Politiquemania

La base de données de la vie politique française

La vie politique américaine

Ce forum permet de réagir sur tous les évènements politiques qui ne concernent ni la France ni l'Europe. Exprimez-vous sur les élections, décisions ou nominations dans le reste du monde.

Re: La vie politique américaine

Messagede jean24 » Mer 31 Jan 2018 15:27

Corondar a écrit:Globalement d'accord avec les commentaires de manudu83 et jean24 concernant les élections sénatoriales. Je pense que pas mal de sièges démocrates que l'on pouvait imaginer "menacés" ne le seront pas forcément tant que ça (Minnesota, Michigan, Wisconsin, Ohio et Pennsylvanie). Il faudra voir ce que donnent les primaires et quels candidats le GOP alignera dans ces états, et les premiers sondages.
Pour la Floride, si Scott y va ce sera très serré, dans le cas contraire Nelson sera le favori. Concernant le New-Jersey, je pense que Menendez risque surtout gros sur les primaires, si il les gagne j'ai du mal à imaginer la base démocrate se détourner du candidat démocrate dans le contexte actuel, et le New-Jersey est tout de même un état très bleu.
Ma seule grosse hésitation par rapport aux commentaires précédents serait plus sur la Virginie Occidentale. Malgré qu'on ait affaire à un des états les plus rouges de l'Union, je pense que Manchin n'aura pas tant de souci à se faire que ça. Là aussi il faudra voir qui sera le candidat républicain, mais à mon avis l'équation personnelle de Manchin sera suffisante pour le faire réélire confortablement.
Les sièges démocrates les plus susceptibles de basculer aux mains du GOP : Indiana, Missouri, Montana et Dakota du Nord.
Les sièges républicains les plus susceptibles de basculer : Nevada, Arizona et Tennessee (pour ce dernier il faudra là aussi voir les primaires, mais ce sera loin d'être évident). Au Texas, je pense que Cruz va devoir mouiller la chemise et que son adversaire démocrate ne sera pas si loin que ça, mais de là à perdre, je n'y crois pas (si le Texas bascule, alors c'est que le GOP connait la pire défaite politique des 30 dernières années).
Encore une fois, la carte étant ce qu'elle est, si les démocrates arrivent à maintenir un rapport proche du 50/50 ce sera déjà un très bon résultat. Si le Sénat devait basculer, ce serait un résultat assez exceptionnel (le simple fait que ce soit toujours une possibilité est déjà un événement en soi).
Pour l'Utah, je pense que Romney va y aller, et que l'on pourra considérer en partie ça comme une mini bascule : Romney sera clairement sur un créneau anti-Trump.


Pour la Virginie Occidentale, il est vrai que Manchin a de fortes chances de gagner mais si je ne le mettais pas dans ma liste, je ne pouvais pas mettre l'Ohio et le Wisconsin, c'était pour la cohérence.
Sinon je pense qu'il aura affaire à sa réélection la plus compliquée (peut-être la dernière !), en 2010 et en 2012 il avait affronté John Raese, un "perennial candidate" peu implanté, il est vrai qu'en 2010 la tendance nationale était plutôt favorable aux républicains et que Manchin avait gagné par 10 beaux points d'avance, mais Raese n'avait pas l'implantation de Manchin et c'était un très mauvais candidat, si mauvais qu'en 2012 il a comparé la réglementation de fumer dans les lieux publics à l'étoile jaune que les juifs devaient porter ! Ce genre de propos plus le contexte favorable aux démocrates en 2012, a permis à Manchin d'être réélu par 24 points, toujours face à ce candidat non implanté, dans le même temps Romney gagnait cet Etat par 27 points.

Cette année les choses seront différentes, les deux plus gros candidats républicains sont l'attorney général Patrick Morrisey et le député Evan Jenkins, et comme la Virginie-Occidentale n'a que trois députés ça veut dire que Jenkins représente au moins un tiers des habitants de cet Etat, c'est un ancien démocrate et il fait partie du "Partenariat républicain pour la classe moyenne", un groupe de centristes et de conservateurs modérés, il pourra donc attirer ou du moins ne pas rebuter les non-républicains.
Patrick Morrisey a battu la sortante démocrate en 2012 (en contexte pro-démocrate au national) et a été réélu par une avance de 10 points en 2016 (en contexte pro-républicain, donc oui c'est un peu faible), mais il a l'avantage d'être élu sur toute la Virginie et d'être mieux implanté que Jenkins et que Raese.
Enfin le Mountian party semble être de mieux en mieux implanté, ce qui pourra être préjudiciable à Manchin s'ils présentent un candidat.
Donc chaque républicain a ses avantages par rapport à 2010 et à 2012, les républicains semblent y envoyer beaucoup de moyens, donc j'attends de voir comment les choses évoluent.

