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Les cantonales dans les Pyrénées-Orientales

Chambre de discussion sur les élections cantonales qui seront organisées en mars 2011 et visant au renouvellement de la moitié des conseillers généraux.

Les cantonales dans les Pyrénées-Orientales

Messagede Jean-Philippe » Dim 10 Oct 2010 21:19

Le PS, le 30 septembre au soir, a voté pour choisir ses candidats aux cantonales. Quelques éléphants historiques ont vu leur bail renouvelé (mais il faudra quand même gagner en mars). Lopez sur Rivesaltes, Aylagas sur Argelès, Moly sur la Côte Vermeille et Olive sur Thuir sont adoubés.

Quatre petits nouveaux (pas forcément trentenaires) sont investis : Christian Dunyach à Prats-de-Mollo, Bernard Loupien, le maire de Taurinya, pour Prades, Agnès Carayol, conseillère municipale de Perpignan, sur le Haut-Vernet et Toussainte Calabrez sur le Bas-Vernet.

Enfin, cinq cantons sont "réservés", c'est-à-dire que le PS décidera plus tard. On peut raisonnablement penser que ce sont des cantons embêtants. Ainsi Saint-Laurent-de-la-Salanque (où Puig le Modem devrait y retourner), Saint-Jacques (où nombreux sont ceux qui pensent à Sissou Pons, ce que dément Sadourny), Mont-Louis, Las-Cobas Bompas, Saint-Gaudérique Cabestany.

Marie-Pierre Sadourny ne me l'a pas précisé, mais, sauf surprise, Pierre Estève repartira sur Saint-Paul-de-Fenouillet et Boyer sur Sournia. En revanche, pour Canet, je ne sais pas.


J'ai eu Sissou au téléphone. Elle aussi balaie la rumeur. "Je compte me présenter sur Saint-Jacques, mais certainement pas pour le PS. C'est impensable. Même si j'aime beaucoup le président Bourquin. D'autant, enfin, qu'on me dit que c'est Olivier Amiel qui se présentera." Rappelons qu'Olivier Amiel, conseiller municipal de Perpignan, est au MRC et pas au PS. Rappelons aussi qu'en 2008, lors des cantonales, Sissou qui s'était présenté sur le canton du centre-ville, avait reçu l'appui à peine masqué de Prez au second tour.


http://politique66.blogs.lindependant.c ... onaux.html

04 octobre 2010
Pétage de plombs à l'UMP !
Ce soir, avait lieu le comité départemental de l'UMP à Villeneuve-de-la-Raho. Un comité convoqué par la présidente elle-même. Un comité départemental auquel une centaine de personnes participait parce que plusieurs votes devaient y être organisés. On devait en effet parler de cantonales (et voter), parler de Saint-Estève (et voter). On devait. Parce qu'on n'a pas.

Peu avant 22 heures, Jacqueline Irles, selon la déclaration d'un des cadres umpistes a "disjoncté". Une métaphore que le cadre en question utilise à dessein. Car si tout ce petit monde s'est retrouvé dehors sous la pluie, c'est que la présidente de l'UMP a proprement mis à la porte les participants au comité départemental en coupant l'électricité ! "Je n'ai jamais vu ça. Elle a fait éteindre la lumière et a demandé aux membres du comité de dégager. Les gens se sont retrouvés dans le noir se heurtant aux chaises pour sortir."

Robert Vila, rescapé de la droite à Saint-Estève, venu chercher le soutien de son parti, l'UMP, est reparti sans. La question de Cabestany n'a pu être posée, malgré le fait que le dernier délai pour le dépôt des listes est fixé à jeudi 18 h, et les cantonales... Eh bien les cantonales, elles ont visiblement mis le feu aux poudres et fait se toucher les fils.

Je rappelle pour ceux qui ne s'en souviendraient pas qu'il y a 16 cantons renouvelables en mars prochain. A l'UMP, on en a quelques uns sur lesquels la décision concernant les candidats est en attente. Quand je dis quelques-uns, ce n'est rien moins que sept : Saint-Laurent-de-la-Salanque, Saint-Paul-de-Fenouillet, Rivesaltes, Cabestany, le Haut-Vernet, Prades et Mont-Louis. Quand même.

On pourrait ajouter Argelès. Pourquoi ? Parce que c'est celui qui a tout fait péter.

