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Les cantonales dans les Alpes maritimes

Chambre de discussion sur les élections cantonales qui seront organisées en mars 2011 et visant au renouvellement de la moitié des conseillers généraux.

Les cantonales dans les Alpes maritimes

Messagede maxxx » Mar 24 Aoû 2010 16:39

Dans ce département, bastion de la droite et également terre d'implantation de l'extrême droite et de son leader Jean-Marie Le Pen, le principal intérêt des cantonales de 2011 sera de scruter le score du Front national et le nombre des triangulaires qu'il sera en mesure d'imposer.

Sur les 26 cantons renouvelables, 20 sont détenus par la droite (18 UMP, 2 DVD) et 6 par l'opposition de gauche (1 PS, 2 PC, 2 DVG, 1 EE). Paradoxalement, si la droite semble plus menacée d'un point de vue probabiliste (étant donné qu'elle détient les 3/4 des sièges en jeu), un certain nombre de facteurs pourraient venir contrebalancer ce constat.

C'est essentiellement sur les 8 cantons niçois que les changements pourraient intervenir. En réalité, ces cantons ont connu une assez importante reconfiguration par le jeu des 3 élections partielles intervenues entre 2005 et 2010.

La série de 2004 avait été analysée à l'époque comme un des signes de l'essoufflement de l'équipe Peyrat, en place depuis 1995. Elle avait surtout marqué un statu quo et l'impossibilité pour la droite de reprendre les cantons perdus en 1998, date à laquelle elle avait même été devancée dans quelques cantons, par le FN. Là encore, les triangulaires ont fait le bonheur de la gauche, qui se sont maintenus dans leurs 5 cantons (les III, V, XI, XII et XIV), tandis que la droite conservait haut la main ses bastions de Nice VIII et X tout en arrachant de justesse Nice VII. Pour couronner le tout, les deux UMP réélus facilement (Bernard Asso et Olivier Bettati) étaient des proches de Christian Estrosi, alors que le dernier UMP, Jean Hanot, était un fidèle de Jacques Peyrat.

L'élection sur le canton de Nice VII a été invalidée en 2005 par le Conseil d'Etat et la forte abstention lors de l'élection partielle qui a suivi a entrainé un duel UMP-PS, faute pour le FN d'atteindre les 10% des inscrits. Cette élection est venue parachever le sentiment de "fin de règne" du système Peyrat, son adjoint à la sécurité et conseiller général sortant, Jean Hanot, s'inclinant à la surprise générale (mauvais reports à droite) et assez nettement face à Dominique Boy-Mottard, épouse du chef de file de l'opposition socialiste à Nice.

Le contexte national (popularité de Nicolas Sarkozy, grignotage sur l'extrême droite et érosion de cette dernière) a redonné de l'oxygène à une droite locale qui pouvait craindre des divisions fratricides, voire une victoire de la gauche aux municipales (en 2001, dans un contexte favorable à la droite, Jacques Peyrat n'avait été reconduit qu'avec 44% des voix face à la liste Mottard, qui culminait à 41%, gêné, il est vrai, par la liste FN de Marie-France Stirbois (15%)).

Le décès de Jean-François Knecht, conseiller général PS de Nice XI et leader de la gauche au conseil général, au printemps 2007, a conduit à une élection partielle simultanée aux élections législatives de juin 2007. Nicolas Sarkozy avait obtenu plus de 65% des voix à la présidentielle sur Nice. Alors que les 4 députés UMP de Nice étaient très largement élus ou réélus au premier tour (Muriel Marland-Militello, Rudy Salles et Christian Estrosi) ou au second tour (Eric Ciotti), Daniel Benchimol (UMP) s'emparait dès le premier tour du canton avec plus de 52% des voix, face à un FN au plus bas et à un PS laminé localement.

Les municipales de 2008 ont vu la victoire de Christian Estrosi avec 41% des voix sur ses challangers de gauche (Patrick Allemand, 34% soit 7 points de moins que la liste Mottard en 2001) et de droite (Jacques Peyrat, maire sortant, battu avec 25%). Les cantonales ont consacré un parfait statu quo entre gauche et droite, avec la réélection surprise (liée à la division de la droite et le mauvais report sur l'UMP du candidat pro-Peyrat) de Marc Concas (PS) sur Nice I face au futur président du conseil général Eric Ciotti, obligé de se faire élire à l'automne 2008 dans l'arrière pays niçois pour remporter la tête de l'exécutif, et la reconduite facile des sortants UMP sur les autres cantons.