Pour le New Jersey c'est seulement si Menendez sort fragilisé d'une primaire qui donne des résultats serrés face à un GOP plus unis et plus performant, donc en effet il risque de ne pas y avoir beaucoup de suspens.

Je ne pense pas que le Texas sera en jeu, si les démocrates gagnent le Texas, la sénat basculera à coup sur.

Relique a écrit:Concernant les sièges républicains, je n'ai pas mis le Tennessee. Mais maintenant que vous êtes trois à en parler, je vais peut-être réviser la chose !! J'ai mis le Texas, plus par volonté d'observation les changements démographiques dans cet Etat qui est tout de même crucial à toute victoire républicaine à la présidentielle...

Concernant les sièges démocrates:
- je n'ai même pas mis l'Indiana, surement un oubli de ma part.
- j'ai ajouté le Michigan, Nouveau Mexique, Virginie et Wisconsin, entre autres parce que ce sont des swing states, et que l'écart sera tout de même intéressant à observer !


Le Nouveau-Mexique ne sera intéressant à suivre (selon moi) seulement si Susana Martinez y va, sinon je pense que Martin Heinrich est trop bien implanté pour être en danger, et même si le gouverneur devait y aller, elle a beaucoup de chances de perdre, mais elle ferait un score plus serré que tout autre candidat. Éventuellement, ce siège pourrait être encore plus intéressant si Aubrey Dunn Jr, le commissaire aux terres publiques (qui était républicain mais qui vient de changer de parti pour les libertariens) y va avec le soutien plein et entier de Gary Johnson, pour rappel cet ancien républicain est le dernier membre du GOP a avoir gagné un poste officiel dans cet Etat et en plus il faisait face à un sortant démocrate bien implanté. Il ne gagnera pas mais pourra monopoliser des électeurs qui devaient aller aux démocrates.
Ça fait quand même beaucoup de conditions pour une élection, c'est pour ça que je ne la mets pas dans ma liste.
jean24
 
Messages: 548
Inscription: Mar 26 Aoû 2014 12:05

Re: La vie politique américaine

Messagede Tirnam » Mer 31 Jan 2018 18:59

Ces élections de mi-mandat seront forcément influencées par l'exécutif, son bilan et sa popularité. Selon l'indicateur de 538.com Trump évolue entre 37% et 40% de popularité depuis mai dernier, je ne vois pas tellement de raison pour que ça évolue dans un sens favorable d'ici à novembre (sauf événement exceptionnel), si c'est effectivement le cas Trump sera le président le plus impopulaire au moment de premières élections de mi-mandat.
Les sondages, confirmés par les élections spéciales, nous montrent que l'électorat démocrate est très mobilisé, et que l'électorat traditionnel républicain est assez démotivé et si Trump a réussi à remobiliser sur sa personne en 2016 un certain nombre d'électeurs absents des urnes depuis des années, je ne pense pas qu'ils se mobiliseront pour des élections au Congrès, moins attrayantes par nature.

Compte-tenu de ce probable climat je pense que seul trois sièges démocrates sont réellement en jeu : le Montana, le Missouri et l'Indiana. Des Etats assez républicains, avec des sortants qui ne jouissent pas d'une grande popularité (sans être impopulaires)
Dans le Dakota du Nord, la Floride, l'Ohio, la Virginie Occidentale et le Wisconsin je dirais qu'à l'heure actuelle les démocrates sont plutôt favoris pour gagner.
- Dans le Dakota du Nord la démocrate est réellement populaire et il me semble qu'il n'y a pas d'adversaire républicain sérieux contre elle.
- En Virginie Occidentale malgré le fait que l'Etat soit devenu un bastion républicain, il y a encore parti démocrate local (qui certes est quasiment amené à disparaitre dans le futur), les électeurs ont encore l'habitude (ou le souvenir) de voter démocrate et Joe Manchin est aussi très populaire.
- Dans l'Ohio, malgré la grosse victoire de Trump dans cet Etat, la popularité du sortant, la faiblesse de l'opposition républicaine et le différentiel de participation devrait jouer en faveur de Brown
- Dans le Wisconsin, on entre déjà dans la catégorie Etat remporté de justesse par Trump, la différentiel de participation devrait jouer aussi dans cet Etat, les résultats de l'élection spéciale au Sénat local il y a deux semaines est assez inquiétant pour les républicains.
- En Floride, la démographie, la popularité de Nelson, l'impopularité de Trump dans cet Etat, rendent la mission très difficile pour les républicains, sauf pour peut-être pour Rick Scott, mais tentera-t-il d'y aller dans cet environnement politique ?

Dans le Maine, le Michigan, la spéciale du Minnesota, la Pennsylvanie une victoire républicaine serait une grosse surprise.