Figurez-vous que sur ce canton ingagnable, une jeune attachée parlementaire de l'UMP de 33 ans avait envie de se faire les dents. Christine Llorens, puisque c'est ainsi qu'elle se nomme, est attachée (ou était) d'Irles, mais travaille aussi avec Copé et le groupe UMP. Ce soir, comme il est question de cantonales, elle se lance. Mais cela, visiblement, ne rentre pas dans les plans de la présidente. "Elle ne l'a pas laissé parler", m'explique un autre cadre de l'UMP. "Elle a donné une image d'autoritarisme incroyable."

Ca c'est pour cette jeune femme. Mais pour le chargé de mission, secrétaire départemental, Gilles Foxonet, Irles a tenté autre chose. Un troisième membre du comité m'explique : "Foxonet la dérangeait, alors elle a tourné le haut-parleur de la sono pour qu'on ne puisse plus l'entendre."

Rappelons qu'il y a bientôt de nouvelles élections départementales à l'UMP. "Pour moi, elle s'est grillée", estime l'un de mes interlocuteurs. "Paris doit déjà être informé", prédit un autre.

Pas impossible que la réunion de ce soir ait des suites. Pas impossible du tout.


http://politique66.blogs.lindependant.com/archive/2010/10/04/petage-de-plombs-a-l-ump.html

Même si la droite vient de gagner les municipales de Saint-Estève, ce n'est pas gagner pour les cantonales.

En 1998, la gauche remportait la majorité après l'avoir perdu quand les socialistes locaux, derrière le père Alduy, ont été nombreux à refuser le programme commun au début des années 70.
Elle gagne alors 6 sièges quand la droite remporte le nouveau canton de Canet-en-Roussillon.
En 2004, elle perd Mont-Louis, Perpignan 7 et Perpignan 9 (Bas-Vernet) et gagne Sournia (de 7 voix).
A l'heure actuelle, la gauche a 19 sièges (3 PC), le groupe UMP compte 6 élus, les non inscrits DVD 5 élus et un autre élu DVD siège seul (celui de Mont-Louis).

La droite a besoin d'un gain de 4 sièges pour être majoritaire.
Heureusement pour la gauche, celui de Saint-Estève n'est pas renouvelable.

Les sièges de gauche les plus menacés sont celui de Perpignan 1, détenu par Jean Codognès depuis 1998. Ce dernier, exclu du PS pour sa dissidence aux municipales de 2008, n'avait que 109 voix d'avance sur le candidat de droite en 2004, avec un FN à 16,31%.
Les deux autres cantons menacés sont Rivesaltes (conservé avec 53,88% par le sortant PS sur le maire UMP du chef-lieu) et Sournia, gagné de 7 voix par un DVG sur le dauphin du sénateur Blanc, élu du canton de 1973 à 2004.

A Perpignan 9, la gauche était éliminée au 1e tour et a assisté à un duel UMP-FN. Il n'est pas exclu que ce canton rebascule à gauche en 2011. Le canton de Prats-de-Mollo-la-Preste a été conservé par le sortant DVD de 41 voix sur le PS en triangulaire avec un divers.

Si un sortant à gauche ou à droite ne se représente pas, des surprises peuvent avoir lieu, notamment pour les cantons communistes de Prades et de Perpignan 3 qui comprend Cabestany dont le maire Jean Vila est l'élu depuis 1992 (avec un intermède de 1999 à 2004, du fait de son mandat de député de 1997 à 2002).
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Re: Les cantonales dans les Pyrénées-Orientales

Messagede maxxx » Dim 10 Oct 2010 21:54

Les cantonales dans ce département vont être très intéressantes...Je pense qu'il sera effectivement très difficile pour la droite de prendre le département : 4 sièges à faire basculer dans un contexte national qui est loin d'être favorable, c'est très difficile.