L'élection de Patrick Allemand, par ailleurs vice-président du conseil régional de PACA, au conseil municipal de Nice, a entrainé sa démission du conseil général et une élection partielle dans le canton de Nice XII. Cette élection, qui avait valeur de test pour la nouvelle majorité municipale, s'est soldée par la large victoire du 1er adjoint UMP à la mairie de Nice, Benoit Kandel, avec plus de 59% au second tour, face à Frédérique Grégoire-Concas (PS), épouse du conseiller général de Nice I.

Pour ce renouvellement, l'équilibre est désormais de 4 sièges dans chaque camp. Les sortants UMP devraient logiquement être reconduits, soit parce qu'ils bénéficient de cantons très à droite (Olivier Bettati et Bernard Asso), soit parce qu'ils sont désormais bien implantés et sont des maillons forts de l'équipe Estrosi (Daniel Benchimol et Benoit Kandel). Les menaces sont davantage concentrées sur la gauche, notamment en l'absence de triangulaires. La remontée récente du FN ne relativise qu'en partie cette menace, car le FN est localement menacé par des Identitaires, dont Nissa Rebela, qui a obtenu des bons scores lors des élections partielles de 2009-2010. Cette division pourrait entrainer l'élimination du FN au second tour.
- Sur Nice III, le sortant communiste Jacques Victor ne doit ses élections précédentes qu'au maintien du FN au second tour. Il est donc directement menacé par l'absence éventuelle de ce dernier et par la remontée tendancielle de la droite classique dans ce canton depuis 2007.
- Sur Nice V, Patrick Mottard est doublement menacé à sa droite et à sa gauche. En effet, son refus d'allégeance du nouveau chef de file socialiste Patrick Allemand aux municipales de 2008 l'a amené à monter sa propre liste (qui n'a pas atteint les 10%) et à être exclu du PS. Il siège depuis dans un groupe DVG au conseil général et a présenté jusque là des candidats dans chaque élection partielle depuis 2008. Il pourrait être devancé par un candidat PS "officiel", sans compter que cela ferait le jeu de la droite, d'autant que, là encore, les élections de l'ex-socialiste ne se sont réalisées qu'en triangulaire.
- Sur Nice VII, Dominique Boy-Mottard, élue surprise en 2005, semble la plus fragilisée. Elle a rejoint son mari dans sa stratégie de rupture avec le PS et a, surtout, été écrasée (22%) aux législatives de 2007 face à Muriel Marland Militello, qui a été réélue dès le premier tour avec 54%, franchissant la barre des 50% même dans le canton de sa rivale socialiste. Elle devra de plus certainement compter sur une candidature socialiste concurrente.
- Sur Nice XIV, Paul Culturello pourrait aussi faire les frais d'une élimination du FN au second tour. Ce canton a pour habitude de connaitre des duels serrés entre le socialiste et le FN au second tour, dans la mesure où la droite s'est divisée en plusieurs candidatures en 1998 (mais en réussissant à se maintenir, ce qui n'empêcha pas le FN de la devancer de 10 points) et 2004. Non seulement les identitaires pourraient limiter les chances du FN, mais ce dernier est affaibli par la dissidence local de Gérard de Guibernatis, candidat frontiste traditionnel dans ce canton mais exclu en 2008 pour avoir soutenu Jacques Peyrat aux municipales. Agé de 84 ans, une nouvelle candidature de sa part parait improbable mais celle d'un de ses proches pourrait s'envisager.

Bref, la partie peut s'annoncer difficile à gauche, surtout si les divisions entre pro-Mottard et pro-Allemand s'accentuent et se concrétisent en candidatures dissidentes. Christian Estrosi a par ailleurs su, depuis 2008, rallier les 3/4 des élus de la liste Peyrat au sein de sa majorité, ce qui limite les frondes de ce côté.
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Re: Les cantonales dans les Alpes maritimes

Messagede maxxx » Mar 7 Sep 2010 13:25

Les investitures de l'UMP-NC dans les Alpes maritimes ont été rendues publiques cet été : http://www.webtimemedias.com/competence06/wtm_article56418.fr.htm

