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Re: Vers un FN sans Jean-Marie Le Pen

Messagede maxxx » Lun 17 Jan 2011 19:49

Le problème, c'est que si elle n'atteint pas les 500 parrainages, j'imagine mal les réactions...la victimisation, l'appel à l'abstention, l'utilisation de tous moyens pour déstabiliser le scrutin...

Et ses électeurs pourraient vouloir se venger ensuite aux législatives et se défouler...
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Re: Vers un FN sans Jean-Marie Le Pen

Messagede Jean-Philippe » Lun 17 Jan 2011 19:59

Je suis (quasi) certain que le FN aura ses signatures.
En effet, il y aura toujours des maires qui penseront qu'il serait anormal qu'une candidate qui devrait faire au moins 10% n'obtienne pas ses signatures et qui signeront pour cela. Pour ne pas avoir à en subir les conséquences de la part de leurs électeurs, certains feront un appel parallèle à voter contre le FN.
En tout cas, cela ne ferait que contribuer à renforcer la posture de victime que les leaders du FN aiment à se donner.

Le système pourrait être amélioré si le candidat avait le choix entre les signatures des élus et celles de 200 000 électeurs au moins. On pourrait faire un débat sur le système des signatures dans la partie Présidentielles si certains veulent reboudir sur ce sujet.
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Re: Vers un FN sans Jean-Marie Le Pen

Messagede vincent » Lun 17 Jan 2011 20:06

Jean-Philippe a écrit:On pourrait faire un débat sur le système des signatures dans la partie Présidentielles si certains veulent reboudir sur ce sujet.

Je saisi la perche de JP !
Devant la récente augmentation du nombre de membres et par conséquent du nombre de messages, n'hésitez par à créer un nouveau sujet lorsque un message vous invite à développer sur un sujet transversal. Cela facilite la lecture du sujet premier et permet à chacun à développer sur le nouvel axe proposé sans se limiter par peur du hors-sujet.
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Re: Vers un FN sans Jean-Marie Le Pen

Messagede maxxx » Lun 17 Jan 2011 20:12

vincent a écrit:Devant la récente augmentation du nombre de membres et par conséquent du nombre de messages, n'hésitez par à créer un nouveau sujet lorsque un message vous invite à développer sur un sujet transversal.


C'est vrai que l'on commence à avoir de plus en plus de succès à l'approche des cantonales...C'est dommage par contre, soit-dit au passage, que ça ne se féminise pas un peu plus chez les rédacteurs réguliers ;) j'ai pas l'impression, même si l'on fonctionne en pseudo, que la gente féminine accourt pour livrer ses analyses...

Bon, je viens déjà de transgresser ton voeu d'évitement des digressions...Désolé, je ferais attention, c'est promis...
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Re: Vers un FN sans Jean-Marie Le Pen

Messagede vudeloin » Jeu 20 Jan 2011 17:28

C'"est vrai que cela manque un peu de filles... mais bon
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Re: Vers un FN sans Jean-Marie Le Pen

Messagede Zimmer » Dim 30 Jan 2011 15:40

Un front anti-Marine Le Pen qui brasse large à l'extrême droite
Par Chloé Leprince | Rue89 | 30/01/2011 | 11H17

Deux semaines après l'intronisation de Marie Le Pen à la tête du Front national, les adversaires de l'héritière dans les rangs de la droite nationale refusent de faire allégeance. Carl Lang, ancien frontiste qui a quitté le parti il y a deux ans, voudrait les fédérer autour de lui. Il a commencé ce week-end à rassembler des militants d'obédiences diverses dans ce qu'il décrit comme « une maison nationale » ou « un pôle ».

Ce « pôle » n'a pas encore de nom et ne représente pas des dizaines de milliers de militants. Mais il dit le rejet de la nouvelle présidente du FN. Car si la structure est floue, la stratégie est plus précise : cette entente a d'abord une fin électorale et vise à proposer une alternative à Marine Le Pen et les siens dans les circonscriptions. Ceci en vue des prochaines élections : la présidentielle, certes, mais surtout la législative.

