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Les cantonales dans les Alpes de Hautes-Provence

Chambre de discussion sur les élections cantonales qui seront organisées en mars 2011 et visant au renouvellement de la moitié des conseillers généraux.

Les cantonales dans les Alpes de Hautes-Provence

Messagede Robespierre » Mer 20 Oct 2010 15:23

30 cantons
16 renouvelables

Président : Jean-Louis Bianco, ancien ministre, ancien maire de Dignes-les-bains (95/2001)
député, Pdt depuis 98

Principales villes :
Dignes-les-bains : DVG depuis 2001
Barcelonnette : DVG depuis 2008
Castellane : PS depuis 2008
Forcalquier : PS depuis 2001

2 députés : 1 PS / 1UMP
1 sénateur PS (élu en 98)

Majorité : 23 (13 PS, 5 DVG, 1 vert, 1 MRC et 3 PC)
Opposition : 7 (5 DVD et 2 UMP)

Renouvelables : 13 de la majorité et 3 de l'opposition
- 8 PS
- 2 DVG
- 1 MRC
- 2 PC
- 1 UMP
- 2 DVD
Robespierre
 
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Re: Les cantonales dans les Alpes de Hautes-Provence

Messagede Jean-Philippe » Mer 20 Oct 2010 20:54

Ce département a souvent eu des majorités faibles (jusqu'en 2004), avec des majorités à l'âge en 1985 et 1988 notamment.
En 1998, la gauche prend la majorité avec le gain de 2 sièges : Castellane et Forcalquier, mais aussi grâce à une défection à droite qui la prive d'une majorité à l'âge.
En 2004, la gauche gagne 4 sièges : Barcelonnette, Riez, Valensole (grâce à la division de la droite) et Volonne. Dans ce dernier canton, le candidat MRC élu l'a été de peu devant l'UMP et devant le candidat soutenu par la majorité départementale de gauche. La perte de sa mairie de Château-Arnoux-Saint-Auban, la principale du canton, au profit d'une liste de gauche et de centristes, menée par un PRG***, devrait désavantager le sortant, élu depuis 1977. Le canton devrait cependant rester à gauche.
Reillanne, au PC depuis 1992, est à la portée de la droite, divisée en 2004, ainsi que Valensole.

La gauche ne devrait avoir aucun mal à garder la plupart des autres cantons, d'autant plus que le sortant DVD (depuis 1992) du canton rural de Barrême n'a été conservé que de 53 voix en 2004 face à un candidat DVG alors que les résultats du 1e tour étaient favorables à la gauche.
Les 2 autres cantons de droite comme ceux de gauche peuvent basculer seulement en cas de retrait du sortant et de vague de gauche. Celui de Saint-André-les-Alpes apparaît quand même hors de portée pour la gauche (le sortant UMP-RPR est là depuis 1985).

***correction faite à 22h37
Dernière édition par Jean-Philippe le Mer 20 Oct 2010 21:37, édité 1 fois.
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Re: Les cantonales dans les Alpes de Hautes-Provence

Messagede Sergent Bauchat » Mer 20 Oct 2010 21:33

Petit détail : le maire de Château-Arnoux-St-Auban est au PRG (sauf s'il a changé récemment...)

http://www.planeteradicale.org/_Patrick ... LINI_.html
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Re: Les cantonales dans les Alpes de Hautes-Provence

Messagede stephed » Ven 7 Jan 2011 11:34

article de la provence:

"Europe écologie-Les Verts et le FN en embuscade et parfois en arbitre d'un classico PS-UMP à dominante rose

Le scrutin cantonal de mars prochain, dans onze semaines très exactement, sera indéniablement la grande affaire politique de l'année. Cela pour plusieurs raisons, D'abord parce qu'il s'inscrit dans un contexte national "chaud" pour la majorité avec pour celle-ci le risque d'un vote sanction...

http://www.laprovence.com/article/digne ... cantonales
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Re: Les cantonales dans les Alpes de Hautes-Provence

Messagede vudeloin » Sam 8 Jan 2011 01:29

Sans doute faudra t il se rappeler les résultats des municipales comme des régionales pour avoir une idée plus précise des évolutions potentielles de ce département le plus à gauche de l'ensemble de la région PACA;

Grosse bataille à venir sur le canton de Volonne, c'est évident avec le match entre le maire du chef lieu, le ' Petit Nice ' de la Haute Provence, qui remplace le maire de Chateauneuf Val Saint Donat pour l'UMP, le maire de l'Escale pour le PS et le sortant qui se représente sans avoir pu garder sa mairie en 2008 face à une liste autant divers gauche que divers droite.