Le 14ème canton de Nice va focaliser finalement toutes les attentions. Face au sortant PS, Paul Culturello, qui s'est pour le moment uniquement maintenu que grâce à la force de l'extrême droite et à la division de la droite, l'UMP a décidé de sortir le grand jeu en investissant Dominique Estrosi-Sassonne, ex-épouse du maire de Nice, dont elle reste, malgré leur séparation dans le privé, une des plus fidèles, adjointe au maire depuis 2001 et conseillère régionale depuis 2004. Rien que le nom de la candidate a valeur de symbole et un échec sera forcément interprété comme un message personnel pour le maire.
Ce canton est par ailleurs un des deux cantons faisant partie de la circonscription dont Christian Estrosi fut le député et dans laquelle il est élu depuis 1997. L'objectif pour lui est de transformer l'essai en remportant un canton dans lequel il fait d'excellents scores : il avait remporté 53.1% des suffrages aux législatives dans ce canton au premier tour et 62.1% lors de la législative partielle de mai 2008, à sa sortie du gouvernement, face...à Paul Culturello.

La gauche se sait très menacée dans un canton où elle est largement minoritaire, car elle n'a jamais obtenu, en dehors des régionales, plus de 37% des voix dans ce canton.

Ce canton est encore plus intéressant dans la mesure où l'ancien maire Jacques Peyrat (ex-UMP), 79 ans, a annoncé sa candidature pour mars 2011. Il fut conseiller général de ce canton de 1992 à 1998, élu au départ sous l'étiquette FN. Cette candidature s'inscrit dans sa volonté de se présenter aux municipales de 2014 : il aura à cette date 83 ans. Ca s'apparente plus à une stratégie de nuisance et de sabordage du navire Estrosi qu'autre chose...D'autant que les 3/4 de ses anciens colistiers de 2008 ont depuis rejoint la majorité d'Estrosi.

La situation est très complexe à analyser : le FN devrait bien entendu être présent dans un canton où il a l'habitude d'accrocher sérieusement le PS au second tour (54.5% pour le PS contre 45.5% pour le FN en 2004). Pour autant, la candidature de Peyrat lui piquera beaucoup plus de voix qu'elle n'en piquera à la candidate UMP : on ajoute à cela un score moins important entre les régionales de 2004 et 2010 dans ce canton (la liste Macary obtenait 30.4% des voix au second tour en 2004...la liste Le Pen en récoltait 28.1%, part dont il faut ôter le poids considérable du fait que Jean-Marie Le Pen conduisait la liste) et surtout une forte concurrence des Identitaires niçois, sans compter l'exclusion du FN de Gérard de Guibernatis.

Tous ces paramètres pourraient conduire à l'éviction de la droite extrême (en incluant Peyrat) du second tour...

NB : Le divorce entre l'UMP locale et le sénateur-maire UMP de Saint-Jean-Cap-Ferrat René Vestri, 72 ans, semble définitivement consommé : l'UMP a préféré investir le maire UMP de Cap d'Ail, Xavier Beck, 57 ans, ancien député (1995-1997), ancien centriste concurrent du député UMP Jean-Claude Guibal, sur le canton de Villefranche-sur-Mer. Le duel entre les deux hommes devrait être tendu et serré, et, s'il décide de se représenter, René Vestri est dans ce cas loin d'être assuré d'être réélu dans un canton qu'il détient depuis 1985, si on ajoute en plus ses récents déboires judiciaires qui lui ont valu une mise en examen...
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Re: Les cantonales dans les Alpes maritimes

Messagede Jean-Philippe » Mar 7 Sep 2010 17:20

Vestri est candidat, non seulement au renouvellement de son mandat, mais aussi aux législatives de 2012 dans la circonscription de Ciotti, le président UMP du conseil général.
Son canton de Villefranche-sur-Mer sera donc lui aussi à observer, même s'il reste hors de portée pour la gauche.

Pour lire une interview où il se déchaîne surtout contre celui-ci,
http://www.lepetitnicois.fr/actualites- ... ,2343.html
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Re: Les cantonales dans les Alpes maritimes

Messagede Zimmer » Sam 11 Sep 2010 09:44

Un article du Petit Niçois à propos des élections cantonales dans les Alpes-Maritimes.

Ce qu’il faut attendre des cantonales de mars prochain
vendredi 10 septembre 2010
Tags : n° 696 |

En France, il y a toujours une élection à préparer. En cette rentrée 2010, les états-majors politiques azuréens scrutent l’horizon du mois de mars prochain. Les électeurs des Alpes-Maritimes auront, en effet, à renouveler la moitié de leurs conseillers généraux.