Côté républicains deux sièges sont clairement en jeu : le Nevada, Etat à tendance démocrate, sortant impopulaire, ... et l'Arizona le sortant se retire, les démocrates progressent dans cet Etat, peut-être que la candidature du shérif Arpaio est une bonne nouvelle pour les républicains, ça divise le vote extrémiste.

Deux autres Etats sont à surveiller le Tennessee et le Texas. Le Tennessee me semble pas gagnable quand même pour les démocrates malgré l'absence de sortant et un candidat démocrate populaire, ça me semble assez léger pour surmonter les difficultés inhérentes à cet Etat pour un démocrate.
Le Texas pourrait être intéressant à mes yeux. Il me semble que Ted Cruz est impopulaire, le candidat démocrate probable à réussi à lever plus de fonds au dernier trimestre que Cruz, l'évolution démographique aide également et selon le dernier sondage Gallup Trump ne recueille que 39% d'opinion favorable là-bas. Toutefois il me semble que les démocrates n'ont pas encore développé de réelles infrastructures de campagne dans cet Etat et y faire campagne coute très cher (notamment pour acheter les publicités télévisées).
Tirnam
 
Messages: 171
Inscription: Mer 18 Jan 2017 12:52

Re: La vie politique américaine

Messagede Corondar » Mer 31 Jan 2018 20:42

Le Tennessee est devenu une possibilité (pas une certitude non plus) grâce à une conjonction de plusieurs éléments :
1) le sortant Bob Corker ne se représente pas. Au Sénat les sortants ont quasiment toujours un avantage. Un siège ouvert est toujours plus susceptible de basculer.
2) le candidat démocrate, Phil Bredesen, est certainement le meilleur candidat possible pour le parti de l'âne (je dirais même que c'est sans doute le seul qui a une petite chance de faire basculer le siège). Il a été maire (apprécié) de Nashville pendant 8 ans, puis gouverneur (très populaire) pendant 8 ans (sa réélection en 2006 fut un triomphe : 69% des voix, premier gouverneur depuis 100 ans à emporter tous les comtés de l'état), et c'est un profil centriste.
3) la bascule du siège en Alabama (certes dans un cas très spécifique) a prouvé que le scénario n'était pas totalement farfelu : les deux états ont des profils démographiques assez proches (avec une forte participation des minorités, des jeunes et la bascule des républicains modérés c'est possible).
Maintenant cela reste en effet une vue de l'esprit loin d'être certaine (l'état a beaucoup changé depuis 2006, le parti démocrate aussi), mais je pense qu'avec une bonne campagne cela reste possible si en face les républicains devaient connaitre des primaires compliquées.

La nuit dernière avait lieu le discours de l'état de l'Union, j'ai veillé fort tard pour le voir : j'aurais pu aller me coucher plus tôt :).
C'était très long (1h20, Donald Trump a échoué à battre le record de longueur détenu par Bill Clinton de 8 minutes parait-il...) et très ennuyeux. On sent que Trump n'est pas très à l'aise dans ce genre de discours protocolaire devant une foule d'officiels (il est plus doué devant des foules de supporters en meeting de campagne). Surtout je dirais qu'au moins les 3/4 du discours (peut-être même plus...) ont été un inventaire des accomplissements de Trump dans sa première année et une célébration (très appuyée) de son bilan, surtout économique (avec les erreurs et mensonges habituels : Trump a même été jusqu'à dire que depuis qu'il était président le déficit commercial avec la Chine s'était réduit). Trump est là par contre toujours doué pour se dresser des couronnes de lauriers. Un rappel très fort de la ligne America first par contre (vue la part congrue réservée à l'internationale, on pourrait même parler de America only à ce niveau là).
https://www.washingtonpost.com/politics ... a9693c2229
http://dailycaller.com/2018/01/30/trump ... the-union/
http://www.politifact.com/truth-o-meter ... ion-speec/
Pour le reste, aucune annonce concrète à se mettre sous la dent : un vague appel à l'unité et à un courant bipartisan, un appel du pied pour une réforme de l'immigration et pour un plan d'infrastructures, mais aucun cadre, aucune proposition, aucun élément technique. Les démocrates sont restés ostensiblement silencieux (quelques sifflets ici ou là), les républicains ont applaudi tout du long (Trump lui même se reculait du pupitre pour se joindre aux applaudissements par moment), le black caucus a fortement boycotté (c'est apparemment le discours le plus boycotté de l'histoire des états de l'Union). On notera quand même que deux sénateurs républicains ont été peu prolixes dans leurs applaudissements : Collins et Rubio.
Mais ce qui m'a fait halluciner c'est que l'un des sujets principaux et les plus commentés (avant et après) ce sont les tensions au sein du couple présidentiel. Depuis plusieurs mois, la première dame évite au maximum d'apparaitre en public avec son époux (ils n'ont pas célébré leur anniversaire de mariage, même pas un petit tweet), quand ils le font ça a l'air assez froid et tendu, et suite au dernier scandale (Trump aurait eu une liaison avec une actrice pornographique quelques mois après la naissance du petit dernier, en 2006, et il aurait acheté le silence de l'actrice avec un gros chèque), le tout Washington bruisse de rumeurs de divorce. USA oblige, c'est là bas un vrai sujet. Jusqu'au dernier moment la présence de Melania n'était pas certaine, elle est arrivée sans Trump, et il faut bien avouer qu'elle a offert un visage peu enthousiaste aux caméras (et des applaudissements peu nourris).
http://www.cnn.com/2018/01/30/politics/ ... index.html
Les premiers sondages de retour sur le discours sont mauvais par rapport aux standards habituels apparemment, mais si l'objectif était de s'adresser à la base, j'imagine que ça a fait son taff.
https://www.cnn.com/2018/01/31/politics ... index.html
https://www.usatoday.com/story/news/pol ... 076507001/
Corondar
Animateur du site
Animateur du site
 