Volonne n'est pas la commune la plus importante du canton ( c'est Chateaux Arnoux ) et l'élection risque fort d'être en partie occupée par le devenir de l'usine Arkema, principale unité industrielle du département et qui s'approche du centenaire d'existence
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Re: Les cantonales dans les Alpes de Hautes-Provence

Messagede Zimmer » Mar 1 Fév 2011 21:37

Cantonales sans suspens dans le 04

Les cantonales en mars prochain dans les Alpes de Haute-Provence ne devraient pas bouleverser les équilibres politiques.

Depuis 2008, date du dernier renouvellement cantonal, l’assemblée départementale des Alpes de haute Provence, menée par Jean-Louis Bianco possède une écrasante majorité à gauche. 23 sièges sont tombés dans son escarcelle (12 PS, 3PC, 7 divers gauche et 1 MRC). La droite ne totalise que 7 sièges (2 UMP, PR et 3 divers droite)...

La suite de l'article ici.
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Re: Les cantonales dans les Alpes de Hautes-Provence

Messagede vudeloin » Mer 2 Fév 2011 01:41

Bon, je vais faire une petite analyse un de ces jours de ce superbe département pour lequel j'ai une certaine affection...
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Re: Les cantonales dans les Alpes de Hautes-Provence

Messagede vudeloin » Mer 2 Fév 2011 19:55

Comme convenu, une petite analyse sur les cantons renouvelables du département des Alpes de Haute Provence.

Pour aller plus vite, commençons par les cantons de droite renouvelables dans ce département où ils sont d’ailleurs assez peu nombreux cette fois ci.

Canton d’Annot tout d’abord, qui ne compte qu’environ 1 850 habitants, répartis sur 7 communes et 205 km carrés ( z’ont de la place ), dont un peu plus d’un millier sur le chef lieu.
Le sortant est de droite, Jean Ballester, a été réélu maire du chef lieu avec 61,8 % et 520 voix sur 989 inscrits.
Pas de soucis majeurs pour lui s’il est évidemment de nouveau candidat.

A noter que le siège fut conquis par la droite en 1979 et que son détenteur fit partie des élus divers droite qui votèrent pour Bianco lors de sa première élection comme Président du CG, alors qu’il était a priori minoritaire.

Canton de Barrême ensuite : celui-ci comprend 8 communes et regroupe sur plus de 316 km carrés un total de moins de 1 300 habitants ( z’ont encore plus de place que dans le canton d’Annot ).

Le canton fut PS jusqu’en 1979, puis PCF jusqu’en 1992, année où fut élu le titulaire du poste, Jean Marie Gibelin.
Plusieurs des petites mairies ( en population ) du canton penchent à gauche, comme Tartonne ou Clumanc.

Sur le chef lieu, Jean Louis Chabaud a remplacé Jean Marie Gibelin avec son appui, mais en n’obtenant que 56,5 % des voix.

Aux régionales 2010, la gauche a obtenu 403 voix sur l’ensemble du canton, la liste UMP 199 et le FN 130.

Il semble donc bien exister une possibilité pour la gauche.

Canton de Saint André les Alpes : 6 communes, 1 750 habitants environ sur 192 km carrés ( pas trop serrés là encore ) et plus de 900 sur le chef lieu.

Le sortant est Jacques Boetti, un élu de droite affilié à l’UMP, élu au premier tour en 2004 avec plus de 63 % des voix.

Il n’est plus maire de Saint André, mais la couleur du canton ne semble pas en situation de changer.
Le chef lieu est ainsi resté fidèle à la droite aux régionales puisque la liste Vauzelle n’y a fait que 40,9 % au second tour.