25 cantons sont concernés. Double nouveauté pour cette cuvée 2011 : les candidats devront se présenter avec un(e) suppléant(e) du sexe opposé et les heureux élus ne le seront que pour…trois ans. Si la réforme des collectivités actuellement examinée au Parlement voit le jour, vous élirez en 2014 des « conseillers territoriaux » qui siégeront à la fois au département et à la région.

En attendant, pour la première fois depuis bien longtemps, les élections cantonales de mars prochain ne seront pas couplées avec un autre scrutin, municipal ou régional. Pour autant, leurs résultats seront forcément examinés à la loupe par les partis politiques, à six petits mois des élections sénatoriales et surtout à… un an de la présidentielle et des législatives. L’enjeu sera évidemment important pour la majorité et l’UMP en particulier. Les Alpes-Maritimes seront à n’en pas douter au centre de toutes les attentions.

Les points chauds niçois

Le président du Conseil général, Eric Ciotti, affronte en effet son premier test grandeur nature à la tête de la majorité départementale.

Les poids lourds de la droite azuréenne tels le Dr Alain Frère à Levens ou le député Charles-Ange Ginésy à Guillaumes devraient être réélus sans trop de difficultés.

Il n’en sera pas forcément de même à Nice. Si Christian Estrosi, le ministre-maire, a choisi d’envoyer à la bataille quelques piliers de son équipe municipale, l’exercice s’annonce toutefois périlleux.

Olivier Bettati et Bernard Asso se représentent respectivement dans le 8e et le 10e et ne devraient pas rencontrer d’embûches majeures. Dans le 11e canton, leur collègue Daniel Benchimol, doyen de la faculté de médecine, retrouve le chemin des urnes plus de trois ans après avoir repris le canton à la gauche après le décès de Jean-François Knecht. Les deux points chauds seront à n’en pas douter les 12e et 14e cantons. Dans le 12e, le premier adjoint, Benoit Kandel, doit transformer l’essai de son élection de 2008 suite à la démission du socialiste Patrick Allemand. Dans le 14e, l’ancien maire de Nice, Jacques Peyrat, repart au combat face à Dominique Estrosi-Sassone et au sortant socialiste Paul Cuturello.

Les gains potentiels pour la droite sont minces dans la 1ère ville du département : à titre d’exemple, le sortant communiste Jacques Victor, bien implanté dans le 3e canton, n’apparaît pas vraiment en danger. Même si l’enracinement des candidats ou des sortants UMP est variable selon les cantons à Nice, les scores des représentants de la majorité départementale seront analysés pour mesurer l’impact électoral de l’activisme tout azimut du tandem Estrosi-Ciotti, notamment sur le terrain de la sécurité. Sans oublier que la gauche et surtout le Front National se tiendront également en embuscade.

Villefranche et l’Escarène, enjeux à l’est

A l’Est du département, les regards se tournent naturellement vers le canton de Villefranche-sur-Mer, tenu depuis vingt-cinq ans par le sénateur-maire de St-Jean Cap Ferrat, René Vestri. Mais celui-ci n’a pas reçu l’investiture de l’UMP, le parti présidentiel lui ayant préféré le maire de Cap d’Ail, Xavier Beck. René Vestri n’a pas encore fait savoir officiellement qu’il se représenterait, mais, dans le pays des trois corniches, il ne fait guère de doute qu’il rempilera. Comme un défi lancé à Christian Estrosi et à Eric Ciotti.

Si l’UMP s’est mise en ordre de bataille en investissant officiellement ses candidats au printemps, le canton de l’Escarène, lui, échappe à la règle. Plusieurs maires du canton, le Dr Pierre Donadey (L’Escarène) et Michel Lottier (Blausasc) notamment, sont susceptibles d’affronter le sortant communiste, Noël Albin. Le choix de l’investiture a été reporté sine die. A moins que ce désordre organisé ne soit qu’un artifice pour finalement conforter l’assise du PC dans son fief de la vallée des Paillons…

Rien de nouveau à l’Ouest

A l’Ouest, la situation est plus claire. A Grasse-Nord, le jeune Jérôme Viaud se prépare à battre la campagne, deux ans et demi après sa victoire lors d’une élection partielle qui faisait suite à la démission de Jean-Pierre Leleux pour cause de cumul des mandats. Quant au canton de Grasse-Sud, la majorité départementale porte tous ses espoirs sur le maire de Pegomas, Gilbert Pibou, face au sortant écologiste, Jean-Raymond Vinciguerra. A Antibes et à Vallauris, les sortants Georges Roux et Alain Gumiel, repartent sans trop d’inquiétudes. Enfin, à Cannes-Ouest, le maire de Mandelieu, Henri Leroy est, pour l’instant, le seul candidat d’une droite qui est très souvent divisée dans le bassin cannois.

