciera les publications, exhaustives et passionnantes à souhait, de la Niçoise Stéphanie Alenda, de la Parisienne Cécile Casen et de Laurent Lacroix. Tous trois ont d’ailleurs soutenu leur thèse de doctorat sur la Bolivie :
- Pour Stéphanie : « Sociologie de l’électorat du parti populiste bolivien Conscience de la Patrie », thèse en sociologie sous la direction de Jean-Pierre Lavaud, soutenue en 2001 à l’Université Lille I - Sciences et Technologies. Mention très honorable avec félicitations du jury.
- Pour Cécile : « La dimension indigène du Mouvement vers le socialisme : entre stratégie et culture partisane », thèse en études hispaniques et latino-américaines sous la direction de Renée Fregosi, soutenue le 12 novembre 2012 à l’Université Sorbonne Nouvelle - Paris III.
- Pour Laurent : « Indigènes
et
Politique
en
Bolivie.
Les
stratégies
chiquitanas
dans
le
nouveau
contexte
de
décentralisation
participative », thèse en sociologie sous la direction de Christian Gros
, soutenue le 9 juin 2005 à
l’Institut
des
Hautes
Etudes de
l’Amérique
Latine, Université Sorbonne Nouvelle - Paris III. Mention très honorable avec félicitations du jury.
Livres :
- Gabriel Gosselin et Jean-Pierre Lavaud. « Ethnicité et mobilisations sociales. » Jean-Pierre Lavaud, pages 41-66 : « Essai sur la définition de l’Indien : le cas des Indiens des Andes. » L’Harmattan , Paris, 1991.
- Alain Labrousse. « Le réveil indien en Amérique andine. » Pierre-Marcel Favre, Lausanne, 1984.
- Jean-Pierre Lavaud. « L’instabilité politique en Amérique latine. Le cas de la Bolivie. » Chapitre 2, pages 173-199 : « Les paysans. » L’Harmattan et IHEAL, Paris, 1991.
- Jean-Pierre Lavaud et Isabelle Daillant. « La catégorisation ethnique de la Bolivie. Labellisation officielle et sentiment d’appartenance. » L’Harmattan, Paris, 2007.
- Yvon Le Bot. « Violence de la modernité en Amérique latine : indianité, société et pouvoir. » Chapitre 4, pages 93-107 : « Le katarisme. Populisme, syndicalisme et communautarisme en Bolivie. » Karthala, Paris, 1994.
- Hubert Mazurek. « Gobernabilidad y gobernanza de los territorios en América Latina. » Laurent Lacroix, pages 313-350 : « Décentralisation participative et ethnicisation en Bolivie (1994-2005). » CESU, CIDES, IFEA et IRD, Cochabamba et La Paz, 2009.
- Ouvrage collectif. « Indianité, ethnocide, indigénisme en Amérique latine. » Yvon Le Bot, pages 155-165 : « Etrangers dans notre propre pays : le mouvement indien en Bolivie dans les années 70. » GRAL-CIELA, Centre régional de publications de Toulouse du CNRS, 1982.
- Franck Poupeau. « Carnets boliviens 1999-2007. Un goût de poussière. » Aux lieux d’être, Montreuil, 2008.
- Denis Rolland et Joëlle Chassin. « Pour comprendre la Bolivie d’Evo
Morales. » Laurent Lacroix, pages 233-262 : « Néoindigénisme
d’Etat
et
ethnicisation
en
Bolivie
(1994‐2005). »
L’Harmattan, Paris, 2007.
- Gabriel Vommaro. « La carte rouge de l’Amérique latine. » Hervé do Alto, pages 49-73 : « Ethnicité et classe dans les luttes populaires en Bolivie, de la Révolution Nationale de 1952 au gouvernement d’Evo Morales. » Croquant, Bellecombe-en-Bauges, 2008.