Donc, à part Barrême, aucun canton de droite ne semble devoir basculer.

A gauche, la revue de détail est plus complexe.

Canton de Barcelonnette : 11 communes, près de 6 800 habitants ou plus de 7 000 selon que l’on compte ou non les militaires ; plus de 757 km carrés, puisque le canton comporte en particulier Saint Paul sur Ubaye, localité de plus de 200 km carrés, avec une trentaine de sommets au dessus de 3 000 mètres d’altitude, ou encore Jausiers, grande comme Paris et qui compte, sur son territoire, la route et le col de la Bonette Restefond à 2 802 mètres d’altitude.

Le canton a une tradition de droite ( ce fut le lieu de naissance de Paul Reynaud et c’est la ville d’origine de Daniel Spagnou, le député maire de Sisteron ) bousculée en 2004 avec l’élection du socialiste Lucien Gilly.

Depuis, il est arrivé un véritable cataclysme dans cette vallée : la gauche a pris la mairie du chef lieu !

Stupeur dans les villas mexicaines !

Le succès de la gauche (56,4 % des votes et 827 voix sur 1 467 pour la tête de liste DVG – PS ) a toutefois été tempéré par une élection partielle, organisée pour quelques sièges devenus vacants que la droite a récupérés.

Aux régionales, la gauche est restée devant mais avec un score inférieur à 45 %, loin de ce qu’il faut pour être sûr de l’emporter à nouveau à tous les coups.

Le reste du canton a donné 857 voix à gauche, 770 à l’UMP et 235 au FN.

Ce ne sera donc pas facile…

Le canton de Castellane devrait rester, sans difficultés, à son titulaire actuel, Gilbert Sauvan, 1er vice Président du CG.

Pour mémoire, indiquons que Castellane est la moins peuplée des sous Préfectures de notre pays.

Le canton de La Javie a donné en 2004 moins de 20 % à la droite.
IL compte 6 communes et environ 1 800 habitants répartis sur plus de 300 km carrés.
Le siège est détenu de père en fils par les Roux, élus PS, et la donne ne devrait pas changer.
Aux régionales de 2010, la gauche a réalisé 623 voix, l’UMP 226 et le FN 155.
Une avance claire qui ne laisse aucun doute sur le résultat des courses.

Le canton de Mézel, qui compte 8 communes sur 210 km carrés et un peu plus de 2 000 habitants, est un canton orienté à gauche.

Le canton comprend notamment les communes du vallon d’Asse, où l’influence du PCF demeure forte ( le canton était communiste jusqu’en 2004 où les électeurs avaient le choix entre Jean Arnaud, maire communiste de Bras d’Asse , André Laurens, l’élu PS et Patrick Lejosne, devenu en 2008 maire Verts d’Estoublon ).

Le vote du chef lieu avait fait la différence en faveur du candidat PS, nanti de 145 voix d’avance sur le candidat PCF sortant qui avait été devancé de 222 voix au final.

Le même scénario semble devoir se reproduire cette année.

A noter que le canton comprend l’étonnante commune de Majastres, dont le maire est Geneviève Pierrisnard, DVG, commune dont la population officielle est de 2 habitants mais dont les listes électorales comprennent 21 noms, en général parents et alliés de la famille Pierrisnard, en charge de la commune de génération en génération.

Allons sur le canton de Riez, où l’on nous dit que la droite arriverait à présenter un candidat issu de la municipalité PS – DVG du chef lieu.

Le sortant a été élu avec 53,6 % des votes au premier tour en 2004, quasiment deux fois plus de voix que le candidat UMP.

Le chef lieu est à gauche depuis très longtemps, la mairie ayant été celle de Maxime Javelly, ancien sénateur du département, de 1947 à 1975.

La liste du maire et conseiller général a été réélue en 2008 en obtenant de 76 à 86,5 % des voix ( Michel Zorzan : 809 voix sur 1 446 inscrits ).

Il avait obtenu 699 voix lors des cantonales.

Les autres communes sont en général orientées vers la gauche, en tout cas quand il s’agit de voter, avec des scores entre 50 et 61 % pour la liste Vauzelle des élections régionales.