Au total, il est peu probable que les rapports de forces politiques entre droite et gauche soient sensiblement modifiés à l’occasion de ces élections cantonales. Toutefois, un résultat contrasté pour la droite et le centre dans les urnes pourrait ouvrir, le cas échéant, de vifs débats au sein de la majorité départementale.

Romain Thomas

Les 25 cantons renouvelables en mars prochain

Nice :
3e canton
5e canton
6e canton
7e canton
8e canton
10e canton
11e canton
12e canton
14e canton
Guillaumes
St-Martin-Vésubie
Lantosque
Levens
Puget-Théniers
Roquebillière
Villars-sur-Var
L’Escarène
Villefranche-sur-Mer
St-Laurent-du-Var
Antibes Centre
Vallauris-Antibes Ouest
Grasse-Nord
Grasse-Sud
Saint-Vallier
Cannes Ouest

http://www.lepetitnicois.fr/actualites-et-politique/villes-a-la-une/ce-qu-il-faut-attendre-des-cantonales-de-mars-prochain,2475.html
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Re: Les cantonales dans les Alpes maritimes

Messagede Robespierre » Lun 18 Oct 2010 11:36

Cantonales 2011 à Nice : Cap sur les prochaines élections municipales !

Dans quelques mois maintenant, 8 cantons niçois, quatre à droite et quatre à gauche, éliront leur nouveau conseiller général. Des beaux combats pour les premiers tours et de grand duels attendus dans les seconds tours mais certaines indications pourront déjà analysées avant le passage aux urnes. Même si les prochaines municipales ne font pas encore débat, il faudra porter un attention particulière à ces divers scrutins et notamment dans le 14ème Canton dans lequel trois ténors de la politique locale s’affronteront en la personne de Dominique Estrosi-Sassone, du sortant Paul Cuturello et du revenant Jacques Peyrat.
Un remake du dernier scrutin niçois ou une fiction des prochaines municipales ? Ces prochaines cantonales feront rapidement parler d’elles et font déjà débat dans les microcosmes politiques locaux. Le retour de Jacques Peyrat, la réconciliation Allemand/Mottard, l’investiture d’Olivier Bettati... Bref, avant même le début des campagnes officielles qui ont déjà largement débuté officieusement, beaucoup de questions restent encore sans réponse qui, le jour venu, apporteront de nombreux éclaircissements sur les positionnements politiques des uns et des autres dans la capitale de la Côte d’Azur.

Comme dans toutes les grandes compétitions sportives, les cantonales niçoises héritent aussi d’une « poule de la mort » qui porte le numéro 14. Un scrutin qui mettra aux prises le candidat sortant et grande figure du PS azuréen, Paul Cuturello, l’adjointe au Maire et Conseillère régionale UMP, Dominique Estosi-Sassone et l’ancien Députe Maire de Nice, Jacques Peyrat. Une ligne de départ de très haut niveau et qui, nul doute, devrait donner une campagne qui ne manquera certes pas de piment.

Nice 3 : Saint Roch, Riquier et Pôle universitaire Saint Jean d’Angely

Elu : Jacques Victor (DVG)
Candidats : Philippe Rossini (UMP), Jacques Victor (Divers gauche-Eco), Georges Sgobba (Entente Républicaine)

Dernier scrutin :
Jacques Victor (DvG-Eco) : 43,70 %
Micheline Baus (UMP) : 33,77 %
Bojdar PETROVIC (FN) : 22,53 %

Nice 5 : Joseph-Garnier, Saint-Barthélémy, Gorbella et Fontaine du Temple

Elu : Patrick Mottard
Candidats : Catherine Moreau (UMP), Patrick Mottard (Divers gauche)

Dernier scrutin :
Patrick Mottard (DvG-Eco) : 45,08 %
Muriel Marland Militello (UMP) : 35,59 %
Aude Maisonneuve (FN) : 19,33 %

Nice 7 : Valrose, Brancolar, Rimiez et Gairaut

Elu : Dominique Boy Mottard (DVG)
Candidats : Bernard Baudin (UMP), Dominique Boy-Mottard (Divers gauche)