Messages: 2260
Inscription: Mar 26 Jan 2010 01:57
Messages : 1 (détails)

Re: La vie politique américaine

Messagede jean24 » Mer 31 Jan 2018 21:33

Corondar a écrit:La nuit dernière avait lieu le discours de l'état de l'Union, j'ai veillé fort tard pour le voir : j'aurais pu aller me coucher plus tôt :).
C'était très long (1h20, Donald Trump a échoué à battre le record de longueur détenu par Bill Clinton de 8 minutes parait-il...) et très ennuyeux. On sent que Trump n'est pas très à l'aise dans ce genre de discours protocolaire devant une foule d'officiels (il est plus doué devant des foules de supporters en meeting de campagne). Surtout je dirais qu'au moins les 3/4 du discours (peut-être même plus...) ont été un inventaire des accomplissements de Trump dans sa première année et une célébration (très appuyée) de son bilan, surtout économique (avec les erreurs et mensonges habituels : Trump a même été jusqu'à dire que depuis qu'il était président le déficit commercial avec la Chine s'était réduit). Trump est là par contre toujours doué pour se dresser des couronnes de lauriers. Un rappel très fort de la ligne America first par contre (vue la part congrue réservée à l'internationale, on pourrait même parler de America only à ce niveau là).
https://www.washingtonpost.com/politics ... a9693c2229
http://dailycaller.com/2018/01/30/trump ... the-union/
http://www.politifact.com/truth-o-meter ... ion-speec/
Pour le reste, aucune annonce concrète à se mettre sous la dent : un vague appel à l'unité et à un courant bipartisan, un appel du pied pour une réforme de l'immigration et pour un plan d'infrastructures, mais aucun cadre, aucune proposition, aucun élément technique. Les démocrates sont restés ostensiblement silencieux (quelques sifflets ici ou là), les républicains ont applaudi tout du long (Trump lui même se reculait du pupitre pour se joindre aux applaudissements par moment), le black caucus a fortement boycotté (c'est apparemment le discours le plus boycotté de l'histoire des états de l'Union). On notera quand même que deux sénateurs républicains ont été peu prolixes dans leurs applaudissements : Collins et Rubio.


On a quand même eu le plan de la mission blanche pour la réforme de l'immigration, en quatre points :
- Régularisations des dreamers
- Fin de la loterie
- Fin du regroupement familial
- Le mur avec le Mexique

Une annonce sur le plan d'infrastructures de 1500 milliards, sans plus de détails mais c'était plutôt une demande pour que les démocrates et les républicains travaillent ensemble (Sanders a applaudi ce moment, ça devait être une des seules fois de la soirée où il a applaudi).

L'annonce de la mise en place du congé maternité (j'avais oublié que c'était dans son programme).

La plus grande surprise a été sa volonté d'enfermer les soldats de l'Etat-islamique à Guantanamo.

Les applaudissements c'étaient assez drôle à suivre, Manchin se levaient souvent et comme il était en plein milieu des démocrates on le voyait un peu seul. Schummer s'est levé quand Trump a parlé de l’ambassade à Jérusalem. A l'annonce du plan de l'immigration Cruz a aussi applaudi alors qu'il était opposé jusque là à la régularisation des dreamers. Et Trump a applaudi le président en place...


Aujourd'hui un député républicain de plus a annoncé se retirer : Trey Gowdy de la Caroline du Sud.

