de SALVAT » Mer 15 Mai 2013 21:49
Limoux n'a jamais été administrée par les gaullistes.
Faute de militants locaux de poids, les gaullistes, se sont rabattus, à partir de 1958, sur celui qui, implanté localement, était le moins à gauche, François CLAMENS (1952-1971) indiqué comme "UDR", à tort, par wikipedia.
François CLAMENS a été élu maire en 1953, sous l'étiquette du parti radical-socialiste dont la liste, aux législatives de 1951 comme de 1956, a été apparentée à la liste SFIO avec, pour résultat, un élu en 1951 mais aucun en 1956, la SFIO récupérant les deux sièges gagnés par l'apparentement.
En 1958, F. CLAMENS arrive en seconde position dans la 3 ème circonscription précédé par le candidat SFIO et suivi d'un CNIP représentant l'ensemble de la droite, d'un PCF et d'un poujadiste. Il fut élu grâce au désistement du CNIP Le Franc de Pompignan et grâce au maintien du PCF qui a immobilisé 4900 voix alors qu'il ne dépassait le socialiste MILHAU que de 1600 voix.
Sortant en 1962, il fut battu très largement par Lucien MILHAU, le candidat UNR s'étant maintenu contre lui au second tour.
Réélu CG en 1964 et maire en 1965, parce que représentant, à travers sa personne, tout l'électorat depuis les radicaux jusqu'à la droite, il voulut prendre sa revanche aux législatives de 1967 sous l'étiquette " UD V°" : il a été très nettement évincé et ne s'est plus représenté ni aux législatives 1968, ni aux cantonales 1970, ni aux municipales 1971.
Les gaullistes avaient en 1968 trouvé Jean-Pierre Cassabel de Castelnaudary qui a été élu et n'avaient plus besoin d'un "apparenté", trop à gauche pour eux et trop à droite pour le PS...
Limoux sera PS sans interruption sur le plan municipal et sur le plan cantonal à l'exception d'une parenthèse giscardienne cantonale de 1988 à 1994 : depuis 2001, il n'y a même plus ni candidat ni liste autre que celles de gauche dans ces deux entités territoriales.
Aux présidentielles de 2012, le président sortant faisait 23,3% et la présidente du FN 19,9 %
Pas de perspective pour 2014. Emmanuel BRESSON a pris la direction du Nord, à juste raison, ce qui ne signifie pas qu'il ait une partie facile à jouer : Castelnaudary est "moins impossible" que Limoux !
Bertrand SALVAT