Dernier scrutin :
Dominique Boy-Mottard (DvG, Eco) : 52,65 %
Jean Hanot (UMP) : 47,35 %

Nice 8 : Les Baumettes et Grosso/Saint Philippe avec l’église Russe et le Parc Impérial

Elu : Olivier Bettati
Candidats : Olivier Bettati (Divers droite)

Dernier scrutin :
Olivier Bettati (UMP) : 47,01 %
Rémi Gaechter (DvG-Eco) : 33,23 %
Lucette Olivier-Deville : 19,76 %

Nice 10 : Magnan, Fabron, Ste Hélène, La Lanterne, Carras, Ferber, Caucade et Les Eucalyptus

Elu : Bernard Asso
Candidats : Bernard Asso (UMP)

Dernier scrutin :
Bernard Asso (UMP) : 47,47 %
Marie-Luz Hernandez Nicaise (PS) : 31,03 %
Christophe Stirbois (FN) : 21,50 %

Nice 11 : Le Piol, Pessicart, Cessole, Las Planas, Comte de Falicon, Vallon des Fleurs et Saint-Pancrace

Elu : Daniel Benchimol
Candidats : Daniel Benchimol (UMP)

Dernier scrutin :
Daniel Benchimol (UMP) : 52,10 %
Christine Dorejo (PS) : 21,90 %
Gilbert Pigli (FN) : 10,10 %

Nice 12 : République, Riquier, Mont-Boron, Vinaigrier, Mont Gros, Le Trident, Roquebillière, Bon-Voyage et Roquebillière en bordure du Paillon

Elu : Benoit Kandel
Candidats : Patrick Allemand ou Frédérique Grégoire Concas (PS), Benoit Kandel (UMP), Hervé de Surville (Entente Républicaine)

Dernier scrutin :
Benoî Kandel (UMP) : 59,24 %
Frédérique Grégoire Concas : 40,76 %

Nice 14 : l’Arenas, Aéroport et lycée hôtelier, Saint-Augustin, Moulins et Sainte-Marguerite

Elu : Paul Cuturello
Candidats : Dominique Estrosi-Sassone (UMP), Jacques Peyrat (Entente Républicaine), Paul Cuturello (PS)

Dernier scrutin :
Paul Cuturello (PS) : 54,38 %
Gérard Gubernatis (FN) : 45,62 %

http://www.nice-premium.com/article/can ... .6225.html
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Re: Les cantonales dans les Alpes maritimes

Messagede Jean-Philippe » Mar 26 Oct 2010 10:50

Patrick Allemand et Patrick Mottard signent un accord à quelques mois des cantonales

Les deux leaders de gauche, Patrick Allemand, 1er secrétaire fédéral du PS 06 et Patrick Mottard, président de Gauche Autrement et nouvel entrant au sein du Parti Radical de Gauche du 06 se sont dit "oui" le 25 octobre au sein de la brasserie "L’union". Un "oui" politique qui fixe un accord entre les deux hommes politiques pour "faire table rase du passé". L’alliance entre ces deux courants prépare le futur politique de la Gauche en vue des cantonales de mars 2011.

L’ambiance n’était pas très frivole, mais le coeur était à la réconciliation entre les deux hommes. Beaucoup à gauche comme à droite pensaient que l’histoire entre Patrick Mottard et Patrick Allemand était définitivement terminée lors des dernières élections municipales de 2008. Patrick Mottard avait en effet décidé, à cette époque, de créer une liste indépendante (Gauche Autrement), privant Patrick Allemand d’un soutien de taille (800 voix) dans un département dominé par les partis de droite. Depuis cette date, les désaccords se sont multipliés et les chemins se sont éloignés. Le dernier rebondissement en date semblait sceller les désaccords lorsque Patrick Mottard et son épouse Dominique Boy-Mottard ont rejoint le Parti Radical de Gauche le 15 octobre 2010. C’est une victoire pour le président du Parti Radical, Jean-Christophe Picard, jusque-là soutenu par une centaine de membres. Il compte désormais dans ses rangs deux élus au Conseil Général et c’est là tout l’enjeu pour le Parti Socialiste.

Construire la gauche pour les 3 ans à venir ?