Cela dit, la liste des cantons à surveiller excède selon moi ce nombre de 4 sièges : Jean-Philippe a de manière pertinente souligné les possibilités de basculement des cantons de Rivesaltes (le maire de la ville est UMP et a écrasé ses adversaires PS et PC en 2008 en récoltant 64.9% des voix dès le premier tout), Perpignan 1 (le fait que Jean Codognes ait fait perdre au PS tout espoir de prendre Perpignan en 2009 pourrait aisément conduire à une candidature PS dans ce canton - et même sans cela, la droite ne cesse de marquer des bons points dans ce canton - surtout si le FN ne peut se maintenir), Sournia (qui a basculé de très peu en 2004 et qui reste le fief de Paul Blanc) ou Prades (la ville-centre du canton ayant basculé vers la droite aux municipales et la gauche se divisant facilement dans ce canton entre PC et PRG-PS).

Je rajouterai pour ma part les cantons :
- de Cote Vermeille : les deux communes les plus peuplées (Banuyls et Port Vendres) des 4 villes touristiques que compte le canton ont basculé de gauche à droite en 2008 et le sortant PS Antoine Mouly n'est maire que de la 3ème ville du canton (Collioure). Ce dernier avait triomphé en 2004 (69.6% au second tour) essentiellement du fait de l'absence totale de la droite au niveau municipal à l'époque, ce qui avait amené l'UMP a investir une candidate non implantée et quasiment inconnue (Louise Vila). Cette fois-ci le scrutin peut être beaucoup plus difficile pour le PS et on pourrait imaginer le départ du nouveau maire UMP de Port-Vendres, Jean-Pierre Romero (Jean Rède, maire DVD de Banuyls, qui avait réalisé un étonnant come back en 2008 (il fut maire de la ville de 1983 à 1995), est trop âgé - 77 ans - pour repartir dans ce canton qu'il détenait jusque 1998).
- de Saint Paul de Fenouillet : le sortant DVG Pierre Estève, ancien député de 1988 à 1993, avait certes été réélu avec 51.7% au premier tour en 2004 contre 31.3% au candidat CPNT, l'ancien député européen Alain Esclopé (que la droite départementale avait soutenu faute de mieux). Cela dit, il aura 72 ans en 2011 et il est élu dans ce canton depuis 1973 : s'il ne se représente pas, le nouveau scrutin rabattra totalement les cartes et la droite peut créer la surprise/s'il se représente, il pourrait chuter du fait de l'usure (38 ans de mandat, ça peut être le combat de trop) ou bien encore du désamour des électeurs, qui ont peut être mal compris son exil sur Perpignan : il fut en effet élu entre 2008 et 2009 sur la liste PS conduite par Jacqueline Amiel-Domat : cette impression de "nomadisme" électoral peut jouer en sa défaveur...

Cela fait donc 6 cantons : il faudrait en faire basculer 4 mais bien entendu, garder tous les cantons que la droite détient ; c'est difficilement jouable mais en tout cas, la droite pourrait marquer des points en réduisant l'écart de 4 à 2 sièges par exemple...
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Re: Les cantonales dans les Pyrénées-Orientales

Messagede stephed » Jeu 4 Nov 2010 16:14

Artcicle sur le futur président du cg:

http://www.lindependant.com/articles/20 ... 276979.php
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Re: Les cantonales dans les Pyrénées-Orientales

Messagede stephed » Dim 7 Nov 2010 12:09

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Re: Les cantonales dans les Pyrénées-Orientales

Messagede pierrep » Dim 7 Nov 2010 12:18

Tres joli coup joué la par Bourquin . Bien sur il gardera un oeil ( c'est un euphèmisme) sur le CG, mais le fait de proposer une femme à ce poste de présidente est assez bien joué . Maintenant il reste à ce tandem à garder la majorité au CG en mars 2011 et ça c'est une autre affaire ...
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Re: Les cantonales dans les Pyrénées-Orientales

Messagede Jean-Philippe » Dim 7 Nov 2010 12:27

Je reproduit l'article pour nous faire gagner du temps (dès lors qu'on met le lien, on est en règle). Ce choix est au 1e abord surprenant, l'heureuse future probable élue étant inconnue de la plus part d'entre nous (elle était juste une case dans un tableau avec comme seul commentaire sa 2e place sur la liste Frêche en mars dernier), mais pas tant que ça puisque Bourquin choisit quelqu'un qui lui doit presque tout et qui devrait donc plus facilement lui rendre sa place en cas de besoin. Autre avantage : il évite aux élus en place depuis longtemps de se diviser en essayant de lui succéder. J'avoue que la manoeuvre est habile.