Objectif : ratisser large

Pour occuper le terrain et empêcher la nouvelle présidente du FN de prendre confortablement racine, Carl Lang a d'ores et déjà lié sa formation (le Parti de la France) à deux autres :

•la Nouvelle droite populaire (NDP) de Robert Spieler ;
•le Mouvement national républicain (MNR) avec une incertitude de casting : Bruno Mégret en reste la figure tutellaire mais avait annoncé sa retraite politique.
Habitué au grand-écart, le maire d'Orange, Jacques Bompard, pourrait aussi en faire partie avec sa Ligue du Sud, confirme Carl Lang. Bompard (actuellement mis en examen pour prise illégale d'intérêts), est certes un ancien du FN comme les personnalités précédemment citées. Mais il a fait alliance pour les régionales de 2010 avec le Bloc identitaire, rabiotant du terrain au détriment de Jean-Marie Le Pen.

Le Bloc identitaire pourrait-il, à son tour, rejoindre Carl Lang ? Peu probable compte tenu des références idéologiques et surtout des codes autour desquels s'articule le nouvel acteur à l'extrême droite. Interrogé par Rue89, Carl Lang n'y serait pas opposé mais botte en touche « parce que les Identitaires n'en veulent pas ! »

Des cadres du FN rejoignent Lang contre Marine Le Pen

Même sans les Identitaires, l'alliance qui se forme autour de Carl Lang et contre Marine Le Pen s'est étoffée ces dernières heures. Les frontistes déçus du scrutin du 16 janvier semblent avoir trouvé une oreille pour leurs frustrations en la personne de Lang. Ce dernier, trente années de militantisme au Front au compteur jusqu'en 2008, y a conservé de nombreuses relations. Y compris parmi les cadres du parti.

Roger Holleindre, l'un des fondateurs du FN, dédicaçait par exemple ses livres samedi en marge de la galette des rois, réunion publique que tenait Carl Lang dans le XVe arrondissement à Paris. Holleindre est un proche de Gollnisch, adversaire malheureux de Marine Le Pen dans la course à la présidence.

Le vétéran Holleindre avait annoncé sa démission du Front le 15 janvier 2011. La présence de cet ancien cadre auprès du Parti de France est donc tout sauf anecdotique et pourrait amorcer un repli des déçus de l'élection de l'ex-« fille du chef » vers un nouvelle formation. Jean-Pierre Reveau, trésorier historique du FN années Le Pen père, était également annoncé à la même galette des rois.

Ces piliers frontistes avaient en réalité entamé le chemin avant ce week-end et même pressé Bruno Gollnisch de faire de même, vigoureusement hostiles à la stratégie audacieuse entreprise par Marine Le Pen.

Pour notre blogueur Jean-Claude Camus, universitaire, Gollnisch a toujours refusé jusqu'à présent parce qu'il a parfaitement intégré les leçons de l'histoire du FN et de ses scissions – nombreuses depuis la création – même, en 1972. Tous les dissidents qui se sont éloignés du Front ont sombré et disparu : il est peu probable qu'en Europe (et a fortiori en France compte tenu du mode de scrutin), l'échiquier politique ménage de la place à un deuxième acteur sur ses flancs droite extrême.

Gollnisch toujours au Front, mais isolé

Contacté samedi alors qu'il se trouvait à Vienne pour un colloque du FPÖ (le parti populiste autrichien fondé par Jörg Haider), Bruno Gollnish n'était pas surpris de cette hémorragie. Il avait plusieurs fois hérité des mandats de Carl Lang au sein du FN et ce dernier dit aujourd'hui qu'ils entretiennent « une relation personnelle suivie ».