Le canton de Valensole, célèbre pour ses champs de lavande, ce n’est pas la même chanson…

Maurice Chaspoul a été élu en 2004 en tirant parti d’une triangulaire l’opposant à Gérard Aurric, désormais maire du chef lieu et Alain Vidal.

Les municipales 2008 ont donc été marquées par le succès de l’UMP sur Valensole avec un score compris entre 50 à 53 % des voix au scrutin de panachage ( de 814 à 854 voix sur 1 623 ) et dépassant les 60 % au second.

A contrario, la gauche a emporté la mairie de la cité thermale de Gréoux Les Bains, grâce aux divisions de la droite, en obtenant 846 voix sur 1 736 pour le meilleur de ses candidats, finalement élu Maire.

Aux régionales, le canton a voté à gauche avec une majorité relative de 1 290 voix, contre 839 à l’UMP et 559 au FN.

Affaire à suivre de près donc…

Le canton de Forcalquier, qui nous intéresse ensuite, restera à gauche mais la question est de savoir à qui.

Le chef lieu a beaucoup voté aux élections municipales ( plus de 80 % ) et la liste de gauche a été réélue avec plus de 64 % des voix.

Sur Villeneuve, ville d’élection du conseiller général sortant, une seule liste fut présentée aux électeurs et obtient de 87 à 97 % des voix.

Victime d’une certaine abstention ( près de 40 % ) et d’un certain nombre de bulletins nuls ( plus de 200 ), le conseiller général et maire sortant, Jacques Echalon, a du se contenter de 1 180 voix sur 2 599 inscrits.

Le canton, proche du plateau d’Albion, comprend aussi les communes de Limans ( célèbre pour avoir abrité des communautés de partisans du retour à la terre après 1968 et lieu de déroulement de la fête de la radio alternative Radio Zinzine ), de Saint Maime ( mairie PCF depuis de longues années ), et de Saint Michel l’Observatoire.

Ces trois localités ont voté pour la liste Vauzelle aux régionales à plus de 60 % ; Forcalquier près de 60 et Villeneuve un peu plus de 52.

Quant à Mane, village historiquement plutôt de droite sur le secteur, il a également penché à gauche aux régionales.

Notons toutefois que le canton connaît un certain essor démographique ( on n’est pas dans l’Ubaye ), puisqu’il ne comptait qu’un peu plus de 7 000 habitants en 1975 et qu’il a désormais dépassé les 13 500 habitants.

Le canton de Banon, célèbre pour le fromage du même nom – un pur délice qui nécessite au moins du pain de Mézel pour le déguster et sans doute aussi un verre de Pierrevert – connaît le même mouvement démographique, passant de 2 140 habitants en 1975 à près de 3 000 aujourd’hui.

Ceci dit, même si le candidat de gauche fut élu nettement en 2004 ( près de 80 % au premier tour ), son adversaire de l’époque a été élu adjoint au Maire du chef lieu en 2008.

Le canton a cependant massivement voté à gauche aux régionales ( plus de 52 % à Banon, plus de 60 % à Simiane la Rotonde par exemple ).
Le canton de Manosque Nord, comprenant deux communes en sus d’une partie de la ville de Giono, est PS depuis un certain temps et devrait le rester.

En 2004 ; le candidat socialiste a été élu avec 50,9 % dans une triangulaire impliquant le FN, en arrivant en tête de façon très nette sur Volx ( près de 58 %), la ville d’élection du sénateur PS Claude Domeizel, mais aussi sur Manosque et Saint Martin les Eaux.

Le chef lieu, première ville du département pour la population, est resté à droite aux municipales de 2008 ( avec 445 voix d’avance sur la gauche au second tour, menée par le conseiller général de Manosque Nord ), a tout de même voté en faveur de la liste Vauzelle aux régionales de 2010.

Notons aussi que le secteur Nord de la ville n’est pas le plus à droite ( ce serait plutôt la partie inscrite dans le canton Sud Ouest ) et que Volx constitue tout de même un relatif handicap pour l’UMP.

Affaire à suivre quand même.