Revues :
- Pascale Absi. « Journal des anthropologues », n°110-111, 2007, pages 249-265 : « Décoloniser la sociologie et la société. Entretien avec Silvia Rivera Cusicanqui. » AFA, CNRS et INSHS, Paris.
- Stéphanie Alenda. « Annales d’Amérique latine et des Caraïbes », n°13, 1995, pages 325-335 : « l’influence du katarisme dans les élections boliviennes du 6 juin 1993. » CREALC et IEP, Université d’Aix-Marseille, Aix-en-Provence.
- Stéphanie Alenda. « Bulletin de l’Institut Français d’Etudes Andines », tome 30, n°1, 2000, pages 1-26 : « La résurgence du populisme en Bolivie. « Conscience de la Patrie » ou la construction de nouvelles identités urbaines dans un contexte compétitif. » IFEA, Lima.
- Stéphanie Alenda. « Problèmes d’Amérique latine », n°32, janvier-mars 1999, pages 99-114 : « Bolivie : Conciencia de Patria, une forme originale de clientélisme au sein d’un parti politique. » La Documentation française, Paris.
- Stéphanie Alenda. « Problèmes d’Amérique latine », n°49, été 2003, pages 71-99 : « Bolivie. Les limites de la consolidation institutionnelle : l’érosion du pacte démocratique. » Choiseul, Paris.
- Anne-Laure Amilhat Szary. « Civilisations. Revue internationale d’anthropologie et de sciences humaines », volume 60, n°1, 2011, pages 81-101 : « Identités collectives à la frontière. Héritage et échange, idéologie et innovation. » Institut de sociologie de l’ULB, Bruxelles.
- Jean-Pierre Bernard. « Revue française de science politique », volume 19, n°5, octobre 1969, pages 982-1017 : « Mouvements paysans et réforme agraire : réflexions sur les cas bolivien et péruvien. » Presses de la FNSP, Paris.
- Gérard Borras. « Caravelle », n°73, 1999, pages 201-218 : « Les Indiens dans la ville ? : fêtes et « entradas folklóricas » à La Paz (Bolivie). » IPEALT, Toulouse.
- Gérard Borras. « Problèmes d’Amérique latine », n°48, printemps 2003, pages 71-90 : « Des usages de l’indianité à La Paz : formes du métissage dans la ville. » Choiseul, Paris.
- Cécile Casen et Erwan Sommerer. « Amnis », n°5, 2005 : « Le peuple et la coca. Populisme cocalero et restructuration de l’échiquier politique bolivien. » Département d’études hispaniques et latino-américaines, Université d’Aix-Marseille, Aix-en-Provence.
- Cécile Casen. « Bulletin de l’Institut Français d’Études Andines », tome 35, n°2, 2006, pages 207-222 : « Les partis antisystèmes en Bolivie : une remise en question de l’architecture des rapports sociaux ? » IFEA, Lima.
- Cécile Casen. « Cahiers des Amériques latines », n°46, 2004, pages 63-72 : « Système des partis et partis antisystèmes en Bolivie. Emergence du MIP et du MAS sur la scène politique bolivienne depuis 2000. » IHEAL, Paris.
- Cécile Casen. « Critique internationale », n°57, n°4 de 2012, pages 23-36 : « Le katarisme bolivien : émergence d’une contestation indienne de l’ordre social. » Presses de Sciences Po, Paris.
- Hervé Do Alto. Actuel Marx, n°42, 2007, pages 84-96 : « De la Révolution Nationale de 1952 à la victoire d’Evo Morales, retour sur un demi-siècle de luttes en Bolivie populaire. » PUF, Paris.
- Hervé Do Alto. « L’Ordinaire Latino-américain », n°206, 2007, pages 101-116 : « Hégémonie nationaliste et populaire, poussée autonomiste : la complexe reconfiguration du champ politique bolivien lors des élections de 2005. » IPEALT, Toulouse.
- Hervé Do Alto. « Vacarme », n°35, printemps 2006, pages 38-39 : « Movimiento al socialismo : ahora es cuando ! » Paris.