Tirnam a écrit:Le Texas pourrait être intéressant à mes yeux. Il me semble que Ted Cruz est impopulaire, le candidat démocrate probable à réussi à lever plus de fonds au dernier trimestre que Cruz, l'évolution démographique aide également et selon le dernier sondage Gallup Trump ne recueille que 39% d'opinion favorable là-bas. Toutefois il me semble que les démocrates n'ont pas encore développé de réelles infrastructures de campagne dans cet Etat et y faire campagne coute très cher (notamment pour acheter les publicités télévisées).

Vous êtes sur ? La FEC donne plus d'1,5 million d'avance a Cruz, ce qui est vrai est faible pour un républicain Texan mais ça reste plus élevé que Beto O'Rourke. J'ai pas les données pour le dernier trimestre, pourriez vous m'indiquer votre source s'il vous plait.
https://www.fec.gov/data/elections/senate/TX/2018/

Selon le "morning consult", Cruz est à 50% d'approbation et à 32% de désapprobation en janvier 2018.
https://morningconsult.com/2018/01/23/s ... -jan-2018/

Quand à la popularité de Trump, j'avais déjà parlé des possibles effets de la reforme fiscale sur sa popularité mais il ne faut pas oublier qu'avec cette reforme, les donateurs républicains qui avaient réduits leurs dons depuis la prise de fonctions de Trump, ont rouverts les vannes, c'est le cas des frères Koch qui viennent d'annoncer un don de 400 millions de dollars pour les républicains.
jean24
 
Messages: 548
Inscription: Mar 26 Aoû 2014 12:05

Re: La vie politique américaine

Messagede Tirnam » Mer 31 Jan 2018 22:47

jean24 a écrit:Vous êtes sur ? La FEC donne plus d'1,5 million d'avance a Cruz, ce qui est vrai est faible pour un républicain Texan mais ça reste plus élevé que Beto O'Rourke. J'ai pas les données pour le dernier trimestre, pourriez vous m'indiquer votre source s'il vous plait.
https://www.fec.gov/data/elections/senate/TX/2018/

Selon le "morning consult", Cruz est à 50% d'approbation et à 32% de désapprobation en janvier 2018.
https://morningconsult.com/2018/01/23/s ... -jan-2018/

Quand à la popularité de Trump, j'avais déjà parlé des possibles effets de la reforme fiscale sur sa popularité mais il ne faut pas oublier qu'avec cette reforme, les donateurs républicains qui avaient réduits leurs dons depuis la prise de fonctions de Trump, ont rouverts les vannes, c'est le cas des frères Koch qui viennent d'annoncer un don de 400 millions de dollars pour les républicains.


Pour les chiffres du dernier trimestre : 2,44 millions pour O'Rourke contre 1,93 million pour Cruz
http://www.charlotteobserver.com/news/p ... 09329.html

Au temps pour moi pour l'impopularité de Cruz, j'avais en tête un sondage de cet automne avec un résultat différent que Morning Consult
Tirnam
 
Messages: 171
Inscription: Mer 18 Jan 2017 12:52

Re: La vie politique américaine

Messagede MiniM » Jeu 1 Fév 2018 03:20

Pour le New Jersey, Menendez sera ré-élu selon moi, les candidats actuels étant d'illustres inconnus et le support total de l'infrastructure du parti démocrate du New Jersey.

Ses opposants à la primaire sont un avocat quelconque et une candidate qui a échoué à obtenir les signatures suffisantes pour se présenter comme gouverneur l'an dernier.

Les candidats à la primaire républicaine, pour le moment, sont celui qui a fini 2e dans la primaire de 2014 pour devenir gouverneur (26%, c'est un homme d'affaires) et une dame à la gauche du parti démocrate qui se présente en tant que républicaine pour se battre contre la machine démocrate "corrompue".
MiniM
Animateur du site
Animateur du site
 
