pmf a écrit:Pourrions nous avoir des nouvelles de Jean-Marie Bockel, dit Monseigneur en des milieux Laïques et mon propos n'est pas une pique à l'égard de l'ancien Ministre que je respecte dans ses convictions politiques et religieuses.
A ma connaissance, Jean-Marie Bockel, profondément marqué par la tragique disparition de son fils au Service de la Nation, est encore à ce jour Président de la Communauté d'Agglomération de Mulhouse.
Un mot au passage pour la Mémoire d'Alfred Muller, qui a donné son nom au Centre Hospitalier de Mulhouse, et qui fut un grand Hospitalier comme Maire de Mulhouse et comme Président de l'Union Hospitalière du Nord Est et il me semble qu'il présida la Fédération Hospitalière de France, la FHF, et ne pas oublier non plus sa candidature à l'élection Présidentielle.
Hommage très appuyé également aux Hospitaliers de Mulhouse fortement secoués par la crise sanitaire et très impliqués dans les soins aux malades infectés par un virus ravageur ainsi que mystérieux.
Républicain67 a écrit:Sauf surprise, Michèle Lutz (LR) devrait être facilement réélue maire de Mulhouse le 28 juin et obtenir un vrai soutien populaire (elle avait été élue en 2017 par le conseil municipal en remplacement de Jean Rottner, devenu Président du Conseil régional du Grand Est). Je doute que la fusion des deux listes macronistes suffise à bouleverser les équilibres en place. La participation, très faible au premier tour (26%), ne peut que progresser. Je me demande si le RN (12% contre 21% pour Martine Binder en 2014) peut progresser. En tout cas, il est clair que Milhüsa est avec Metz, la seule ville de plus de 100 000 habitants au nord de la Loire, où le parti lepéniste est au second tour.
Républicain67 a écrit:Je ne connaissais pas la situation de l'élection de 1981 à Mulhouse. Concernant le FN/RN, vous avez raison, son score est très bas. Martine Binder avait fait 21% des voix, puis 17% aux élections municipales de 2014. La Cité du Bollwerk avait dans les années 1990, la peu flatteuse réputation d'être un bastion frontiste. Comme vous le rappelez, Gérard Freulet avait fait jusqu'à 35% des voix au second tour des élections municipales, puis été élu conseiller général du canton de Mulhouse-Nord dans une partielle en 1997. Pensez-vous que Christelle Ritz peut améliorer son score au second tour ou a-t-elle atteint un plafond? Merci
comtedeparis a écrit:On n'a pas assez noté je trouve l'échec de Lara Millon, qui, avec 20% des voix, est très loin de menacer la maire sortante. Sa fusion avec Fatima Jenn devrait lui permettre d'arriver seconde, mais c'est loin d'être garanti...La liste de gauche réalise une performance honorable dans un contexte pas franchement favorable, les quartiers populaires où elle trouve souvent ses électeurs s'étant très peu mobilisés.
arthas a écrit:Le score de la liste de Lara Million (20%) est surtout décevant par rapport à celui obtenu par Loïc Minery (22%), qui partait de loin en termes de notoriété et ne compte absolument aucun membre de l'actuel conseil municipal parmi ses 55 noms. Tout l'inverse de Lara Million, qui a rassemblé pléthore d'anciens adjoints, principalement issus des anciennes majorités de Jean-Marie Bockel puis de Jean Rottner jusqu'en cours de mandat, ainsi qu'un député MoDem et une sénatrice LREM. C'est là que l'on voit que l'implantation et la notoriété ne font pas tout.
Sur le plan politique, elle réalise néanmoins l'un des meilleurs scores pour une liste d'opposition soutenue par En Marche. A Reims, Metz, Dijon, Troyes, Colmar ... pour ne citer que l'Est, les listes LREM sont passées par la fenêtre avec des scores bien plus symboliques, globalement compris entre 3 et 9 %. Pour le coup, je pense que s'entourer de personnes d'expérience et ne pas créer un mouvement ex nihilo a contribué à atteindre ces 20 %. Nécessaire donc, mais pas suffisant.
Le gros souci dans cette campagne fut à mon sens le portage de l'étiquette En Marche. En l'occurrence, Lara Million et Fatima Jenn (qui était encartée) se sont battues pour obtenir le soutien du parti présidentiel à un moment où ce dernier connaissait un regain de popularité. Une fois ce soutien attribué en grandes pompes, la dissidence a réellement commencé entre les deux personnalités ... pendant que la popularité du gouvernement s'effondrait. L'étiquette bénie est devenue un fardeau à porter, comme dans de nombreuses villes (Fontanel à Strasbourg n'a pas fait mieux ...).
Pour terminer avec Jean-Marie Bockel, en réponse à une interrogation précédente : Jean-Marie Bockel ne se représente plus. Il a toutefois appelé à voter pour la liste de Michèle Lutz début mars (ce qui avait fait grincer des dents ses anciens colistiers passés dans l'opposition).
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