Pour Patrick Allemand, sa volonté affichée est "d’ouvrir la voie et construire quelque chose de cohérent" pour les 3 ans à venir. Pour lui il est inconcevable "de laisser les cantons à Christian Estrosi qui a dérivé dans des idées sécuritaires cet été". L’accord ente le Parti socialiste 06 et Gauche Autrement est bien là. Il consiste à éviter la guérilla dans ces deux courants, ce qui pourrait entraîner la perte des cantons à Gauche et céder toutes les terres socialistes aux partis de droite. Le Parti Socialiste du 06 n’engagera donc aucun candidat dans les 5e et 7e cantons des Alpes-Maritimes détenus actuellement par le couple Patrick Mottard et Dominique Boy-Mottard. A l’inverse Faouzia Maali ne fera pas d’ombre au candidat socialiste investi dans le 14e canton (Paul Cuturello). Elle sera même son premier soutien, puisqu’elle sera sa suppléante. Ce soutien durera jusqu’aux élections législatives (2012) et municipales (2014) où "Gauche Autrement" soutenue par Patrick Mottard laissera la place au Parti Socialiste.

Une réconciliation ?

Accord de circonstance ? Réelle réconciliation ? L’objectif affiché est en tout cas de laisser le passé derrière sans renier les convictions de chacun pour ne pas "accentuer les rancoeurs". "Cela ne veut pas dire que l’on partira en vacances ensemble l’été prochain" résume Patrick Mottard. Mais avec l’arrivée du couple Mottard au PRG06, un autre dossier sera peut-être à rouvrir pour les leaders de Gauche vers les radicaux qui vont peut-être taper du poing sur la table.

Les alliances se préparent pour une élection cantonale qui en général ne rassemble pas les foules. Reste à savoir si les niçois se mobiliseront cette fois-ci pour élire leurs représentants au Conseil Général et qu’ils comprendront l’utilité de ce vote.


http://www.nice-premium.com/article/patrick-allemand-et-patrick-mottard-signent-un-accord-a-quelques-mois-des-cantonales.6288.html
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Re: Les cantonales dans les Alpes maritimes

Messagede Robespierre » Sam 30 Oct 2010 11:05

Nice 5, 8 et 10 ...

Dupont-Aignan lance ses candidats
Le leader de Debout La République, Nicolas Dupont-Aignan, est venu tout spécialement à Nice la semaine dernière pour introniser les trois candidats que son mouvement lance aux élections cantonales de mars prochain.

Didier Burdin, Dominique Laporte et Anthony Mitrano se présenteront respectivement dans les 5ème, 8ème et 10ème cantons de Nice. Nicolas Dupont-Aignan et le délégué départemental, Thierry Giorgio, ont choisi trois militants de longue date pour défendre les couleurs de leur parti qui compte 140 adhérents dans les Alpes-Maritimes.

Nicolas Dupont-Aignan a également profité de sa venue sur la Côte d’Azur pour rappeler qu’il souhaitait être candidat à l’élection présidentielle de 2012. Dans cette optique, le député de l’Essonne est d’ores et déjà en campagne pour obtenir les 500 signatures nécessaires afin de pouvoir participer à la course à l’Elysée. Il veut offrir aux électeurs une alternative gaulliste et républicaine à l’actuelle majorité.

Son credo : rendre le pouvoir aux Français. Il propose ainsi de rétablir les frontières nationales et de sortir la France de la zone euro.


http://www.lepetitnicois.fr/actualites- ... ,2969.html
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Re: Les cantonales dans les Alpes maritimes

Messagede Zimmer » Jeu 4 Nov 2010 19:04

Un accord a été conclu entre le PS et le MRC dans ce département. Le PS soutiendra le candidat de la formation chevènementiste, Lucien Pons, dans le canton de Puget-Théniers, tandis que celle-ci soutiendra les candidats du PS dans les autres cantons renouvelables.

Le canton de Puget-Théniers a pour conseiller général sortant Robert Velay (UMP), qui sera candidat à sa réélection. Celui-ci, également maire du chef-lieu, avait été réélu dès le premier tour, en 2004, avec 55,36 % des suffrages exprimés. A l'époque, il n'avait eu, à gauche, qu'un seul adversaire, le maire de Saint-Antonin, Christian Meyffret, soutenu par le PCF (35,33 %). Ce dernier sera, lui aussi, à nouveau candidat.

http://www.ps06.fr/sections/main/spip.php?article624
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Re: Les cantonales dans les Alpes maritimes

Messagede maxxx » Ven 26 Nov 2010 15:39

En mars 2011, les électeurs de huit cantons niçois* désigneront leurs conseillers généraux. Traditionnellement, ces élections cantonales sont couplées avec les régionales (en 1998 et en 2004) ou avec les municipales (en 2001 et en 2008).