Messages: 1108
Inscription: Ven 21 Jan 2011 23:16

Re: La vie politique américaine

Messagede Corondar » Jeu 1 Fév 2018 03:32

jean24 a écrit:
Corondar a écrit:La nuit dernière avait lieu le discours de l'état de l'Union, j'ai veillé fort tard pour le voir : j'aurais pu aller me coucher plus tôt :).
C'était très long (1h20, Donald Trump a échoué à battre le record de longueur détenu par Bill Clinton de 8 minutes parait-il...) et très ennuyeux. On sent que Trump n'est pas très à l'aise dans ce genre de discours protocolaire devant une foule d'officiels (il est plus doué devant des foules de supporters en meeting de campagne). Surtout je dirais qu'au moins les 3/4 du discours (peut-être même plus...) ont été un inventaire des accomplissements de Trump dans sa première année et une célébration (très appuyée) de son bilan, surtout économique (avec les erreurs et mensonges habituels : Trump a même été jusqu'à dire que depuis qu'il était président le déficit commercial avec la Chine s'était réduit). Trump est là par contre toujours doué pour se dresser des couronnes de lauriers. Un rappel très fort de la ligne America first par contre (vue la part congrue réservée à l'internationale, on pourrait même parler de America only à ce niveau là).
https://www.washingtonpost.com/politics ... a9693c2229
http://dailycaller.com/2018/01/30/trump ... the-union/
http://www.politifact.com/truth-o-meter ... ion-speec/
Pour le reste, aucune annonce concrète à se mettre sous la dent : un vague appel à l'unité et à un courant bipartisan, un appel du pied pour une réforme de l'immigration et pour un plan d'infrastructures, mais aucun cadre, aucune proposition, aucun élément technique. Les démocrates sont restés ostensiblement silencieux (quelques sifflets ici ou là), les républicains ont applaudi tout du long (Trump lui même se reculait du pupitre pour se joindre aux applaudissements par moment), le black caucus a fortement boycotté (c'est apparemment le discours le plus boycotté de l'histoire des états de l'Union). On notera quand même que deux sénateurs républicains ont été peu prolixes dans leurs applaudissements : Collins et Rubio.


On a quand même eu le plan de la mission blanche pour la réforme de l'immigration, en quatre points :
- Régularisations des dreamers
- Fin de la loterie
- Fin du regroupement familial
- Le mur avec le Mexique

Une annonce sur le plan d'infrastructures de 1500 milliards, sans plus de détails mais c'était plutôt une demande pour que les démocrates et les républicains travaillent ensemble (Sanders a applaudi ce moment, ça devait être une des seules fois de la soirée où il a applaudi).

L'annonce de la mise en place du congé maternité (j'avais oublié que c'était dans son programme).

La plus grande surprise a été sa volonté d'enfermer les soldats de l'Etat-islamique à Guantanamo.

Les applaudissements c'étaient assez drôle à suivre, Manchin se levaient souvent et comme il était en plein milieu des démocrates on le voyait un peu seul. Schummer s'est levé quand Trump a parlé de l’ambassade à Jérusalem. A l'annonce du plan de l'immigration Cruz a aussi applaudi alors qu'il était opposé jusque là à la régularisation des dreamers. Et Trump a applaudi le président en place...


Aujourd'hui un député républicain de plus a annoncé se retirer : Trey Gowdy de la Caroline du Sud.

Tirnam a écrit:Le Texas pourrait être intéressant à mes yeux. Il me semble que Ted Cruz est impopulaire, le candidat démocrate probable à réussi à lever plus de fonds au dernier trimestre que Cruz, l'évolution démographique aide également et selon le dernier sondage Gallup Trump ne recueille que 39% d'opinion favorable là-bas. Toutefois il me semble que les démocrates n'ont pas encore développé de réelles infrastructures de campagne dans cet Etat et y faire campagne coute très cher (notamment pour acheter les publicités télévisées).

Vous êtes sur ? La FEC donne plus d'1,5 million d'avance a Cruz, ce qui est vrai est faible pour un républicain Texan mais ça reste plus élevé que Beto O'Rourke. J'ai pas les données pour le dernier trimestre, pourriez vous m'indiquer votre source s'il vous plait.
https://www.fec.gov/data/elections/senate/TX/2018/

Selon le "morning consult", Cruz est à 50% d'approbation et à 32% de désapprobation en janvier 2018.
https://morningconsult.com/2018/01/23/s ... -jan-2018/

Quand à la popularité de Trump, j'avais déjà parlé des possibles effets de la reforme fiscale sur sa popularité mais il ne faut pas oublier qu'avec cette reforme, les donateurs républicains qui avaient réduits leurs dons depuis la prise de fonctions de Trump, ont rouverts les vannes, c'est le cas des frères Koch qui viennent d'annoncer un don de 400 millions de dollars pour les républicains.