Pour l'heure, Gollnisch affirme toutefois qu'il reste (encore) sur la position qui est la sienne depuis sa défaite :

« J'ai dit que je regretterai d'éventuels départs et je continue de le regretter. J'ai perdu cette compétition, je crois qu'il faut maintenant laisser un peu de temps à la nouvelle présidence. Pour l'instant, je reste au Front national. Mais je ne maîtrise pas les intentions de tous ceux qui m'ont soutenu et pour qui j'étais en quelque sorte le “candidat de la dernière chance”… »

Combien de temps le parlementaire européen tiendra-t-il sa position d'adversaire en interne ? Parmi ses réseaux, on trouve un certain nombre de personnalités issues de l'Œuvre française, un groupuscule lié à l'OAS.

A Lyon, où Gollnisch fut élu député en 1986 et où il reste conseiller régional, il est soutenu par exemple par Yvan Benedetti. Ce dernier est conseiller municipal de Vénissieux (Rhône) mais il est surtout réputé influent auprès des membres de l'Œuvre, même s'il jure en avoir démissionné.

Benedetti est contre le rapprochement Gollnish-Lang, qui tiendrait du mariage de la carpe et du lapin. Mais tous les partisans de l'Œuvre (un gros demi-millier aujourd'hui, en dépit d'un poids historique moins négligeable) ne sont pas ce cet avis.

Or, dans le giron de l'Œuvre, on lit aussi Rivarol, qui en est même de plus en plus proche. Et il se trouve que cet hebdomadaire, bien que pas toujours amène avec Gollnisch récemment, reste favorable à la stratégie de grande alliance développée par Carl Lang. Rivarol lui donne d'ailleurs une large tribune dans le dernier numéro, sorti le 28 janvier.

Sans Le Pen père, une alliance plus vaste

Avant d'être battu par Marine Le Pen par 68% contre 32% à l'élection du 16 janvier (17 000 votants pour 22 000 inscrits), Gollnisch avait fait campagne pour « la réunion des nationaux ». Et même le retour du dissident Lang et des siens dans le giron frontiste. C'est-à-dire une alliance plus vaste entre mouvements d'extrême droite.

Gollnisch et Lang auraient-ils tenu cette ligne si Jean-Marie Le Pen était resté aux commandes ? Probablement pas, ils le cachent du reste à peine. Carl Lang explique que c'est aussi bien dans « le programme que la personnalité » de Marine Le Pen que lui et ses nouveaux (anciens) amis ne se reconnaissent pas :

« Je ne lui fais confiance ni humainement ni politiquement. Humainement, elle pratique une culture du mépris. Politiquement, elle est pour la sortie de la zone euro alors que je juge moins risqué d'y rester aujourd'hui, même si j'avais fait campagne contre la monnaie unique.

Elle n'a pas prononcé le mot immigration durant son discours d'intronisation et elle fait preuve de pure démagogie dans les dossiers économiques comme les retraites.

Son discours médiatiquement compatible est politiquement correct alors que je n'avais pas de désaccords politiques avec son père. »

http://www.rue89.com/2011/01/30/un-front-anti-marine-le-pen-qui-brasse-large-a-lextreme-droite-188110
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Re: Vers un FN sans Jean-Marie Le Pen

Messagede pierrot » Dim 30 Jan 2011 22:51

Les soutiens que Marine Le Pen perd à l’extrême droite (voir ci-dessus), elle les compense par des renforts venus de …l’extrême gauche !!!
D’après Le Figaro du 24/01/11, Fabien Engelmann aurait rejoint le FN. Il a été candidat LO aux législatives de 2007 dans la 7ème circonscription de Meurthe et Moselle (celle de Longwy) puis tête de liste LO aux municipales de Thionville (57) en 2008. Il a ensuite rejoint le NPA, parti sur la liste duquel il occupait la 2e position en Moselle aux régionales 2010. Il est par ailleurs délégué de la CGT territoriaux à la mairie de Nilvange (57).
Les rumeurs évoquent même une éventuelle candidature aux cantonales 2011 sous les couleurs frontistes en Moselle.