Ce sera donc une femme. Le prochain président du conseil général des Pyrénées-Orientales sera une présidente. Ainsi en a décidé Christian Bourquin, puis le groupe majoritaire, réunis vendredi soir. Hermeline Malherbe-Laurent sera élue par ses pairs le 21 novembre.
Il l'a fait. Christian Bourquin a proposé que son successeur soit une «successeure» comme il dit, faisant fi des Immortels de l'Académie Française pour imposer le féminin dans l'hémicycle du conseil général. Hermeline Malherbe-Laurent, 41 ans, est conseillère générale du canton perpignanais de Saint-Assiscle-La Gare depuis 2008. Canton de Perpignan VIII qu'elle a, fraîchement encartée PS et alors inconnue, ravi à l'UMP Jean Maydat. Cette mère de trois enfants, «fille d'ouvrier syndicaliste, métallo dans les mines du Nord» (c'est ainsi qu'elle s'est présentée aux électeurs perpignanais) est arrivée dans les P.-O. en 2005. Ecologiste de gauche, elle s’engage politiquement en 1999 sur la liste de Daniel Cohn-Bendit et Dominique Voynet aux Européennes avant de siéger au conseil municipal de Meaux, sur le banc de l’opposition à Jean-François Copé. Ingénieur, responsable de formation et d’insertion professionnelle «dans le public comme dans le privé», elle a stoppé son activité profesionnelle en devenant conseillère générale. Depuis 2008, elle siégeait donc au conseil général, à la gauche de Christian Bourquin, présidente déléguée de la commission «Développement durable, plan climat et environnement».

Un binôme Département-Région
Elue de la liste Frêche-Bourquin aux dernières régionales, elle a perdu sa carte du PS mais gagné un siège à l'hôtel de Région où elle occupe une vice-présidence (déléguée à la «gestion de l’eau et des risques naturels»). Un poste essentiel pour assurer l'articulation avec le futur président, Christian Bourquin. Ce sera donc une sorte de binôme qui dirigera désormais le Département et la Région. Pratique... «Elle est bosseuse, pragmatique, cartésienne et je la sais fidèle», sourit Christian Bourquin, pas peu fier de son «coup». Il a en effet imposé, dans la douceur et après avoir soigneusement «déminé» le terrain, une femme, jeune, néo-Catalane, nouvelle élue face aux «éléphants» locaux, prétendants également légitimes qu’étaient Robert Garrabé, Pierre Aylagas ou Alexandre Reynal. «Tous auraient pu l’être, affirme Christian Bourquin en parlant de son successeur, elle a fait l’unanimité.» Désignée unique candidate par le groupe majoritaire, Hermeline Malherbe-Laurent sera donc, le 21 novembre prochain (date arrêtée pour la session plénière) la nouvelle présidente du conseil général des Pyrénées-Orientales. La sixième femme, en France, à acceder à cette responsabilité.

Les trois élus communistes du conseil général (J. Vila, G. Cassoly et J-L Alvarez), s'ils ont accepté de soutenir la candidate désignée par le groupe majoritaire «PS et apparentés», ne font pas partie de celui-ci.
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Re: Les cantonales dans les Pyrénées-Orientales

Messagede maxxx » Dim 7 Nov 2010 13:19

Il est clair que l'on est dans un pur scénario machiste de promotion d'une femme effacée, qui n'est élue que depuis 2008 (et qui n'est pas réputée localement pour son quelconque charisme ou sa notoriété - comme le rappelle l'article, elle n'est dans les P-O que depuis 5 ans, après avoir effectué un petit parcours politique dans la partie nord du pays), et on sait très bien qui gardera le pouvoir réel au CG : pas d'illusion la-dessus...

C'est amusant que Bourquin reproduise le scenario utilisée par Freche en 2004, quand il a du quitter son poste de maire de Montpellier : à l'époque, Georges Freche s'était rabattu sur Hélène Mandroux, que l'on présentait également comme le bon petit soldat dévoué et qui ne ferait pas d'ombre à son mentor, ce dernier gardant l'effectivité du pouvoir ; pas besoin de rappeler que les choses ne se sont pas exactement déroulé selon ce schéma...
Il sera également de voir si la nouvelle présidente ne deviendra pas une nouvelle Claude Roiron : à savoir une jeune présidente dynamique mais bousculant trop les choses et se mettant à dos les caciques du PS et les élus DVG-PS...Il suffit de voir les tensions actuelles en Indre-et-Loire pour s'en convaincre...