Le canton de Manosque Sud Est comprend la commune de Corbières, devenue UMP en 2008, une partie de Manosque et la commune PCF de longue date de Sainte Tulle.

L’UMP a récupéré la mairie de Corbières avec un score compris entre 52 et 57 % des voix ( ex mairie PCF ) tandis que Sainte Tulle a voté pour sa mairie PCF dans les mêmes proportions.

Sainte Tulle, c’est la commune de l’ancien député PCF du département, Pierre Girardot.

Aux régionales, la commune a nettement voté à gauche ( plus de 65 % et 869 voix au second tour, avec le FN en 2e position ), tandis que Corbières redonnait 200 voix à la gauche et un peu plus de 44 % des votes.

On notera que la partie de Manosque comprise dans le canton avait voté UMP en 2004, le candidat de la droite ( devenu le maire de Corbières ) ayant réalisé 533 puis 801 voix contre le candidat PCF, Yannick Philiponneau, passé, lui, de 256 à 680 voix.
Un total d’ailleurs supérieur au total de la gauche au premier tour de 131 suffrages.

Elu un peu par miracle conseiller de Noyers sur Jabron, Pierre Yves Vadot va devoir batailler pour retrouver son mandat.

Ce petit canton, pour la population ( environ 1 300 habitants ) compte en effet un chef lieu à municipalité de droite mais votant à gauche aux régionales , et d’autres petites communes.

Les trois principales, dont Valbelle, mairie du conseiller général, ont nettement voté à gauche aux élections régionales.

Il faudra bien ceci pour que la gauche puisse éventuellement l’emporter à nouveau.

Le canton de Reillanne est un des points chauds du scrutin.

En effet ; le sortant communiste, Raymond Bressand, a été la victime d’une élection partielle en janvier 2009 qui a rendu les clés de la mairie à la droite qui en avait été chassée il y a déjà bien des années.

Et comme l’UMP Gérard Baumel tient la mairie de Céreste, seconde commune du canton en population, l’affaire semble assez mal engagée.

Sauf que la gauche est arrivée nettement en tête sur Reillanne, aux régionales, et que la liste Vauzelles l’a nettement emporté sur Céreste avec 47 % des voix, droite et FN se partageant de manière équilibrée le solde.

Si Raymond Bressand arrive à incarner la gauche mieux que son vieil ami socialiste Pierre Pourcin, le maire de Villemus, il peut encore sauver son siège.

Reste le canton de Volonne.

9 communes, 158 km carrés longeant la Durance sur ses deux rives et accueillant ses affluents comme le Vanson, 11 500 habitants aujourd’hui dont 1 650 environ sur le chef lieu ( mairie UMP après avoir été longtemps DVG ) surnommé le « Petit Nice « des Alpes pour son exposition sud sud est ; 5 300 sur Château Arnoux Saint Auban, ville industrielle ( usine Arkema du groupe Total, première unité industrielle du département jusqu’à il y a peu, et dont la création, il y a près de cent ans, coïncide avec la fabrication de gaz asphyxiants pour l’armée ), plus de 1 200 sur le village de l’Escale, en constant développement du fait de l’arrivée de couches nouvelles, notamment à cause de l’opération ITER ou encore près de 1 300 habitants sur Peipin, qui abrite des activités commerciales.

Nous sommes en Moyenne Durance et la situation politique est complexe.

Le maire de Volonne est UMP, celui de Peipin DVG après avoir été longtemps membre du PCF, celui de l’Escale PS et Château Arnoux a connu d’étranges municipales en 2008.

Trois listes au départ : une liste menée par les membres du PCF, une liste divers gauche menée par José Escanez, le conseiller général ex PS et devenu MRC et une liste divers gauche comprenant aussi des personnalités du centre et de la droite menée par un radical de gauche.

C’est cette liste qui l’a emporté, avec 50,2 % des votes au premier tour et 21 sièges sur 27 au conseil municipal ( 4 pour la liste Escanez et 2 pour la liste Villard du PCF ).

Retour à la normale aux régionales : Château Arnoux vote à 61 % pour la liste Vauzelle au second tour après lui avoir accordé près de 38 % au premier tour ( Front de gauche : 11,2 et Verts 9,7 )

Peipin, Volonne et l’Escale, sans exception, votent également pour la gauche en lui donnant la majorité absolue au premier comme au second tour.