La passerelle entre ces deux engagements à priori très éloignés est à chercher du côté de Riposte Laïque, site contreversé*, issu au départ de la gauche, et au sein duquel la défense intransigeante de la laïcité se traduit quasi exclusivement par des discours orientés contre l’islam. Les articles que Fabien Engelmann y a publié en 2010 sont d’ailleurs assez explicites.

Sans vouloir tirer de généralités de ces cas individuels pour ce qui est de militants du NPA, il est possible que le discours populiste, social et anti-mondialiste de Marine Le Pen lui attire des voix issues des électeurs de Besancenot en 2007 (largement de quoi compenser les pertes le l'électorat pur et dur de l'extrême droite que tente de rassembler Lang et ses alliés).

* Les "Assises internationales sur/contre l'islamisation de nos pays" que Risposte Laïque a organisé en décembre conjointement avec Le Bloc Identitaire ont beaucoup fait parlé
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Re: Vers un FN sans Jean-Marie Le Pen

Messagede Zimmer » Lun 31 Jan 2011 01:34

pierrot a écrit:Les soutiens que Marine Le Pen perd à l’extrême droite (voir ci-dessus), elle les compense par des renforts venus de …l’extrême gauche !!!


Tout ça ne m'étonne pas tant que ça.

J'ai regardé et surtout écouté Marine Le Pen ce dimanche midi, sur la chaîne Canal Plus, et son discours avait vraiment une très forte tonalité "de gauche". Outre le thème habituel de la Nation et aussi ceux de la République (ce en quoi elle affirme avoir une position radicalement différente de Carl Lang et compagnie qu'elle considère avant tout comme régionalistes et européistes) et de la laïcité qui sont apparus dans son discours depuis quelque temps, elle s'est livrée à un plaidoyer assez virulent contre le libéralisme notamment.

Le candidat Sarkozy de 2007 s'était déjà approprié, dans son discours, des thématiques sur lesquelles la majeure partie de la gauche est devenue inaudible depuis bien longtemps. Et également, en 1995, Chirac s'était fait élire notamment sur le thème de la "fracture sociale". Marine Le Pen cible très bien l'angle d'attaque grâce auquel elle peut progresser électoralement et sa migration dans le Pas-de-Calais peut encore renforcer l'image qu'elle souhaite donner de son côté très proche du peuple. La droite gouvernementale et je l'ai déjà écrit ailleurs, peut s'inquiéter d'une nouvelle percée plus que probable du FN, mais la gauche également, si elle persiste à ne toujours pas revenir très clairement vers ce que devraient être ses fondamentaux (République, Nation, laïcité, socialisme...).
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Re: Vers un FN sans Jean-Marie Le Pen

Messagede vudeloin » Lun 31 Jan 2011 03:37

Ne pas oublier qu'il est tout de même possible que l'un des viviers de suffrages pour Le Pen soit un électorat populaire, d'ouvriers et d'employés notamment, qui peuvent avoir une habitude de vote à droite sans pour autant se retrouver dans l'UMP....
Mais comme assez peu de politologues reconnus ont cherché à mesurer cet aspect du sujet qui me semble pourtant essentiel, nous en resterons à chercher par nous mêmes, faute de mieux...
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Re: Vers un FN sans Jean-Marie Le Pen

Messagede vudeloin » Mar 1 Fév 2011 21:28

Et, en double pour ceux qui ne l'auraient pas lu sur le forum des cantonales,

Présence du Front National : série 2001 et 2008

En 2001, le Front National est un parti plutôt en mauvais état.

Auteur d’une piètre performance lors des élections européennes de 1999, victime de la querelle intestine entre Jean Marie Le Pen et Bruno Mégret ayant conduit à la création du MNR, concurrencé par le RPF créé par Pasqua et De Villiers dans le droit fil de leur résultat des européennes, le Parti peine à trouver sa place, perdant ses cadres, ses militants, son influence.

De plus, dans le contexte politique du moment, le Front National doit aussi faire face à une droite parlementaire particulièrement « remontée « qui escompte faire du double rendez vous des municipales et des cantonales une première étape de la reconquête du pouvoir avant le grand oral d’avril et mai 2002.