Mais surtout, ce scrutin interviendra exactement à la moitié du mandat du maire de Nice, Christian Estrosi, élu en mars 2008, qui n’a pas été reconduit au gouvernement la semaine dernière. Une coïncidence qui ne va pas manquer d’animer la campagne dans la campagne azuréenne.

Car la gauche et une partie de la droite sont bien décidées à transformer ces élections en sondage grandeur nature sur l’action municipale. D’autant que Christian Estrosi n’hésite pas à envoyer au front ses adjoints, comme l’ont d’ailleurs toujours fait deux de ses prédécesseurs, Jacques Médecin et Jacques Peyrat. Catherine Moreau, Bernard Baudin, Bernard Asso et Daniel Benchimol ont ainsi été investis par l’UMP respectivement dans les 3e, 5e, 7e, 10e et 11e cantons. Seul Olivier Bettati n’a pas reçu l’imprimatur du parti présidentiel. Dans le 3e, Philippe Rossini, membre du cabinet de Christian Estrosi à la mairie, défie le sortant communiste Jacques Victor.

Les enjeux du 12e et du 14e

Parmi les enjeux qui retiendront toute notre attention, celui du 14e canton (Les Moulins/St-Augustin). Dominique Estrosi-Sassone, adjointe au maire et conseillère régionale, affrontera le sortant socialiste, Paul Cuturello, et l’ancien maire de Nice, Jacques Peyrat. La campagne démarre tout juste que ces derniers tapent déjà à bras raccourcis sur la politique de l’équipe Estrosi. Paul Cuturello dénonce la méthode Estrosi faite « d’effets d’annonce » et de « promesses non tenues », citant par exemple les tergiversations sur la couverture de la voie rapide. Quant à Jacques Peyrat, il revient dans le canton dont il avait été l’élu de 1992 à 1998 pour mieux préparer les municipales de 2014. Le patron de l’Entente Républicaine n’épargne ni les choix ni le style de celui qui l’a battu en 2008.

Autre enjeu de taille : le 12e canton (Mont-Boron, Mont-Alban l’Observatoire, Bon Voyage). Benoit Kandel, premier adjoint de Christian Estrosi, l’avait repris à la gauche à l’occasion d’une élection partielle organisée suite à la démission du socialiste Patrick Allemand. Il avait alors affronté Frédérique Grégoire-Concas, conseillère municipale d’opposition. Elle se représente à nouveau. Et, à droite, Hervé de Surville a choisi de se présenter sous les couleurs de l’Entente Républicaine et de la République Solidaire (le parti de Dominique de Villepin). Haut-fonctionnaire à la mairie de Nice jusqu’en 2009, il cible Benoit Kandel auquel il reproche son « absence » dans un canton « symbolique des incohérences de la gestion municipale ».

L’inconnue de la participation

Au-delà de ces deux enjeux, la question de la participation constitue l’une des principales inconnues de ce scrutin. On sait que les cantonales en milieu urbain mobilisent rarement les foules. Problème  : plus la participation est faible, plus il devient difficile de se qualifier pour le second tour puisque le seuil a été ramené à 12,5 % des inscrits (avant, il était nécessaire de recueillir 10% des votants).

Cette modification du mode de scrutin a été voulue par l’UMP afin d’éviter des triangulaires trop nombreuses profitant au Front National. Le parti de Jean-Marie Le Pen crie évidemment au scandale et la gauche dénonce un tripatouillage.

Reste à savoir si, à Nice, cette nouvelle règle du jeu bénéficiera finalement au parti présidentiel.


http://www.lepetitnicois.fr/actualites-et-politique/villes-a-la-une/les-cantonales-un-test-pour-christian-estrosi,3247.html
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Re: Les cantonales dans les Alpes maritimes

Messagede maxxx » Ven 26 Nov 2010 15:46

J'adore le soutien de République solidaire, le microparti de Villepin, aux candidats de l'Entente républicaine, c'est-à-dire au pré-carré de Jacques Peyrat : ça me fait bien marrer quand on voit le passé de l'ancien maire de Nice, qui est, au-delà de ses affiliations successives (FN, RPR, UMP, DVD), resté un homme de la droite extrême - ça va bien aider localement République solidaire a se profiler comme centriste et modéré...

Cela dit, République solidaire ne doit tellement pas savoir où recruter que l'alliance locale de circonstance est toujours acceptée...
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