Cette promotion doit en effet être réinscrite dans le contexte des échéances de 2011 : comme il a déjà été indiqué, s'il est probable que la gauche soit reconduite en mars, il n'est pas non plus impossible, eu égard à la quantité de cantons fragiles et où la droite est vraiment menaçante, que la droite fasse un bon score : on pourrait très franchement envisager une réduction à 1 ou 2 sièges de la majorité, ce qui affaiblirait la gauche locale...Et conduirait peut être à des candidatures alternatives à gauche pour la présidence! Là encore, je suis quasi-sûr que c'est Bourquin qui fera campagne pour les cantonales en tant que président officieux et non pas sa jeune groupie...

Il faudra analyser la recomposition à long terme dans les P-O : dans l'hypothèse où la gauche gagnerait en 2012, je pense honnêtement que ce département figurera parmi les premiers à basculer à droite en 2014 (étant donné que, comme toujours, les élections intermédiaires sont mauvaises pour le pouvoir national en place, quel qu'il soit).
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Re: Les cantonales dans les Pyrénées-Orientales

Messagede pierrep » Dim 7 Nov 2010 15:29

Je trouve le dernier post concernant le remplacement de Bourquin à la tête des PO assez limite machiste ... La future présidente qualifièe d'effacée, sans charisme ...sans parler des critiques de Claude Roiron ..
Je crois que si ces deux personnes étaient des hommes Maxx n''crirait pas la même chose, ni n'utiserait ce vocabulaire . Décidément il y a encore bien des blocages à la promotion des femmes en politique ... !
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Re: Les cantonales dans les Pyrénées-Orientales

Messagede maxxx » Dim 7 Nov 2010 17:49

Je ne cherchais pas à démontrer une quelconque forme de machisme dans mon propos mais plutôt une critique de comportements qui peuvent eux être décortiqués comme purement machiste : dans le cas de Bourquin, en disant que la nouvelle présidente est effacée, je fais juste un constat : franchement, s'il y a quelqu'un pour aller me dire qu'Hermeline Malherbe a un poids et une influence politiques (et une ancienneté élective) équivalents à un Louis Caseilles, un Pierre Aylagas ou un Elie Puigmal (même si ce dernier a été battu aux municipales), je lui tire mon chapeau...

Ce que Bourquin a fait, c'est ce que font beaucoup d'hommes politiques pour garder le pouvoir : on met une femme, une fidèle de surcroit, en pariant sur sa docilité ; je ne justifie pas un tel comportement - je le trouve au contraire vraiment scandaleux - mais il correspond à une certaine réalité. Après, ca ne marche pas à tous les coups (cf. le cas Mandroux).

Sinon, pour le cas Claude Roiron, je pense que personne ne me contredira en disant qu'elle est loin de faire l'unanimité en ayant voulu taper dans la fourmilière...Et pour prendre un exemple qui montrera que je suis loin d'être machiste, on peut citer en contre-exemple Marie-Françoise Pérol-Dumont à gauche ou Anne d'Ornano à droite dans la catégorie des grandes présidentes, consensuelles et respectées...
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Re: Les cantonales dans les Pyrénées-Orientales

Messagede Sergent Bauchat » Dim 7 Nov 2010 23:01

Personnellement, et en dehors de toute préférence partisane, je trouve que le choix fait par les conseillers du groupe majoritaire PS-PC-DVG dans les PO est intéressant.
Une femme présidente de conseil général (il n'y en a que 4 actuellement sur ... 100 départements !), c'est très bien !
Une jeune femme, pourquoi pas. Les présidents de conseils généraux ne sont pas obligatoirement des vieillards ventripotents !
Elle n'est conseillère que depuis deux ans, c'est vrai, mais je pense qu'on peut trouver d'autres cas.
Je pense à Eric Ciotti, qui a été élu président du CG des Alpes-Maritimes quelques jours après avoir été élu lui-même conseiller général, et, je crois, dans un canton qui n'est pas dans sa circonscription de député !
Un peu d'audace, que diable...
Et, si elle ne fait pas ses preuves, ses collègues... et ses électeurs, pourront toujours la sanctionner !
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