Dans la série des cantons renouvelables en mars 2001, le Front coule donc pratiquement partout, sur la carte du pays.

Région par région, voici où il demeure qualifié pour le second tour des cantonales :

Nord Pas de Calais : 4 ( Nord 4 )
Picardie : 5 ( Aisne 2, Oise 3 )
Ile de France : 1 ( Seine Saint Denis 1 )
Champagne Ardennes : 1 ( Marne 1 )
Lorraine : 1 ( Moselle 1 )
Alsace : 1 ( Bas Rhin 1 ) ; 1 candidat MNR se qualifie sur Mulhouse
Franche Comté : 1 ( Haute Saône 1 )
Haute Normandie : 1 ( Eure 1 )
Rhône Alpes : 1 ( Rhône 1 )
Provence Alpes Côte d’Azur : 2 ( Alpes Maritimes 1, Vaucluse 1 )
1 candidat MNR qualifié dans les Bouches du Rhône
Défaite de 3 voix au second tour pour Jacques Bompard sur Orange
Languedoc : 4 ( Gard 4 )

Total : 22 cantons, 11 régions et 13 départements.

En 2008, le FN se remet à peine de l’échec du chef du Parti lors des élections présidentielles ( un peu plus de 10 % des voix ) et de celui des législatives ayant suivi.
Comme nous l’avons indiqué, il est de surcroît absent de beaucoup de cantons renouvelables et le résultat du premier tour est sans appel.

Le contexte politique est, de plus, marqué par la montée du mécontentement devant la politique du Gouvernement Sarkozy et les élections constituent le premier test en la matière après le scrutin de 2007.

Le Front ne se qualifie que dans 8 cantons ainsi répartis :

Nord Pas de Calais : 1 ( Pas de Calais 1, canton d’Hénin Beaumont )
Picardie : 2 ( Aisne 1, canton de Villers Cotterêts ; Oise : 1, canton de Grandvilliers )
Champagne Ardennes : 1 ( Aube 1, canton de Romilly sur Seine 1 )
Ile de France : 1 ( Seine et Marne 1, canton de Bray sur Seine )
Franche Comté : 1 ( Haute Saône, canton de Lure – Sud )
Languedoc Roussillon : 2 ( Gard 2, cantons de la Vistrenque et de Marguerittes )

Ce ne sont donc que 7 départements et 6 régions qui sont ainsi concernés.

On notera l’absence notable de la région Provence Alpes Côte d’Azur, celle de l’Alsace, mais aussi de Rhône Alpes et de Lorraine, toutes régions où le parti lepéniste est loin d’être dénué d’influence.

Quelles conclusions provisoires peut on tirer de cette situation ?

Que le Front National semble un parti soumis à des cycles très rapides de montée ou de baisse d’influence, et que la série des cantons renouvelables en 2001 et 2008 tombait finalement assez mal pour lui.

Que, par contre, malgré les barrières éventuelles de la loi ( seuil d’inscrits notamment ), la série renouvelable cette année lui a été assez nettement plus favorable, au point d’ailleurs qu’il a participé à un nombre sensiblement plus important de seconds tours ( il y a un monde entre 8 candidats en 2008 et 281 en 2004 ! ).

Le FN est il donc, en cette année 2011, dans une phase ascendante ou descendante ?

Malgré l’apparent succès de sa nouvelle patronne dans les sondages, le parti ne semble pas en mesure de présenter beaucoup plus d’un candidat pour deux cantons, ce qui va sans doute réduire d’autant sa présence au second tour.

Si, sur 21 ou 22 millions d’électeurs convoqués et 14 millions de votants, il obtient plus d’un million de suffrages, il pourra s’estimer très satisfait.

Mais je crois plutôt à un nombre de voix proche de celui obtenu en 2008 – un peu moins de 650 000 au niveau national – et qu’il faudra comparer avec celui de 2004 – un peu moins d’1,5 million de votes au premier tour et un peu plus de 500 000 au second -.
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