- Hervé Do Altoet Franck Poupeau. « Ethnies », 2008 : « « Le traître » Cárdenas et le « frère » Morales. Du multiculturalisme libéral au national pluriculturel : dilemmes et contradictions de « l’indianisme de gouvernement » en Bolivie. » Survival international France, Paris.
- Laura Fléty. « Civilisations. Revue internationale d’anthropologie et de sciences humaines », volume 60, n°1, 2011, pages 23-42 : « Jeux du corps et jeux identitaires chez les Cholas (La Paz, Bolivie). » Institut de sociologie de l’ULB, Bruxelles.
- Laurent Lacroix. « Civilisations. Revue internationale d’anthropologie et de sciences humaines », volume 60, n°1, 2011, pages 97-114 : « La
participation
de
la
Confédération
Indigène
de
Bolivie
à
la
vie
politique
nationale
bolivienne
(1982‐2010). » Institut de sociologie de l’ULB, Bruxelles.
- Laurent Lacroix. « Document de travail de l’ERSIPAL », 2006 : « Néoindigénisme d’État et ethnicisation en Bolivie (1994-2003). » CREDAL et ERSIPAL, CNRS, Paris.
- Laurent Lacroix. « Outre-Terre. Revue française de géopolitique », 1, n°18, 2007, pages 253-271 : « La gouvernance de l’ethnicité en Bolivie. » AEG, Paris ; Eres, Ramonville.
- Laurent Lacroix. « Quaderns‐e. », n°17, n°1 de 2012, pages 60‐77 : « Territorialité
autochtone
et
agenda
politique
en
Bolivie
(1970‐2010). »
ICA, UAB, Barcelone.
- Jean-Pierre Lavaud. « Cahiers des Amériques latines », n°23, 1981 : « Les paysans boliviens contre l’Etat : du refus de l’impôt unique à l’opposition aux décrets de la faim (1968-1974). » IHEAL, Paris.
- Jean-Pierre Lavaud. « Document de travail de l’ERSIPAL », n°3, 1976 : « L’opposition à l’Etat fiscal en Bolivie. » CREDAL et ERSIPAL, CNRS, Paris.
- Jean-Pierre Lavaud. « Document de travail de l’ERSIPAL », n°24, 1982 : « Identité et politique : le courant Tupac Katari en Bolivie. » CREDAL et ERSIPAL, CNRS, Paris.
- Jean-Pierre Lavaud. « Hérodote », n°123, avril 2006, pages 62-81 : « Bolivie : vers l’anarchie segmentaire. L’ethnicisation de la vie politique. » La Découverte, Paris.
- Jean-Pierre Lavaud. « Problèmes d’Amérique latine », n°7, octobre-décembre 1992, pages 63-82 : « De l’indigénisme à l’indianisme : le cas de la Bolivie. » La Documentation française, Paris.
- Jean-Pierre Lavaud. « Problèmes d’Amérique latine », n°87, hiver 2012, pages 147-156 : « Verushka Alvizuri. Le savant, le militant et l’aymara. Histoire d’une construction identitaire en Bolivie (1952-2006). » Choiseul, Paris.
- Jean-Pierre Lavaud. « Problèmes d’Amérique latine », n°91, 2014, pages 101-151 : « Identité et politique : le courant Tupac Katari en Bolivie. » ESKA, Paris.
- Jean-Pierre Lavaud. « Problèmes d’Amérique latine », n°91, 2014, pages 153-160 : « Postface. » ESKA, Paris.
- Jean-Pierre Lavaud. « Revue française de sociologie », volume 18, n°4, octobre-décembre 1977, pages 625-649 : « La mobilisation politique du paysannat bolivien. » CNRS, Paris.
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- Alberto A. Zalles. « Alternatives Sud », volume 16, n°3, septembre 2009, pages 129-140 : « Nationalisme aymara. Jiwasankiwa Ch’amaxa Jiwasatanwa ! » CETRI, Louvain-la-Neuve.