Les annonces sur l'immigration et le plan d'infrastructures (on est plus sur de l'affichage que des plans détaillés, mais comme c'est au Congrès de trancher c'est pas non plus très étonnant) avaient déjà été faites en début de semaine par la Maison Blanche, plusieurs jours avant le discours. La seule vraie annonce "imprévue" (elle avait commencé à fuiter dans les médias quelques heures seulement avant le discours) a en effet été l'annulation de la décision d'Obama de fermer Guantanamo.
Concernant l'immigration, on verra bien ce que ça donnera d'ici au 08 février au Congrès. Pour le plan d'infrastructures j'ai déjà dit ce que j'en pensais : seuls les démocrates sont réellement intéressés par la chose, ils ne concéderont jamais aux républicains un financement privé avec privatisations (totales ou partielles) à la clef, et le caucus républicain ne concèdera jamais une nouvelle explosion du déficit pour ça (de ce point de vue, c'était soit la réforme fiscale, soit les infrastructures, il y avait une majorité au GOP pour la première pas pour les secondes).
Pour la popularité de Trump, là aussi j'ai déjà dit ce que j'en pensais ; depuis le printemps dernier, les opinions positives oscillent entre 36 et 40%, les négatives entre 55 et 58%. Mais ce qui est notable, c'est que des deux côtés de la balance, les avis très tranchés prédominent largement. On a à peu près 30% d'approbation massive et 45% de rejet massif. Trump a construit toute son image sur le clash et la controverse. Je pense que les gens qui adorent Trump et ceux qui le haïssent ne changeront plus d'avis.
Sauf événement exogène imprévisible, je ne vois pas ce qui pourrait modifier durablement la physionomie de sa popularité sur le front intérieur. On est à mon avis face à un président qui ne peut pas descendre très bas ni remonter très haut.
C'est à la fois une force et une faiblesse. Pour illustrer mon propos, une enquête sur la vision "morale" du président.
http://www.newsweek.com/donald-trump-qu ... val-791028
Quant à la baisse des impôts, les précédents historiques ne plaident guère en faveur d'un effet bœuf sur la popularité présidentielle. Lors des précédentes baisses (sous Obama en 2009-2010), peu de contribuables les remarquaient ou en créditaient le pouvoir central (environ 10% des contribuables). D'ailleurs les 400 millions investis par les frères Koch vont servir à ça : informer les gens des baisses d'impôts. C'est assez drôle je trouve de voir des milliardaires claquer de telles sommes pour convaincre les gens "normaux" que les baisses d'impôts qui profiteront très majoritairement aux super riches vont aussi leur profiter un peu à eux :). Et le but affiché des frères Koch est limpide : faire tout pour que des élus démocrates dont le projet affiché est d'augmenter les impôts des riches ne soient élus (entre le dire et le faire cela dit...).
https://www.politico.com/story/2018/01/ ... nge-367522
D'autant que le marché de l'assurance médicale commence à s’inquiéter sérieusement des conséquences de la fin du mandat individuel obligatoire (inquiétude responsable des deux baisses consécutives de wall street des derniers jours, la plus forte baisse depuis mai 2017). Beaucoup d'experts tablent sur une très forte hausse des frais de santé pour les classes moyennes.
Et le calcul républicain sur cet élément me parait plus qu hasardeux : je doute que des gens qui auront gagné une couverture santé sous Obama blâment le même Obama si il la perdent sous Trump (surtout si cette dégradation du système est le fruit d'une volonté concertée des républicains de faire péricliter le système plutôt que de le réformer, et ce en contradiction totale avec les promesses de campagne de Trump).
Corondar
Animateur du site
Animateur du site
 
Messages: 2260
Inscription: Mar 26 Jan 2010 01:57
Messages : 1 (détails)

Re: La vie politique américaine

Messagede Corondar » Jeu 1 Fév 2018 15:41

Après réflexion, le ministère de la justice a décidé de ne pas ouvrir un second procès contre Menendez. Le juge en charge du dossier avait annoncé son intention d'abandonner au moins le tiers des charges retenues contre l'accusé lors du premier procès, et beaucoup de membres du ministère ont jugé qu'un second procès engagerait beaucoup de temps et d'argent dans un dossier où la condamnation restait très incertaine.
https://www.politico.com/story/2018/01/ ... ase-380230
Le ciel s'éclaircit pour Menendez, si on en reste à cette liste là d'adversaires pour les primaires, il ne devrait pas avoir de mal à récupérer l'investiture démocrate. Quant à la générale, l'état me parait trop bleu pour basculer dans le contexte, d'autant que, c'est très triste à dire, mais je crains que les électeurs du New Jersey sont déjà très habitués à avoir des élus soupçonnés de corruption (l'état a un passif bien établi au niveau de ses élus, tant démocrates que républicains, en la matière).
Corondar
Animateur du site
Animateur du site
 
Messages: 2260
Inscription: Mar 26 Jan 2010 01:57
Messages : 1 (détails)

Re: La vie politique américaine

Messagede jean24 » Jeu 1 Fév 2018 22:00

Corondar a écrit:Sauf événement exogène imprévisible, je ne vois pas ce qui pourrait modifier durablement la physionomie de sa popularité sur le front intérieur. On est à mon avis face à un président qui ne peut pas descendre très bas ni remonter très haut.