D’ailleurs, aucune des communes du canton, y compris la localité de Châteauneuf Val Saint Donat, gérée par le candidat UMP battu en 2004, Michel Flamen d’Assigny, n’a voté pour la droite en 2010.

Alors dire ce qui sortira du sac à malices de ce canton plutôt surprenant ( un coup à droite, un coup à gauche ) est presque impossible.

Le maire de Volonne, Bonte, est candidat pour l’UMP mais se souvient t il qu’en 2004, un candidat d’extrême gauche avait réalisé 31 % dans sa commune avant que le second tour ne donne 60 % à José Escanez et à Pierre Veyan, les deux candidats de gauche, le second étant le maire de Peipin ?

Au final, la gauche peut se trouver quelque peu affaiblie de deux à trois cantons dans ce département mais il convient cependant de ne pas oublier que l’état de la droite est, de manière générale, assez peu florissant sur un département où l’UMP sarkozyste ne rencontre pas un grand succès.

Aux sénatoriales de 2008, n’oublions pas, par exemple, que le candidat UMP n’a obtenu que 146 voix et moins de 30 % des suffrages, perdant près de 100 voix sur le scrutin de 1998 et 55 suffrages, au moins, sur ce qu’il aurait du recueillir.
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Re: Les cantonales dans les Alpes de Hautes-Provence

Messagede Majastre » Dim 6 Fév 2011 09:32

Excellente analyse de Vudeloin sur le département
Trois bémols, cependant :
CANTON DE CERESTE : Monsieur BAUMEL aura deux handicaps de taille : d'une part, son électorat va probablement lui reprocher d'avoir rattaché sa commune à l'intercommunalité d'Apt, l'isolant aini du reste du canton, d'autre part il aura en face de lui un divers droite, M. DURBEC (Conseiller régional FN, capable de réunir 12,5% des suffrages et qui n'appellera surement pas ses électeurs à voter pour Gérard BAUMEL au second tour compte tenu d'inimitiés récurrentes. Au surplus, Baumel pourrait très bien se retrouver en troisème position derrière les deux candidats de gauche au soir du 20 mars.
CANTON DE VOLONNE : un petit schisme au sein de l'UMP départementale depuis la désignation de Monsieur LANFRANCHI pour la représenter aux dernières sénatoriales avec l'échec retentissant que l'on sait, semble perdurer. C'est ainsi que selon toute probabilité le maire UMP de Volonne aura contre lui un vrai bas-alpin en la personne du maire UMP de CHATEAUNEUF-VAL-SAINT-DONAT qui a raté de très peu l'élection en 2004.
CANTON DE BARCELONNETTE : traditionnellement de droite, ce canton risque de demeurer à gauche avec le sortant, maire de Jausiers, Lucien GILLY qui aura contre lui, le président de la Communauté de Communes de la Vallée de l'Ubaye qui, lorsqu'il sort de sa petite commune du Lauzet-Ubaye (canton du même nom qu'il n'a jamais réussi à gagner) entraîne difficilement l'électorat UMP derrière son nom, souvent controversé.
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Re: Les cantonales dans les Alpes de Hautes-Provence

Messagede Jean-Philippe » Dim 6 Fév 2011 10:54

Majastre a écrit:il aura en face de lui un divers droite, M. DURBEC (Conseiller régional FN, capable de réunir 12,5% des suffrages et qui n'appellera surement pas ses électeurs à voter pour Gérard BAUMEL au second tour compte tenu d'inimitiés récurrentes.

12,5% des exprimés, pourquoi pas (ça va être difficile avec 7,32% pour le FN en 2004, mais bon), mais 12,5% des inscrits, ça devient impensable car cela voudrait dire que le FN aurait 30% à l'échelle nationale. La faible implantation du FN est visible au fait que Durbec est élu régional sur la liste FN des Bouches-du-Rhône : peut-être est-il des Alpes de Hautes-Provence, mais la faiblesse du FN dans ce département l'aurait alors obligé à se faire élire dans un autre département.
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