Depuis la reforme fiscale Trump remonte, il dépasse les 40% d'approbation selon RCP et les avoisine selon Nate Silver. Avant il était aux alentours de 37%, ce n'est que trois points, mais c'est une remontée qui peut continuer au fur et à mesure que les bonus financiers arrivent dans les foyers.
https://projects.fivethirtyeight.com/tr ... id=rrpromo
https://www.realclearpolitics.com/epoll ... -6179.html

Corondar a écrit:Quant à la baisse des impôts, les précédents historiques ne plaident guère en faveur d'un effet bœuf sur la popularité présidentielle. Lors des précédentes baisses (sous Obama en 2009-2010), peu de contribuables les remarquaient ou en créditaient le pouvoir central (environ 10% des contribuables). D'ailleurs les 400 millions investis par les frères Koch vont servir à ça : informer les gens des baisses d'impôts. C'est assez drôle je trouve de voir des milliardaires claquer de telles sommes pour convaincre les gens "normaux" que les baisses d'impôts qui profiteront très majoritairement aux super riches vont aussi leur profiter un peu à eux :). Et le but affiché des frères Koch est limpide : faire tout pour que des élus démocrates dont le projet affiché est d'augmenter les impôts des riches ne soient élus (entre le dire et le faire cela dit...).


Seuls 20 millions de ces 400 millions feront la promotion de la reforme, les 380 autres iront pour les candidats républicains. Quand à la popularité, c'est la première fois qu'il y'a une telle baisse avec de tels effets, 3 millions ont reçu des primes d'une moyenne de 1000$, chiffre annoncé pendant le SOTU et confirmé par la suite par d'autres organismes.

Corondar a écrit:D'autant que le marché de l'assurance médicale commence à s’inquiéter sérieusement des conséquences de la fin du mandat individuel obligatoire (inquiétude responsable des deux baisses consécutives de wall street des derniers jours, la plus forte baisse depuis mai 2017). Beaucoup d'experts tablent sur une très forte hausse des frais de santé pour les classes moyennes.
Et le calcul républicain sur cet élément me parait plus qu hasardeux : je doute que des gens qui auront gagné une couverture santé sous Obama blâment le même Obama si il la perdent sous Trump (surtout si cette dégradation du système est le fruit d'une volonté concertée des républicains de faire péricliter le système plutôt que de le réformer, et ce en contradiction totale avec les promesses de campagne de Trump).

Quand à la baisse de la bourse, la plus forte depuis mai, est due à "la perspective d'une accélération de la hausse des taux d'intérêt aux Etats-Unis au lendemain de la réunion de la Réserve fédérale."
https://www.boursier.com/actualites/reu ... html?fil16
Et concernant le secteur de la santé, la baisse s'explique par :
"Le secteur de la santé a particulièrement souffert après l'annonce d'une alliance des milliardaires Warren Buffett (Berkshire Hathaway) et Jeff Bezos (Amazon) et du banquier Jamie Dimon (JPMorgan Chase) pour créer une entreprise fournissant des services de santé abordables aux employés américains de leurs sociétés respectives."
http://www.lepoint.fr/economie/wall-str ... 814_28.php

Sinon, politiquement parlant, il est vrai que l'abandon du mandat individuel n'aidera pas les personnes malades à ne pas voter démocrate !
jean24
 
Messages: 548
Inscription: Mar 26 Aoû 2014 12:05

Re: La vie politique américaine

Messagede Tirnam » Ven 2 Fév 2018 09:52

Il est vrai que la moyenne des sondages pour Trump remonte, ça cache quand même une forte disparité selon les instituts, certains sont totalement stables (Gallup, ABC, Rasmussen), d'autres ont de fortes variations (CNN, Fox).
Et la "bonne" moyenne de Trump sur RCP est aussi aidé par le sondage Monmouth qui m'a tout l'air d'être une erreur statistique (parce que le même sondage donne un avantage de 2 points seulement pour les démocrates à la Chambre, aujourd'hui ce n'est clairement pas aussi réduit).
D'une manière générale je pense que cette légère remontée dans les sondages peut surtout s'expliquer par l'absence de grosse polémique autour de Trump ces dernières semaines.
Tirnam
 
Messages: 171
Inscription: Mer 18 Jan 2017 12:52

PrécédenteSuivante

Retourner vers Politique dans le monde

Vidéos

Découvrez notre sélection de vidéos en lien avec l'actualité.

Voir toutes les vidéos

Les discours de l'élu local

Pascale Pietta

Avec ce classeur, vous disposez d'un outil pratique et réactif face aux situations locales, des plus courantes aux plus exceptionnelles, et face à une actualité nationale de plus en plus mouvante. Pratique, car vous y trouverez des modèles de discours pour...

Découvrir l'ouvrage

Comprendre le nouveau paysage intercommunal après la loi NOTRe

Anne Gardàre

L'ouvrage constitue une présentation globale du paysage intercommunal français et de son fonctionnement au lendemain de la loi n° 2015-991 du 7 août 2015 portant nouvelle organisation...

Découvrir l'ouvrage

Découvrez tous les ouvrages de

Qui est en ligne

Utilisateurs parcourant ce forum: Aucun utilisateur enregistré et 1 invité